28/02/2026
Je n’étais pas forte.
J’étais en mode survie.
Quand mon mari est décédé,
j’ai continué.
Je suis retournée travailler.
Je me suis occupée de mon fils.
J’ai géré les papiers, la maison, les rendez-vous.
Je répondais au téléphone.
Je souriais.
Je faisais ce qu’il fallait.
Et tout le monde disait :
“Tu es courageuse.”
À l’intérieur pourtant…
c’était vide.
Pas spectaculaire.
Pas bruyant.
Juste éteint.
Je ne m’effondrais pas.
Je fonctionnais.
On appelle ça de la résilience.
On appelle ça de la force.
On appelle ça du courage.
Mais parfois, ce n’est pas de la force.
C’est un système nerveux qui tient pour survivre.
Un cœur qui se protège.
Un corps qui avance sans être pleinement habité.
La survie ne fait pas de bruit.
Elle fonctionne.
Et c’est pour ça qu’on ne la voit pas.
Aujourd’hui je sais faire la différence.
Et toi…
est-ce que tu continues à fonctionner
alors qu’à l’intérieur c’est silencieux ?