07/12/2025
Être maman…
Ce n’est pas toujours la plus belle vie en rose qu’on imagine.
C’est merveilleux, oui : on fonde une famille, on s’attache d’un amour si fort qu’il en devient une maison intérieure.
Mais ce n’est pas que ça.
Être maman, c’est aussi ressentir un poids invisible :
quand un enfant est malade depuis tout petit, on se demande ce qu’on a fait de bien, ce qu’on a mal fait, ce qu’on n’a pas fait assez bien.
Quand il grandit, qu’il se fâche, qu’il lance un « tu es méchante », on se surprend encore à chercher où l’on a échoué, ce qu’on a raté, ce qu’on n’a pas vu.
À l’adolescence, cette culpabilité peut devenir plus lourde encore.
Après toutes ces années, on se demande :
Qu’ai-je manqué ?
Qu’est-ce que je n’ai pas su offrir ?
Et quand une deuxième enfant se sent abandonnée derrière, le cœur se déchire, malgré tout l’amour donné.
Être maman, ce n’est pas être idéale.
C’est faire du mieux qu’on peut, avec ce que l’on est, au moment précis où la vie se présente.
C’est vivre chaque émotion à 1000 %, entendre mille voix autour de soi, apprendre à n’écouter que son intuition.
Et puis, il y a cette vérité douce et mystérieuse :
l’enfant, sans le savoir, nous montre le chemin.
C’est par lui que nous devenons la maman dont lui a besoin — pas une maman parfaite, une maman juste, ajustée.
Parce qu’il n’existe pas un modèle universel : chaque enfant appelle une maman différente,
et quand ils sont plusieurs, il faut inventer autant de facettes qu’il existe de petits cœurs à aimer.
Être maman, c’est aussi être disponible — mais pas esclave.
Nos enfants nous apprennent, par leur intensité, qu’il faut être ferme, poser des limites, recadrer.
Ils grandissent aussi grâce à cela.
Et au-delà de tout ça, dans la vie, on naît pas maman.
On le devient.
Et on reste aussi femme, épouse, compagne, cohabitante.
On jongle avec ces trois cœurs :
le cœur de maman,
le cœur de femme,
le cœur de compagne.
Les trois ensemble forment le plus tendre et le plus beau des cœurs que je connaisse.
Alors toi, maman, si tu lis ceci…
Sache que tu fais du mieux que tu peux.
Tu fais, tu répares, tu avances, tu apprends.
Et tu apprendras encore, jusqu’au dernier souffle.
Grâce à tes enfants, grâce à ton environnement,
et grâce à ta capacité à entendre les messages que la vie t’envoie,
souvent cachés dans le comportement de ceux que tu aimes le plus.