08/03/2026
Petite réflexion du jour.
On réagit parfois très vite au mot “thérapeute”… sans forcément savoir ce qu’il signifie réellement.
En Belgique, certains titres sont protégés, comme psychologue ou psychiatre, qui nécessitent des études universitaires et une reconnaissance officielle.
Mais le terme “thérapeute”, lui, est beaucoup plus large et n’est pas un titre protégé en tant que tel. C’est pour cela qu’on retrouve aujourd’hui des art-thérapeutes, hypnothérapeutes, sophro-thérapeutes, sexothérapeutes, et bien d’autres approches d’accompagnement.
Pourtant, dans l’imaginaire collectif, la thérapie reste souvent associée uniquement au monde médical… et parfois même à l’idée qu’“aller en thérapie” signifie qu’on a un problème grave.
La réalité est souvent bien différente : beaucoup de personnes consultent simplement pour mieux se comprendre, traverser une étape de vie, parler de leurs émotions, de leurs relations ou de leur rapport à leur corps.
C’est un peu comme le mot éducateur.
Beaucoup pensent immédiatement à quelqu’un qui s’occupe de jeunes “en difficulté”. Pourtant, un éducateur peut travailler dans une école, une prison, une institution psychiatrique, une maison de repos ou dans l’accompagnement social.
Les mots sont parfois plus vastes que les cases dans lesquelles on essaie de les enfermer.
Alors oui, voir dans la même phrase sexothérapeute et massothérapeute peut surprendre certaines personnes. Mais cela ne dit rien des intentions de quelqu’un. Cela dit simplement qu’il travaille autour de sujets humains fondamentaux : le corps, l’intimité, les émotions et la relation à soi et aux autres.
Et si parfois ce qui nous dérange dans certains mots parlait davantage de nos propres tabous… que de la réalité des pratiques ?