10/02/2026
Hydrolat de sarriette des montagnes
Quand la gorge chatouille… et quand la cuisine s’éveille.
On parle souvent de la sarriette pour la puissance de son huile essentielle, riche en composés très actifs, parfois trop vifs pour un usage direct sur les muqueuses. Pourtant, sous une autre forme, plus douce, plus subtile, cette plante révèle une facette très intéressante.
L’hydrolat de sarriette est particulièrement pertinent au tout début d’un inconfort de gorge. À ce stade, il ne s’agit pas de « combattre fort », mais d’agir tôt, localement et avec régularité. Sa douceur permet un contact respectueux avec la muqueuse, tout en apportant une information aromatique tonique, claire, ciblée sur la sphère oropharyngée.
C’est un hydrolat que l’on peut envisager en gargarisme, en spray buccal ou dilué dans un peu d’eau, plusieurs fois par jour, dès les premiers signaux. Cette approche précoce fait souvent toute la différence.
Autre aspect moins connu et pourtant très intéressant : cet hydrolat est aussi utilisable en cuisine. En petite quantité, il apporte une note aromatique franche, herbacée, légèrement piquante, idéale pour soutenir des plats salés, des légumes, des légumineuses ou certaines sauces.
On est là sur une cuisine aromatique fine, où l’odeur participe autant au plaisir qu’à la digestion.
C’est un bel exemple de plante qui crée un pont entre le soin et l’art de vivre. Une même eau aromatique, deux portes d’entrée : la gorge et l’assiette. Et toujours cette idée de justesse, de moment et de dosage.
Par mesure de précaution, cet hydrolat n’est pas recommandé chez la femme enceinte, allaitante et chez le jeune enfant.