06/01/2026
Le porte-parole de Voka, Frank Beckx, affirme que les médecins délivrent trop de certificats maladie et pour des durées trop longues. Mais ce discours ne correspond pas à la réalité. Il alimente un climat de suspicion, alors que les soins reposent sur la confiance et le dialogue.
Les personnes malades doivent de plus en plus se justifier et sont mises sous pression pour reprendre le travail trop vite. En même temps, les médecins disposent de moins en moins d’espace pour exercer leur expertise médicale et chercher, avec le patient, ce qui est possible. Pourtant, soigner, c’est écouter, discuter et décider en toute indépendance.
Ce qui est trop peu dit dans ce débat, c’est que le travail rend malade. Des études montrent que deux travailleurs sur trois tombent malades à cause de leurs conditions de travail. La charge de travail trop élevée, le travail de nuit ou en horaires décalés finissent par épuiser les gens. Les médecins n’inventent pas ces maladies: ils constatent ce que le travail fait aux personnes.
Et le problème ne fera que s’aggraver:
👉 Travailler jusqu’à 67 ans, alors que beaucoup de personnes sont épuisées bien avant
👉 Généraliser le travail de nuit et le travail flexible, avec des conséquences sur le sommeil et la santé
Si nous voulons vraiment agir, il faut faire d’autres choix. Pas plus de pression sur les personnes malades et les médecins, mais des règles claires pour les employeurs:
👉 Le travail réellement adapté doit devenir la norme, pas l’exception. Aujourd’hui, il est encore trop souvent absent.
👉 Le licenciement pour force majeure médicale ne peut plus rester une solution facile. Nous sommes contre ces licenciements abusifs qui mettent définitivement les travailleurs malades de côté, au lieu de leur donner la possibilité de se rétablir et de rester au travail.
👉 Parallèlement, il faut freiner les mesures qui rendent les gens malades. Travailler jusqu’à 67 ans, généraliser le travail de nuit et le travail flexible.
Les malades de longue durée ne s’aident pas avec plus de contrôle et de méfiance, mais en adaptant le travail à ce qu’ils peuvent réellement faire.