21/04/2026
Parfois, dans la douleur, on prend des décisions intérieures sans même s’en rendre compte.
Ce ne sont pas des choix posés calmement mais ce sont souvent des réactions de protection et parfois de « survie »émotionnelle.
Après une rupture ou un deuil, on peut se dire : « Je n’aimerai plus, ça fait trop mal. »
Après une trahison ou une grosse déception, on peut décider qu’on ne fera plus confiance.
Quand l’attachement a fait souffrir, on peut finir par croire qu’ouvrir son cœur est trop risqué.
Quand on a connu des histoires compliquées autour de l’argent, on peut associer l’argent à quelque chose qui salit les liens, qui abîme les relations et sans le vouloir, s’en couper aussi.
Ah oui, il y a aussi ces moments où, après une succession d’épreuves, on n’en peut plus…
On ne veut plus de bruit, plus de complications, plus de sollicitations.
On veut juste qu’on nous laisse tranquille….
Sauf qu’à force de l’avoir tellement désiré, on fini parfois par créer une vie où il y a de moins en moins d’interactions avec l’extérieur.
Sur le moment, tout cela nous protège mais avec le temps, cela peut devenir un frein et après, on ne comprend pas pourquoi l’amour ne vient pas, pourquoi les liens se raréfient, pourquoi l’argent ne circule pas, pourquoi quelque chose bloque.
Je crois qu’on sous-estime le poids de ce qu’on s’est « promis ou juré » un jour, dans la souffrance.
Je pense qu’une phrase dite dans un moment de douleur, ce n’est pas toujours juste une phrase et ça peut même résonner comme un contrat inconscient.
Alors cela vaut peut-être le coup de se demander :
- Qu’est-ce que j’ai décidé un jour de faire ou de ne plus faire pour ne plus souffrir ?
- À quoi ai-je fermé la porte ?
- Qu’est-ce que j’ai tenu à distance au point d’empêcher aussi le bon d’entrer ?
On peut vouloir l’amour, la paix, de beaux liens, l’abondance mais si une part de nous a signé l’inverse dans la douleur, il y a forcément quelque chose qui tire à l’intérieur.
Je me rends compte que, parfois, ce qui bloque, ce n’est pas ce qui nous manque mais c’est que, par peur de souffrir à nouveau, nous avons décidé de ne plus laisser entrer.
Et si on se disait qu’aujourd’hui est le premier jour où tu ouvres à nouveau cette ou ces portes que tu as fermées ? 💫🫶🌞
Merci à Monique et à Florence qui ont eu l'inspiration de ces mots 🙏🤍