26/01/2026
Il y a des excuses qui n’arriveront jamais.
Pas parce que tu ne les mérites pas.
Mais parce que l’autre ne se vit pas comme responsable.
Il se vit comme victime.
Et on ne s’excuse pas de ce qu’on ne reconnaît pas.
Pendant que toi, tu as eu mille conversations dans ta tête.
Tu as imaginé des explications.
Des prises de conscience.
Des mots réparateurs.
Lui, non.
Il n’y pense même pas.
Alors la question n’est pas :
« Quand est-ce qu’il va comprendre ? »
Mais plutôt :
« Pourquoi est-ce que j’attends encore ? »
Souvent, ce n’est pas une explication que l’on cherche.
C’est une validation.
Quelqu’un qui dise :
« Oui, ce que tu as vécu était réel. Oui, ça t’a fait mal. »
Mais cette validation, une personne émotionnellement immature
ne pourra jamais te la donner.
Une émotion dure entre 60 et 90 secondes.
Après, c’est le mental qui la relance.
Comme l’attente.
Comme l’espoir.
Comme le besoin d’un message qui ne viendra pas.
Incarner, ce n’est pas lutter.
Ce n’est pas forcer.
Ce n’est pas reprendre un pouvoir qu’on n’a jamais perdu.
Incarner, c’est reconnaître intérieurement ce que l’autre ne reconnaîtra jamais.
Et s’autoriser à avancer sans permission.
Mon grand-père me disait toujours :
« Si toi tu aimes bien, alors moi j’aime bien. »
Il m’a appris très tôt que ma valeur
ne dépendait ni du regard,
ni de l’accord,
ni de la validation de l’autre.
Et c’est peut-être ça, au fond, la vraie paix.
Ne plus attendre que quelqu’un confirme ce que ton corps,
ton cœur et ton vécu savent déjà.
— L’Atelier d’Eleni