13/04/2026
✨Ce n’est pas la solitude qui fait mal aux fêtes de famille.
Ce sont les souvenirs.✨
Je suis d’origine grecque orthodoxe.
Et ce dimanche… c’était Pâques… c’était la fête.
La renaissance.
Le renouveau.
La résurrection.
Le moment où tout le monde se retrouve.
Où l’on célèbre la vie… ensemble.
Et puis un jour…
tu fais des choix.
Tu te choisis.
Tu t’alignes.
Tu refuses ce qui ne te respecte plus.
Et sans t’en rendre compte,
tu quittes aussi certaines tables.
Certains rituels.
Certaines présences.
Ça fait presque 4 ans que je ne fête plus Pâques en famille.
Les autres années, ça allait.
Je vivais ça autrement.
Dans l’introspection.
Dans le calme.
Dans ma reconstruction.
Mais cette année… c’est différent.
Cette année, il y a un vide.
Un vrai.
Pas parce que je suis seule.
Je ne l’étais pas.
Mais parce qu’il y a des absences
que rien ne remplace.
Et ça…
aucune reconstruction ne vient les combler.
Et c’est là que j’ai compris quelque chose.
Si ça fait mal aujourd’hui…
c’est parce que je ne suis plus en colère.
Avant, j’étais dure.
Coupée.
En protection.
Aujourd’hui…
Je ressens.
Je ressens le manque.
Je ressens la tristesse.
Je ressens même… de l’amour pour cette table.
Et ça,
ça faisait longtemps.
Alors oui, Pâques, c’est la renaissance.
Mais pas toujours comme on l’imagine.
Parfois, renaître,
ce n’est pas devenir plus forte.
C’est devenir plus ouverte.
Même si ça fait mal.
Et peut-être que si tu lis ça aujourd’hui,
et que toi aussi tu es loin d’une table,
loin d’une famille,
loin d’un rituel qui comptait…
Alors sache une chose :
✨Tu n’as pas fait les mauvais choix.
Tu es juste en train de traverser.
Et la traversée,
elle ne ressemble jamais à une fête.
Mais elle mène toujours quelque part.
Et moi, aujourd’hui,
au milieu de ce manque…
Je vois ma renaissance.
Pas parfaite.
Pas toujours joyeuse.
Mais vraie.
Si ce texte résonne en toi, écris-moi.
Pas pour combler.
Mais pour ne plus traverser seule.
Avec amour,
Nadège – Institut d’Éos ✨