16/12/2025
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Le mécanisme psychologique dynamique entre l’anticipation (avant l’action) et l’expérience concrète (après l’action).
Avant l’action : le doute domine.
Avant de passer à l’action, l’esprit anticipe un avenir incertain. Cette incertitude alimente le doute de soi. Dans cette période d’attente ou de préparation mentale, l’absence de retour concret empêche l’esprit de valider des hypothèses positives. Le doute peut alors se renforcer, parfois de façon disproportionnée, car l’imaginaire mental a tendance à exagérer les risques ou les obstacles, un biais cognitif bien décrit dans la littérature sur l’anxiété anticipatoire.
Après l’action : les effets de l’expérience vécue.
Une fois que l’action est menée, la réalité fournit un retour direct : ce qui semblait insurmontable peut apparaître gérable, ou du moins moins menaçant que prévu. Cette confrontation à la réalité réduit l’incertitude, le « doute » s’amenuise. Le fait d’agir met en marche un phénomène de validation : l’individu voit ce qu’il est capable de faire, mesure ses ressources, apprend de l’expérience. Cela renforce le sentiment d’“auto-efficacité” (la croyance en sa propre capacité à réussir), ce qui accroît la confiance. Par ailleurs, l’expérience peut produire des effets d’apprentissage, de répétition, de maîtrise progressive : plus on agit, plus l’anxiété anticipatoire diminue, plus la confiance s’ancre dans le concret.
Implications psychothérapeutiques ou développementales.
Ce schéma peut servir à encourager l’action comme intervention thérapeutique : pour traiter la procrastination, l’anxiété ou le perfectionnisme, passer à l’action, même par petits pas, peut aider à sortir du cycle de l’anticipation anxieuse. Il souligne l’importance de “l’exposition”, notion centrale dans certaines approches thérapeutiques : affronter progressivement des situations redoutées pour tester la réalité de la menace, réduire le doute, bâtir confiance. Il met aussi en relief la distinction entre confiance fondée sur l’imaginaire (avant l’action, souvent faible) et confiance fondée sur l’expérience (après action), plus solide et durable.
En somme, voici un principe fondamental : agir est un levier psychologique puissant, l’action transforme l’incertitude en expérience, le doute en confiance, et permet un apprentissage actif de ses propres capacités. Goethe disait : « Au commencement était l’action », ce qui exprime l’idée que la transformation ne naît pas de la pensée seule, mais du passage à l’acte. L’action réduit l’incertitude, modifie l’expérience subjective et permet l’émergence de la confiance.