11/12/2025
A toi qui parles d’amour de soi comme si c’était une langue étrangère alors qu’en vérité… c’est un langage que tu parles depuis longtemps, mais à voix trop basse pour t’entendre toi même.
On dit souvent que s’aimer, c’est s’accepter.
Ça sonne un peu comme une pub de yoga, non ?
La vérité, c’est que l’amour de soi, c’est beaucoup plus sauvage que ça.
Beaucoup plus vivant, beaucoup plus imparfait.
S’aimer, c’est apprendre à se regarder sans mode d’emploi.
À se lire dans le désordre, à se trouver aimable même dans les pages raturées.
À se serrer contre soi quand on aurait préféré fuir.
S’aimer, c’est oser dire :
“Je suis un miracle bancal, et ça me va très bien.”
Tu sais pourquoi c’est si difficile ?
Parce qu’on a appris à aimer les autres avant de se rencontrer soi-même.
Parce qu’on te demande d’être douce, forte, stable, lumineuse, mais rarement d’être juste toi.
L’amour de soi, ce n’est pas un sommet, c’est un chemin.
Un chemin plein de pierres, de détours, de retours en arrière.
Un chemin où tu apprends à dire “non”, à dire “oui”, à dire “je ne sais pas”, et surtout à dire :
“Je mérite, j’ai le droit.”
Et il y a un truc que tu ne vois pas, que tu oublies chaque fois que la fatigue brouille ton reflet :
Tu es déjà aimable.
Tu es déjà digne.
Tu es déjà cette femme qu’une autre regarderait en se disant :
“Mon Dieu… si elle savait comme elle est incroyable”
S’aimer, ce n’est pas gonfler sa poitrine, c’est ouvrir son cœur.
C’est se tenir la main les jours de pluie.
C’est se pardonner les erreurs qu’on jugerait minimes chez quelqu’un qu’on aime mais qu'on juge sévèrement pour soi-même.
C’est se dire :
“Je suis humaine, donc je suis précieuse.”
Imagine une seconde que tu te regardes comme tu regardes un enfant que tu protèges.
Imagine que tu lui dises :
“Tu n’as rien à prouver. Juste à vivre.”
Ce que tu dirais à cet enfant, répète le toi.
Encore.
Encore.
Encore.
L’amour de soi, c’est ça. Pas un cri triomphant, pas un slogan motivant, mais une main posée sur sa propre joue, avec la douceur de quelqu’un qui comprend enfin qu’il mérite d’être aimé comme il est, par les autres, oui, mais surtout par lui-même.
Et toi, tu es sur ce chemin-là.
Déjà.
Même si tu crois que non, même si tu doutes, même si c’est plus facile certains jours que d’autres.
Je t’embrasse.
Aurélie