10/07/2022
Je suis et je serai toujours : Résilient
Il y a environ 9 ans j'ai pris ma première ligne de cocaïne. Je n'oublierai jamais ce soir-là, simplement, car jamais je ne pourrai revivre un « trip » aussi exaltant, peu importe la quantité que je consommerai. Toxicomane ou non je sais très bien que vous comprenez parfaitement ce que je viens de mentionner. Une personne dépendante, que ce soit au niveau de la drogue, de l’alcool, de l’affection ou toute autre dépendance, nous cherchons tous à compenser une douleur si intense que nous décidons de nous autodétruire sans même nous en rendre compte. Du moins pour un certain temps, nous le croyons, mais nous savons très bien que nous sommes celui/celle qui décide de consommer ou non. Par la suite, pour ma part, j’étais pleinement conscient que ma consommation était entrain de me détruire au tend au plan social, professionnel, qu’amoureux et social. Malgré cela, regret ou non, jamais je ne trouvais la force de ne pas consommer. Nous consommons pour compenser un mal-être, mais nous savons très bien que peut importe la substance, cela ne durera qu’un certains temps. Oh boy….oui j’étais malheureux, mais les pires jours de ma vie ont toujours été les lendemains de mes pires débauches…Je croyais qu’un craving était une des pires sensations qu’une personnes souffrante pouvait vivre, mais en fait la consommation en soit et le regret ainsi que la noirceur qui l’accompagne par la suite est 100x pire. Combien de fois me suis-je dit que je ne voulais consommer et pourtant 20 minutes plus t**d sans même m’en rendre compte j’étais dans mon véhicule stationner devant mon dealer et chaque fois je regrettais, mais pourtant chaque fois j’ai fini par consommer. Probablement que vous trouvez étrange qu’un intervenant écris ce genre de texte, mais en même temps, ne suis-je pas le genre de personne qui peut vous comprendre sans réellement vous juger, car je suis en mesure de comprendre vôtre souffrance puisqu’en quelque sorte je l’ai aussi vécu. L’expression « Never judge a book by it’s cover », soit : ne vous fiez pas au apparence est ici la thématique de mon texte, car dite vous que peu importe la profession, le prestige d’une personne, cela ne veut en aucun cas signifier que celui-ci/celle-ci vaux plus que quiconque. Peu importe qui vous soyez, peu importe la souffrance qui vous envahis sachez que tout le monde sans exception, peu importe ses erreurs mérite de comprendre et de vivre la réelle signification du bonheur. Vous n’êtes pas seul et un jour si vous faite l’effort nécessaire vous serez en mesure de dire aux gens qui vous entour : Je m’aime et je suis fière de qui je suis à présent.