01/05/2026
En 2025, ce fût mon 1er voyage humanitaire.
J'entretenais ce désir d'aider outremer depuis mon enfance.
J'étais cette enfant, sensible, qui était touchée par la réalité de notre monde : ce n'est pas tous les enfants qui ont le "luxe" de pouvoir manger à leur faim, de boire de l'eau propre à la consommation, de pouvoir se laver, de se mettre une paire de chaussure pour aller jouer dehors... J'ai d'abord désiré être mère, j'ai ensuite voulu changer de métier pour aider les enfants de chez nous, et est ensuite venue la possibilité de participer à un voyage humanitaire avec des gens d'exception.
Cette possibilité était un message de la vie. On me demandait de me mettre enfin à l'épreuve. D'aller à la rencontre de mon désir profond.
Honnêtement, à chaque étape j'ai eu peur.
Devenir mère était une grosse étape. J'étais heureuse, émue, mais aussi appeurée. J'aurais voulu un monde parfait, éliminer les souffrances. Assurer à mes enfants une enfance idéale. Mais, évidemment, ce fût impossible. J'ai appris sur le chemin, que mon amour leur suffirait, peu impirte les difficultés.
J'ai ensuite changé de métier pour aider les jeunes d'ici. J'ai fait le choix d'aller travailler en centre jeunesse, pour la DPJ. J'avais peur, je me sentais responsable de mon milieu, je voulais que tout soit mieux. J'ai compris que mon implication se limitait souvent à ma simple présence et à mon respect pour les règles en place afin de maintenir un milieu stable et cohérent pour eux.
Et j'ai ensuite participer à un groupe de voyage humanitaire. Ce n'était pas mon 1er grand voyage, mais c'était le 1er qui touchait autant mon essence et ma grande vision. Au départ, je voulais encore tant donner, je me sentais encore tellement responsable... Jusqu'à ce que je comprenne que c'était moi qui était en train de recevoir. Moi qui se réconciliais avec le monde, moi qui se réconciliais avec l'amour et la joie qui sont présent partout même là où les gens ont faim et soif. J'ai appris à danser sous leur chant et leurs tambours faits de bols et de cuillières.
Je suis revenue à la simplicité de l'humain, à la beauté du partage et du don de soi. J'ai pleuré. Plusieurs fois. Touchée par des histoires difficiles, par des enfants des rues, par des enfants orphelins... mais j'ai aussi chanté, dansé, ris et parlé jusqu'aux petites heures du matin, même quand on commençait tôt le lendemain matin. Je me suis sentie plus connectée à mon corps, plus connectée à mon essence, plus connectée à ma joie et mon amour.
J'ai compris que je recevais encore plus que je donnais. Je n'avais rien à faire d'autre qu'être. Être là, être présente, être amour et joie.
EVA - Conscience créative est le projet qui m'a amené à vivre cette aventure.
Dans les prochains posts, je vais continuer de vous partager des bouts de mes voyages, des bouts de la naissance d'EVA, des bouts de mes projets.
En espérant que cela vous parle, vous inspire, vous fasse rêver, vous permette de vous incarner dans l'action de vos réalisations.
EVA (Vanessa Aubin)