10/20/2025
Ça me fascine de constater qu’instinctivement, l’espèce animale pratique l’entraide. Chez de nombreuses espèces, on observe une véritable coopération, une solidarité naturelle, et parfois même un sacrifice individuel au service du groupe.
Ce que l’on perçoit comme du "mal" entre eux survient majoritairement dans un cadre de survie, notamment dans la relation entre proie et prédateur. Mais en dehors de ces dynamiques, l’entraide semble être profondément inscrite dans le fonctionnement du vivant.
Cela nous ramène à la notion d’interdépendance. Il est touchant de se rappeler que, même dans le règne animal, ce besoin d’appartenance et de soutien est profondément ancré. Bien sûr, les animaux ne conceptualisent pas ces notions comme nous, mais avec notre capacité à penser et à mettre des mots sur ce que nous observons, nous pouvons en tirer de précieux parallèles.
Cela nous éloigne du stéréotype simpliste de proie et de prédateur, pour nous ramener à l’essentiel : la survie dans le lien.
En côtoyant Naya, Eddie, Lou et Olaf, j’ai été fascinée d’observer que la relation qui unit leur troupeau est l’expression même de la survie… mais aussi du bien-être.
Bien qu’ils soient classés comme proies donc naturellement en hypervigilance, ils ont, au fil du temps, développé des compétences qui leur permettent non seulement de survivre, mais aussi de vivre en harmonie.
Chacun occupe une place, un rôle au sein du groupe, contribuant à la fois à la sécurité et au bien-être collectif. On peut le voir dans la vidéo, à travers un geste tout simple : Eddie et Naya qui se grattent mutuellement le haut de la hanche. Avec leur morphologie, ils ne peuvent atteindre cette zone seuls.
Comme quoi, l’entraide est bien plus qu’un comportement : elle fait partie intégrante de qui nous sommes. Elle est essentielle à notre survie, mais aussi à notre équilibre.
Nous ne sommes pas si différents d’eux… et c’est justement pour cela qu’ils ont tant à nous apprendre.
Loriane
Éducatrice spécialisée
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