03/12/2026
Vous êtes-vous déjà imaginé ce qui arriverait si les organismes communautaires décidaient de fermer leurs portes? Cela représenterait une véritable catastrophe pour notre filet social. À terme, la reprise de ces services par l'État ferait aussi grimper la facture collective de façon vertigineuse. Pourtant, on peine à reconnaître l'action de ce milieu et surtout, de celles (et de ceux, moins nombreux) qui le portent à bout de bras, au nom de la « vocation ». Une vocation qu'on exploite trop souvent, parce qu'on sait qu'« elles vont continuer », coûte que coûte, parce qu'elles y croient. Ce feu sacré est pourtant maintenant en train de s'éteindre, parce qu'il y a des limites à cette force de conviction. Comme mairesse, je le vois sur le terrain. Je le vois dans les yeux de Mary Claire, de Sophie, d’Aurélie et des autres. Elles sont à boutte.
En 2017, en tant que députée, j'ai fait la tournée du Québec pour rencontrer des groupes communautaires de tous les horizons, dans toutes les régions, et m'imprégner de leurs revendications. On ne pourra pas les accuser de manquer de cohérence : celles-ci sont aujourd'hui encore exactement les mêmes, près de 10 ans plus t**d. Parce que rien n'a bougé depuis, même si elles étouffaient déjà à l'époque. Du financement stable et récurrent plutôt que « par projet », des conditions de travail décentes : c'est tout ce qu'elles demandent.
Longueuil est une communauté tissée serrée, avec des organismes qui définissent notre tissu social. Je nous invite toutes et tous à nous ranger derrière le mouvement d’appui qui se construit présentement. Il est plus que temps que le Québec se montre à la hauteur du dévouement du milieu communautaire pour le service public et surtout, que nous reconnaissions collectivement l’ampleur de son apport.
Le communautaire à boutte
CDC de l'agglomération de Longueuil