01/26/2026
Le parcours d’évaluation n’est pas une ligne droite : comprendre ce que vous vivez.
Quand on entre dans une démarche d’évaluation pour des changements cognitifs, plusieurs personnes me disent avoir l’impression que le processus « avance par bouts » : une rencontre apporte de nouvelles questions, une autre semble confirmer certaines choses, puis un temps d’attente s’installe.
Cette impression de ne pas avancer de façon linéaire est normale.
Elle fait partie intégrante de ce type de démarche.
🧩 Ce que l’équipe cherche à comprendre, en parallèle
L’objectif de la démarche n’est pas de répondre à une seule question, mais à plusieurs en même temps :
• Que se passe-t-il réellement ?
• Depuis quand les changements sont-ils présents et comment évoluent-ils ?
• Comment ces changements se manifestent-ils dans la vie quotidienne et l’autonomie ?
• Existe-t-il d’autres causes possibles (médicales, psychologiques ou contextuelles) à exclure ?
Ces questions n’obtiennent pas toutes une réponse au même moment.
Certaines se clarifient rapidement, d’autres demandent du temps, des observations répétées ou des ajustements dans la façon d’évaluer.
⏳ Pourquoi le parcours peut sembler lent… sans l’être
Dans un trouble neurocognitif, ce n’est pas seulement ce qui est observé qui compte, mais comment cela évolue dans le temps et dans la vraie vie.
C’est ce qui explique :
• les allers-retours dans la démarche,
• les périodes d’attente,
• l’impression que certaines étapes se chevauchent.
👉 Le parcours n’est pas une ligne droite parce qu’il cherche d’abord à comprendre la personne dans sa réalité, et non à forcer une conclusion prématurée.