05/08/2019
Hommage aux Infirmières et Infirmiers
Je ne te connais pas et pourtant je t'admire,
Tu es toujours là, lorsque la vie chavire.
Ta présence discrète au cœur de l'hôpital
Fait souvent reculer la douleur et le mal.
Tu combats la souffrance avec persévérance
Et l'on voit de tes mains renaître l'espérance.
Que de sanglots, que de maux, au cœur de cet enfer par tes soins adoucis.
Ton royaume est bâti de râles et de larmes,
Et dans ce monde froid, tu n'as pour seules armes, que la force et l'espoir de ton cœur généreux, qui apporte la paix à tous les malheureux.
Tu es le/la confident (e) aimé (e) des solitaires,
Que la vie a rendu grabataires.
Tu offres ton sommeil, tu distribues ton temps,
Tu soignes, tu guéris tout en réconfortant.
Tu es la providence au sourire angélique,
Et dans cet univers inodore, aseptique,
Tu mêles ton parfum aux nuages d'éther
En ajustant la sonde ou la trachéo.
Lorsque la mort, hélas, se montre la plus forte,
L'amertume et la rage envahissent ton cœur,
Qui ne supporte pas que le mal soit vainqueur.
Pourtant, quand s'éloigne le pire,
Une lueur de joie, au milieu d'un sourire,
Modestement, tu reçois ce cadeau,
Et tu sens beaucoup moins le poids de ton fardeau.
Infirmière, infirmier anonyme,
Je te connais bien car je t'ai vu (e) souvent
Au cœur de l'hôpital plus sombre qu'un couvent.
Tu n'es pas une star ni même une vedette,
Pour louer ton travail, ni radio, ni gazette.
Mais laisse-moi te dire ce que je ne puis taire,
INFIRMIÈRE, INFIRMIER : Merci!
Bonne semaine des infirmières et infirmiers !
Magda Dorsainvil
LES MAINS D'HAMÉLIE