05/02/2021
Dans le cadre du mouvement Entendez nos voix, visant à faire mieux reconnaître le métier d’orthophoniste, voici un témoignage inspirant…
**Témoignages**
Voici le deuxième témoignage que vous présente l’équipe d’Entendez nos voix dans le cadre du mois de l’ouïe et de la communication. Il s’agit d’un témoignage bien spécial pour moi, celui de ma maman qui parle de l’expérience vécue avec mon petit frère. Lorsqu’il est né, j’étais déjà adolescente et bien capable de noter les répercussions de ses difficultés de communication sur lui, mais aussi sur l’ensemble de la famille. Cela a joué un grand rôle dans mon choix de carrière, celui de devenir orthophoniste. Vous allez lire une « succes story ». Un bel exemple que, pour plusieurs usagers, recevoir les bons services, au bon moment et avec la bonne intensité cela peut les mener loin. Bonne lecture. Geneviève
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« Né prématurément à 27 semaines, il a eu la chance d'être épargné de plusieurs séquelles qui affectent souvent de tels grands prématurés. Toutefois des re**rds de développement se sont révélés graduellement, de sorte que sur certains aspects, il en était à un stade de développement de 3 ans quand il atteignait 5 ans, au moment d'entrer à la maternelle, surtout au point de vue du langage, tant pour l'expression que la compréhension.
Nous demeurions alors en région et nous avons eu la chance que ses re**rds soient identifiés en milieu de garde. Nous avions accès à une pédiatre qui a rapidement référé en pédopsychiatrie et s'en est suivi une référence en orthophonie. Au début du suivi, ses problèmes au niveau de l'attention et de l'opposition ont fait en sorte que les thérapies avec l'orthophoniste étaient de courte durée pour en arriver peu à peu à une durée normale. Toutefois, les nécessités du travail ont amené la famille à déménager à Québec et les différents suivis auraient pu être interrompus si notre fils était resté sur la liste d'attente pour la prise en charge de son dossier. Mais le destin nous a donné un coup de pouce et le suivi a pu être maintenu au moment où notre petit commençait sa scolarisation.
L'évaluation réalisée en pédopsychiatrie à la suite de la prise en charge de notre fils après notre arrivée à Québec a permis de diriger notre jeune vers une école spécialisée où il pouvait bénéficier d'un accès à une orthophoniste sur place à raison de 2 thérapies par semaine. Il a fréquenté cette école 3 ans avant de revenir à notre école de quartier. C'est assuré, qu'en plus d'une médication appropriée, les interventions professionnelles multidisciplinaires, surtout en orthophonie, lui ont permis de rattraper ses re**rds et de progresser dans son cheminement scolaire et personnel.
Alors que la route vers l'autonomie semblait bien incertaine à la petite enfance, ses capacités à se développer et à poursuivre sa scolarisation se sont consolidées. Notre grand a réussi à compléter son secondaire sans embûches et, à notre grande surprise, à entreprendre des études collégiales pour se diriger vers une formation universitaire et aller au bout de ses rêves. Aujourd'hui, il peut à son tour être un adulte inspirant pour les jeunes qui croisent sa route car il est enseignant et le super papa d'un ti-gars de 2 ans.»
Jeannine d'Anjou