03/10/2026
LA PARESSE SPIRITUELLE, suite et fin !
Dans ma première publication sur la paresse selon les cinq éléments (01-02), j’y ai souligné que l’Éther est aussi concerné par la paresse ce qui implique que tous les éléments peuvent être touchés par ce vice. En fait, c’est la plus importante des paresses parce qu’elle inclut toutes les autres.
Connaissez-vous le mot ACÉDIE ? Ce terme, tombé en désuétude, vient du grec AKÊDIA et est apparu au IV siècle av. J.-C. chez les moines appelés Père du désert. Sa signification est le manque de soin apporté à sa vie spirituelle, la négligence ou l’indifférence pour la vie spirituelle.
C’est une maladie de l’âme, une désolation spirituelle qui pouvait frapper certains moines ayant de la difficulté à subir l’isolement et toutes les conditions reliées à l’ascèse. Cette maladie prive de la Joie (Éther), plonge la personne dans l’ennui et dans une forme d’agitation intérieure. Elle provoque une lassitude qui aspire à un changement de vie, une fatigue inexpliquée ou au contraire une hyperactivité qui va mener inévitablement à un sentiment d’errance, de mal-être et de perte de sens indéfinissable.
L’acédie comporte une notion spatiale et une notion temporelle (deux attributs de l’Éther). La notion d’espace avec la sensation d’être à l’étroit, enfermé (Terre), un besoin de bouger (Air), un besoin de voir autre chose ou d’être ailleurs (AIR). La notion temporelle est présente avec l’impression qu’on n’arrivera jamais à trouver le Bonheur, peu importe le temps qu’on y consacre.
À l’époque des Pères du désert, existait une liste de péchés pour les moines appelée les « huit mauvaises pensées » qui plus t**d ont donné naissance aux sept péchés capitaux : la paresse (Terre-Éther), la gourmandise (Eau), la luxure (Eau), l’avarice (Terre), la colère (Feu), l’orgueil et l’envie (Air). La paresse a remplacé l’acédie et la tristesse des huit mauvaises pensées et elle s’applique désormais à l’ensemble des croyants, chrétiens ou pas et plus seulement aux moines.
Mal à l’âme
Nous vivons une époque dans laquelle nous essayons de compenser cette perte de sens, ce mal à l’âme, par une consommation effrénée et par toutes les addictions possibles. Nous tentons peut-être par ces moyens, de combler un vide intérieur, de se rassurer dans la matière et/ou de fuir les moments d’inconfort.
Un découragement ou un état dépressif peut alors s’installer avec une forme de nostalgie de quelque chose que la personne a perdue sans même qu’elle sache ce qui lui manque précisément. Ce qui correspond à la peine profonde de l’Éther qui pourrait se traduire par le sentiment de se sentir abandonné de la Source.
Certains dont je suis, qualifient notre époque de guerre spirituelle, mais cette guerre mise en lumière depuis quelques années, se déroule depuis des dizaines voire des centaines d’années. Tout est fait pour nous détourner de notre spiritualité, de faire en sorte que nous ne sachions point que nous sommes constitué à 99.9% de Lumière et que nous continuions à porter toute notre attention sur le .1% de matière.
Comment gagner cette guerre spirituelle, sortir de cette paresse et recontacter la Joie de l’Éther ?
- Découvrir ou redécouvrir la vie intérieure.
- Ajuster l’élément ou les éléments qui nous empêchent d’y
accéder : la peur de la Terre, l’attachement de l’Eau, la colère du
Feu ou l’insatisfaction de l’Air.
- Renouer avec la vie spirituelle pour chasser la tristesse,
l'’amertume, la résignation et le cynisme qu’on peut avoir face à la
vie.
- Développer une vigilance pour démasquer nos compensations,
que ça soit à travers la consommation sans limites, les addictions
de toutes sortes ou tout autre mécanisme compensatoire.
- Redevenir sensibles à ces moments dans lesquels notre âme est
en résonance avec la vie.