Centre d'Archives Régionales Séminaire de Nicolet

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1905 : CONVENTION DE DISTRICTS DES INSTITUTRICES À NICOLET La quatrième convention de districts des institutrices se tie...
04/02/2026

1905 : CONVENTION DE DISTRICTS DES INSTITUTRICES À NICOLET
La quatrième convention de districts des institutrices se tient au couvent des Sœurs de l’Assomption à Nicolet du 21 au 26 août 1905. Plus de 700 enseignantes assistent aux 11 conférences prévues au cours de ce congrès. Parmi les sujets abordés, on retrouve : l’enseignement du catéchisme et de la grammaire, l’emploi du temps, les difficultés que rencontrent les institutrices au début de l’année scolaire, le besoin de l’activité chez les enfants, comment développer le goût de l’agriculture chez les enfants de la campagne, l’enseignement des mathématiques et comment corriger les défauts de prononciation. Les discours d’inauguration, devant une salle bondée d’enseignantes, de religieuses et de nombreux dignitaires, reviennent au président d’honneur et surintendant de l’Instruction publique, Pierre Boucher de la Bruère, de même qu’à Mgr Brunault, évêque de Nicolet. Ce dernier profite d’ailleurs de la présence de l’élu provincial pour rappeler au gouvernement la nécessité de doter la ville épiscopale d’une école normale.
La première conférence du colloque porte sur l’enseignement du catéchisme par l’abbé Baril : « qui a su captiver l’auditoire. La conférence produit une telle impression qu’elle sera reproduite intégralement dans la r***e l’Instruction Publique. » Parmi les conférenciers aux pédagogie innovatrices, notons G.E. Marquis, inspecteur des écoles, qui préconise l’apprentissage de la grammaire au primaire en usant de matière concrète plutôt que le par cœur. D’autre part, Nérée Tremblay aborde le sujet de l’enseignement intuitif au primaire. Cette méthode consiste, selon lui, à privilégier les sens qu’il qualifie de portes de l’intelligence : « l’intuition sensible conduit à l’intuition intellectuelle et celle-ci à l’intuition morale. »
Samedi matin le 26 août, lors de la clôture de la convention, on qualifie ce congrès de succès total. Les jeunes institutrices peuvent retourner dans leurs campagnes munies d’un bagage pédagogique susceptible de les aider dans leur enseignement : « La tâche si ingrate de l’enseignement est rendue ainsi plus aisée et en même temps plus efficace. » Toutefois, le correspondant du Soleil, qui couvre l’événement, en profite pour blâmer les organisateurs du congrès d’éviter l’épineux sujet des conditions de travail et du salaire rudimentaire des enseignantes de l’époque : « On sait que leurs services sont loin d’être rémunérés à leur juste valeur, qu’elles sont même misérablement payées. À la honte de la plupart des commissions scolaires dont la mesquinerie est vraiment outrageante. » Il faudra toutefois attendre la fondation de l'Association catholique des institutrices rurales, en 1936, pour voir une amélioration des conditions salariales des travailleuses de l’éducation.

Texte : Serge Rousseau pour le CAR Séminaire de Nicolet
Références : Fonds Mme Renaud Chapdelaine C008/A1/2
Photos : F085/P13772, 2e congrès provincial de la Fédération catholique des institutrices rurales, 1938. F277/1101/2/135, premier congrès des instituteurs et institutrices de Nicolet, 1953.

F.X TRUDEL ANCIEN SÉMINARISTE DE NICOLET AU COEUR DE L’AFFAIRE GUIBORDSixième capsule radiophonique diffusée sur les ond...
03/30/2026

F.X TRUDEL ANCIEN SÉMINARISTE DE NICOLET AU COEUR DE L’AFFAIRE GUIBORD
Sixième capsule radiophonique diffusée sur les ondes de Via 90,5 à l’automne 2024. Ce texte, paru le 28 juin 2023, peut être consulté intégralement en tout temps sur la page Facebook ou sur le site Web du CAR.

En mars 1858, l’évêque de Montréal, Mgr Ignace Bourget, ordonne à l’Institut Canadien de se départir des livres à l’Index de sa bibliothèque, sous peine d’excommunions. L’un de ses membres récalcitrants, Joseph Guibord, meurt le 18 novembre. L’Église lui refuse l’inhumation dans le lot familial du cimetière de la Côte-des-Neiges. Sa v***e poursuit la Fabrique et gagne sa cause. Un remarquable plaidoyer de F.X. Trudel, ancien séminariste de Nicolet, parvient à renverser cette décision, en 1870. Cet ultramontain réussit à convaincre la cour de révision que les lois de l’Église doivent prédominer sur celles de l’état. L’Institut porte alors sa cause devant la Justice de Londres qui lui donne raison. Le clergé doit à se soumettre. Toutefois, le cortège des supporteurs de Guibord voient les partisans de Mgr Bourget bloquer l’accès au cimetière catholique, provoquant à nouveau de violentes altercations. Contraint d’obéir au jugement de la cour, l’évêque se résigne à désacraliser une partie du cimetière. Le 16 novembre 1875, escorté de militaires armés, de policiers nerveux et d’une foule excitée, Joseph Guibord fait une entrée remarquée dans le cimetière catholique. Sa sépulture isolée en terre profane est recouverte de ciment afin de dissuader d’éventuels profanateurs.
Texte : Serge Rousseau pour le CAR Séminaire de Nicolet
Références : Société d’Histoire Régionale de Nicolet F238/E12/28. La Vie Nicolétaine no 83, janvier-mars 1946.
Photo : Comité canadien des zouaves pontificaux vers 1867, F085-P3105. François-Xavier-Anselme Trudel sénateur, F085-P5330

Cinquième capsule radiophonique diffusée sur les ondes de Via 90,5 à l’automne 2024. Celle-ci est extraite d’un texte pa...
03/27/2026

Cinquième capsule radiophonique diffusée sur les ondes de Via 90,5 à l’automne 2024. Celle-ci est extraite d’un texte paru le 28 juin 2024. L’intégral de ce texte peut être consulté en tout temps sur la page Facebook ou sur le site Web du CAR séminaire de Nicolet.
LE MONT SAINT-MICHEL ET LA CROIX LUMINEUSE DES BOIS-FRANCS
Le mont Saint-Michel qui domine la ville de Victoriaville doit son nom à deux religieuses de la congrégation des Hospitalières de Saint-Joseph qui le nomment ainsi, en 1884, au moment où elles fondent l’Hôtel-Dieu. En 1925, on songe à ériger une croix en son sommet lors de la commémoration du centenaire de la fondation des Bois-Francs. Malgré l’adhésion populaire, le projet doit surmonter la dissidence de contribuables influents qui le jugent trop onéreux. Il faut attendre une levée de fonds régionale organisée par l’abbé et Historien Charles-Édouard Mailhot pour qu’on procède enfin à l’inauguration de la croix lumineuse, le 16 juins 1929. On souligne alors que cette croix est là pour rappeler le zèle et le dévouement des premiers colons, de même que les valeurs spirituelles et humaines qui servirent d’inspiration aux pionniers des Bois-Francs.
Texte : Serge Rousseau pour le CAR Séminaire de Nicolet
Références : Fonds Fabrique Sainte-Victoire (Victoriaville) F453/E18/5
Photo : Croix du mont St-Michel F286-A1-1-158, Jeux d'été F286-A1-4-385.

DÉBÂCLES À NICOLET AVANT L’AÉROGLISSEUR : FIN 19e DÉBUT 20e SIÈCLES De tous temps, les riverains attendent avec impatien...
03/24/2026

DÉBÂCLES À NICOLET AVANT L’AÉROGLISSEUR : FIN 19e DÉBUT 20e SIÈCLES
De tous temps, les riverains attendent avec impatience la période de la débâcle. Contrairement à jadis, où le vrombissement particulier des glaces s’entrechoquant annonçait le dégel, aujourd’hui, c’est plutôt le vacarme ahurissant de l’aéroglisseur de la Garde Côtière qui annonce la libération de la rivière. Ce coup de pouce à la nature a pour avantage de prévenir la formation d’embâcles dévastatrices et de limiter les dégâts dû aux inondations. N’empêche que les gens continuent toujours d’anticiper chaque année le moment où la rivière se départira enfin de ses glaces. Si, depuis l’avènement de l’aéroglisseur, le dégel survient généralement en début de mars, qu’en était-il autrefois?
Nous reproduisons ici un article de journal ( probablement La Presse) daté de 1905 qui dresse le tableau des débâcles de la rivière Nicolet survenues durant les vingt années précédentes:
1885 : 13 avril
1886 : 21 avril
1887 : 27 avril
1888 : 25 avril
1889 : 11 avril
1890 : 9 avril
1891 : 11 avril
1892 : 8 avril
1893 : 20 avril
1894 : 8 avril
1895 : 15 avril
1896 : 17 avril
1897 : Pas de rapport
1898 : 25 mars
1899 : 21 avril
1900 : 18 avril
1901 : 17 avril
1902 : 28 mars
1903 : 27 mars
1904 : 18 avril
1905 : 15 avril
La débâcle la plus précoce étant le 25 mars 1898 et la plus t**dive le 27 avril 1887.

Texte Serge Rousseau, pour le CAR Séminaire de Nicolet
Référence : Fonds Mme Renaud Chapdelaine C008/A1/2
Photos : F085/P7874 : Nicolet, débâcle de la rivière Nicolet, le 20 avril 1899. C272/C5/16 : Nicolet, débâcle de la rivière Nicolet vers mars 1907. F085/P8681 : Nicolet, débâcle de la rivière Nicolet, le 13 avril 1913.F085/P8558 : Nicolet, débâcle de la rivière Nicolet en 1913. La débâcle, possiblement la Presse, Collection Mme Renaud Chapdelaine C008-A1-2.

CAPSULES RADIOPHONIQUES Quatrième capsule radiophonique diffusée sur les ondes de Via 90,5 à l’automne 2024. Ce texte, p...
03/23/2026

CAPSULES RADIOPHONIQUES
Quatrième capsule radiophonique diffusée sur les ondes de Via 90,5 à l’automne 2024. Ce texte, paru le 11 avril 2023, peut être consulté intégralement en tout temps sur la page Facebook ou sur le site Web du CAR.

ARTHUR LEMAY : UN NICOLÉTAIN PIONNIER DE LA BANDE DESSINÉE AU QUÉBEC
Arthur Lemay, naît à Nicolet en 1899 et manifeste très tôt un talent exceptionnel pour le dessin. En 1920, il entre au service du journal La Patrie où on lui confie la responsabilité de la populaire bande dessinée « Les Aventures de Timothée ». Crée par Albéric Bourgeois, en 1904, c’est la première œuvre du genre à utiliser le phylactère pour les dialogues. Jospeh-Arthur Lemay reprend le personnage et augmente sa popularité par une touche de burlesque. Plus t**d, il s’embarque pour Paris dans le but de parfaire sa formation. À son retour, il acquiert une renommée nationale en caricaturant les personnalités de l’époque. La Patrie lui confie alors la section La Semaine Illustrée de son édition dominicale dans laquelle on résume l’actualité mondiale sous forme de caricatures. Durant la seconde guerre mondiale, le gouvernement du Canada fait appel à ses services pour une série de dessins de propagande. Cette brillante carrière s’interrompt brusquement par le décès du caricaturiste, le 20 janvier 1944. Il faut attendre ensuite la seconde moitié du 20e siècle avant que la bande dessinée québécoise ne connaisse un pareil essor.
Texte : Serge Rousseau pour le Car Séminaire de Nicolet
Références : Journal de Waterloo 28 janvier 1944. L’Écho de Frontenac 27 janvier 1944. Collection Mme Renaud Chapdelaine C008/A1/3.
Photo : Joseph-Arthur Lemay, La Patrie 1921. Lyon Mackenzie King par J. A Lemay, Mille Têtes France 1931. Maurice Duplessis par J. A Lemay, Noir et Blanc 1933.

Troisième capsule radiophonique diffusée sur les ondes de CKBN à l’automne 2024. Ce texte, paru le 5 juin 2019, peut êtr...
03/18/2026

Troisième capsule radiophonique diffusée sur les ondes de CKBN à l’automne 2024. Ce texte, paru le 5 juin 2019, peut être consulté intégralement en tout temps sur la page Facebook ou sur le site Web du CAR.
ADOLPHE RHO PEINTRE ET SCULPTEUR
Parvenir à vivre de son art tout en élevant une famille de huit enfants sans jamais véritablement quitter sa région natale, tel est l’exploit que réalisera l’artiste Adolphe Rho, en son temps. Fils de cultivateur, né à Gentilly en 1839, il fréquente l’école du village où il se révèle un excellent dessinateur. Encouragé par son instituteur, il s’inscrit à des cours de dessin et de perspective. À peine âgé de vingt ans, on lui offre le poste d’apprenti architecte et sculpteur pour l’église paroissiale. Il sculptera et peindra, par la suite, plusieurs œuvres religieuses qui orneront différentes églises de la province. Il exécutera aussi de nombreux portraits au cours de sa carrière. Parmi ses œuvres les plus remarquables, citons « Le baptême de Notre-Seigneur » à l’entrée de la grotte qui aurait vu naître Saint-Jean-Baptiste à Saint-Jean-in-Montana près de Jérusalem, de même qu’un archange Saint Raphaël et le jeune Tobie pour le fronton du séminaire de Nicolet, en 1900. Un livre de Jacques Boisvert, paru en 2019, lui est consacré.
Texte : Serge Rousseau pour le CAR-Séminaire de Nicolet
Photo : L’atelier de l'artiste, œuvre d’Adolphe Rho, 1884. Collection CAR-Séminaire de Nicolet.

LA DERNIÈRE LETTRE« Cher papa, la mort est venue le surprendre au moment où il disait que les amis disparaissaient vite....
03/12/2026

LA DERNIÈRE LETTRE
« Cher papa, la mort est venue le surprendre au moment où il disait que les amis disparaissaient vite. » On retrouve cette note rédigée par sa fille Anny au bas de la lettre que Pétrus Hubert s’afférait à écrire à deux de ses camarades de collège, le 1er avril 1872, au moment où la mort le surprit en pleine action. Cette missive, à laquelle s’adjoint une courte note biographique, compose l’essentiel du fonds d’archives de cet ancien élève ayant fréquenté le Séminaire de Nicolet de 1821 à 1828. Terminé, il s’agirait d’un document plutôt anodin; mais voilà que l’événement funèbre qui laissa cette lettre inachevée lui accorde une singulière importance.
Le notaire, alors âgé de 72 ans, sentait-il sa fin approcher? La question se pose lorsque l’on prête attention à cette introduction teintée de lucidité et de nostalgie: « À la veille de laisser le séjour terrestre pour passer à l’éternité, dans la 72ème année de mon âge, votre souvenir qui date de notre séjour contemporain au collège de Nicolet en 1827 et quelques années précédentes, me porte à vous adresser quelques mots. » L’auteur de cette lettre évoque par la suite les souvenirs qui lui sont chers. Il en profite aussi pour s’excuser de son manque d’assiduité à correspondre avec ses camarades au fil des années, la pratique du notariat ayant absorbé la majorité de son temps.
Que ce soit à Yamachiche, sa ville natale, et plus t**d à Trois-Rivières où il installe définitivement son cabinet, le notaire Hubert se consacre entièrement à sa clientèle. Sa profession lui tenant à cœur, il demeure constamment à l’affût des nouvelles législations dans le domaine légal. Il s’autorise à colliger méthodiquement des extraits de droit et jurisprudence qu’il rassemble dans plusieurs volumes. Poursuivant sur cette lancée, il publie une étude sur les lois organiques et la jurisprudence du notariat qui sert de guide à une nouvelle législation. Sa tâche déjà lourde s’augmente d’une participation soutenue et active à la Chambre des notaires du district de Trois-Rivières. S’ajoute à cela vingt-cinq années à titre d’inspecteur des écoles du district nord et une implication en politique qui le pousse à rédiger régulièrement des articles pour les journaux libéraux de l’époque.
Dans sa dernière lettre, Pétrus Hubert est à se remémorer une récente visite que lui ont rendu deux de ses anciens collègues de collèges nouvellement retraités de la prêtrise : « nous avons passé ces courts instants à parler de nos années de collège, de nos compagnons de jeunesse. Ces souvenirs nous rendaient heureux. De tous ces compagnons, les trois-quarts ont disp… » quand la mort l’empêche brusquement de compléter le mot disparu.

Texte : Serge Rousseau pour le CAR Séminaire de Nicolet
Photos: Reproduction de la lettre que rédigeait le notaire au moment de sa mort
Références : Fonds Pétrus Hubert, F092 /A1/1

CAPSULES RADIOPHONIQUES Suite de la série de capsules radiophoniques diffusées sur les ondes de CKBN à l’automne 2024. C...
03/07/2026

CAPSULES RADIOPHONIQUES
Suite de la série de capsules radiophoniques diffusées sur les ondes de CKBN à l’automne 2024. Ce texte, paru le 14 janvier 2022, peut être consulté intégralement en tout temps sur la page Facebook ou sur le site Web du CAR.

DÉCRET DE L’ACTE DE LA SANTÉ PUBLIQUE PUBLIÉ EN 1866
En 1866, l’Assemblée législative du Canada octroie aux dirigeants provinciaux des pouvoirs exceptionnels en cas de crise sanitaire importante. Une province menacée de pandémie peut proclamer l’état de crise sanitaire. Ce qui implique l’implantation d’un bureau central de santé chargé de faire respecter les règles d’hygiène sur le territoire de la province. Les élus refusant de se soumettre à cette loi s’exposent à de lourdes pénalités. Des mesures contraignantes sont prévues. On exige la désinfection de toutes les bâtisses publiques et maisons. On peut forcer les personnes contaminées récalcitrantes à quitter leur résidence. Le pouvoir de la santé publique prime d’ailleurs sur toutes les autres. Quiconque s’oppose à la mise en effet de cet acte, ou contrevient à ses dispositions, devient passible d’une amende, voir même d’une peine d’emprisonnement. Afin d’éviter toute protestation, la proclamation du gouverneur a force de loi sur toutes les autres, y compris celles de la Cour Suprême. Interdisant ainsi aux personnes, désireuses d’en contester la validité, d’avoir recours à cette instance supérieure de justice pour toute la durée de la crise sanitaire.

Texte : Serge Rousseau pour le CAR-Séminaire de Nicolet
Références : Collection Beaubien-Lozeau-Pacaud, C444/E6/6
Photo : Acte concernant la conservation de la santé publique, C444/E6/6

PEINTURES ÉPOUSTOUFLANTES – 2E PORTRAITVoici la seconde chronique mettant en vedette les peintures remarquables gardées ...
03/02/2026

PEINTURES ÉPOUSTOUFLANTES – 2E PORTRAIT

Voici la seconde chronique mettant en vedette les peintures remarquables gardées au CAR. Il s’agit d’un portrait de l’abbé Philippe-Jean-Louis Desjardins (1753-1833), figure importante de l’essor de la pratique picturale au début du 19e siècle.
Si l’auteur du portrait demeure inconnu, le parcours de l’abbé Desjardins, lui, est bien documenté. Né à Messas en France, il fut ordonné prêtre à Lyon en 1777. Lorsque la Révolution française éclate, l’abbé Desjardins, comme plusieurs ecclésiastiques de l’époque, trouve refuge au Canada. Il arrive à Québec le 2 mars 1793 et, peu de temps après, occupe tour à tour les fonctions de vicaire général et d’aumônier des Augustines de l’Hôtel-Dieu et des Ursulines de Québec, en plus d’enseigner la théologie au Grand Séminaire de Québec. En raison de problèmes de santé persistants, il rentre en France en 1802, alors que le climat politique s’est apaisé.

De retour en Europe, l’abbé Desjardins conserve de forts liens avec le Canada, notamment par le biais de son frère cadet Louis-Joseph (1766-1848), demeuré dans la colonie, et de ses liens d’amitié avec monseigneur Joseph-Octave Plessis (1763-1825), grand fondateur du Séminaire de Nicolet. Le tableau conservé aujourd’hui au CAR aurait d’ailleurs été donné par son frère Louis-Joseph à Charles Harper (1800-1855), professeur de théologie au Séminaire de Nicolet.

Psit! Le portraitiste semble s’être inspiré de la gravure faite par Zéphirin Belliard d’après le tableau de Jean-Baptiste Paulin-Guérin peint en 1828. On peut le constater grâce à la copie de l’estampe que l’on voit en 3e photo de notre publication. Il existe également un tableau similaire de l’abbé Desjardins, peint par nulle autre qu’Antoine Plamondon, sur lequel portait notre précédente chronique. Celui-ci serait conservé au Monastère des Augustines de Québec.

[Inconnu], Philippe-Jean-Louis Desjardins, circa 1830, huile sur toile, cadre de bois doré, 73 x 68 cm, collection du séminaire, TA-25.
Pour voir l’estampe conservée au Musée de la civilisation de Québec : https://collections.mcq.org/objets/148659.

Texte : Marie-Hélène Nadeau

CAPSULES RADIOPHONIQUESÀ l’automne 2024, le Centre d’Archives Régionales Séminaire de Nicolet en collaboration avec Cult...
02/26/2026

CAPSULES RADIOPHONIQUES
À l’automne 2024, le Centre d’Archives Régionales Séminaire de Nicolet en collaboration avec Culture Nicolet-Yamaska, avait entrepris la rédaction de capsules radiophoniques qui ont été diffusées sur les ondes de la station de radio communautaire CKBN. Ces textes, d’une durée d’une minute, constituaient le résumé de rédactions publiées antérieurement dans le cadre de notre page Facebook. Il nous semble pertinent de les partager à nouveau au rythme d’une capsule par semaine. La première de cette série s’intitule : « Le Séminaire de Nicolet, pionnier de la diffusion radiophonique en Amérique. » L’intégrale de ce texte a été publié le 10 janvier 2020. On peut le consulter en tout temps sur la page Facebook ou sur le site Web du CAR.

En 1912, l’abbé George Désilets, professeur de physique au séminaire de Nicolet, entreprend de convertir un vieil harmonium en appareil émetteur susceptible de diffuser de la musique à distance. Il demande à deux jeunes séminaristes de se rendre sur le lac Saint-Pierre dans une embarcation munie d’une antenne et d’un poste de télégraphie sans-fil. Les premières notes du cantique « Nearer my god to Thee » se font soudain entendre. Un opérateur de TSF d’un steamer navigant à proximité capte la première diffusion mondiale de musique transmise par un appareil sans-fil. En 1920, l’abbé Désilets obtient une licence l’autorisant à exploiter une station de radio amateure durant la période hivernale, alors que la navigation fluviale est interrompue. Deux ans avant CKAC, la radio amateure 9-AB du Séminaire de Nicolet diffuse sa programmation hebdomadaire aussi loin que Drummondville, Saint-Hyacinthe et Grand-Mère. À la fin des années 20, la prolifération des stations de radio commerciales marque le déclin des stations amateurs, dont celle de l’abbé Désilets.

Texte : Serge Rousseau pour le CAR Séminaire de Nicolet

Références : CAR Fonds Georges Désilets F106 et Fonds Émile Coderre F196

Photos : Atelier de Georges Désilets, fonds Georges Désilets F106-F1-6-4
Arrière de l’harmonium en 1916, F106-F1-6-3
Harmonium en 1916, CAR Séminaire de Nicolet

RETOUR DE L’AGENT DE PROMOTION Suite à une maladie qui m’a contraint à prendre congé de mon poste d’agent de promotion p...
02/10/2026

RETOUR DE L’AGENT DE PROMOTION
Suite à une maladie qui m’a contraint à prendre congé de mon poste d’agent de promotion pour le CAR durant une longue période, je suis de retour au travail depuis le début du mois de février. Je compte donc poursuivre la tâche entreprise depuis 2019, soit d’utiliser cette page pour diffuser les plus récentes informations concernant les activités du Centre d’Archives Régionales Séminaire de Nicolet. Je compte aussi poursuivre la rédaction de capsules historiques issues des très riches fonds d’archives dont le Centre dispose relatant l’existence des différentes paroisses constituant le diocèse, de même que celles relatant les 150 ans d’existence du Séminaire de Nicolet.

Peintures époustouflantes – 1er portraitLe saviez-vous ? Le Centre d'Archives Régionales Séminaire de Nicolet regorgent ...
01/29/2026

Peintures époustouflantes – 1er portrait

Le saviez-vous ? Le Centre d'Archives Régionales Séminaire de Nicolet regorgent de toiles splendides réalisées durant les 19e et 20e siècles. Nous souhaitons vous les partager à l’occasion des chroniques « Peintures époustouflantes » que nous diffuserons dans les prochains mois.

Pour débuter selon les règles de l’art, nous ne pouvions passer outre l’œuvre du peintre Antoine Plamondon (1804-1895), maître-artiste du 19e siècle. Il fut l’un des premiers Canadiens, si ce n’est le premier, à bénéficier de plusieurs années d’étude en Europe afin de perfectionner son art. De 1826 à 1830, à Paris, il s’exerce dans l’atelier du grand Paulin Guérin, rien de moins que le peintre officiel du roi. À son retour au Québec, Plamondon n’hésitera pas à mettre de l’avant sa formation de haut niveau, signant sa correspondance et ses articles de journaux « Ant. Plamondon, Elève de l’école française ».

L’un des joyaux de la collection du Séminaire de Nicolet est « L’Assomption de la Vierge » d’après Nicolas Poussin (1650). Plamondon réalisa cette toile en 1832, peu de temps après son retour d’Europe. Une autre « Assomption » du pinceau de Plamondon se trouve actuellement dans l’église de Neuville. Homme aux mille talents, Plamondon fut également élu le premier maire de la ville de Neuville (alors Pointe-aux-Trembles) en 1855. Il demeura dans cette localité jusqu’à sa mort en 1895, alternant entre sa pratique picturale et la formation de nouveaux apprentis dans son atelier.

« L’Assomption » du CAR fut acquise par le Séminaire de Nicolet en 1889 à la suite d’un leg de l’abbé maskinongeois Louis-Édouard Bois. Si elle fut autrefois placée dans la chapelle du Séminaire avant d’être remisée en 1902, elle orne maintenant les bureaux de nos bénévoles, qui en sont absolument ravis !

Psit! Aviez-vous repéré la fameuse signature de Plamondon ? Elle se cache sur la robe rose d’un ange, à gauche.

Antoine Plamondon, « L’Assomption de la Vierge », 1832, huile sur toile, cadre de bois sculpté et doré, 108 x 98 cm, collection du Séminaire, TA-14.

Texte : Marie-Hélène Nadeau

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645, BoUlica Louis-Fréchette
Nicolet, QC
J3T1L6

Opening Hours

Monday 9am - 4:30pm
Tuesday 9am - 4:30pm
Wednesday 9am - 4:30pm
Thursday 9am - 4:30pm
Friday 9am - 4:30pm

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