03/24/2026
Les bons échanges de services entre végétaux
Dans le jardin, personne ne signe de contrat de travail… mais tout le monde fait des heures supplémentaires.
Les plantes ne soignent pas que les humains, elles s’entraident aussi entre elles. Comme en médecine humaine, elles ont plusieurs spécialités et sont accessibles en tout temps, pourvu qu’on les plante au bon endroit.
Tout d’abord, il y a les végétaux protecteurs qui couvent, comme des mères poules, les jeunes plants et les protègent de la chaleur et des courants d’air.
Ce sont des arbustes rustiques, au feuillage persistant et dense. Par exemple, le laurier-rose aime se dorer la couenne au soleil. Une variété résistante de viorne offre des parasols feuillus, comme une oasis de fraîcheur. Le buis, pour sa part, barre la route aux courants d’air.
Enfin, en hiver, dans les forêts boréales, les conifères protègent du gel les jeunes arbres. Une équipe disciplinée qui travaille ensemble. On a observé que plus de 70 % des jeunes plantes poussent sous une plante protectrice.
Certaines plantes font aussi office de nutritionnistes et libèrent des molécules pour nourrir, tonifier et stimuler leurs voisines. L’ortie en fait partie : ce médecin grincheux du jardin qui pique, mais donne d’excellents conseils.
La grande consoude n’est pas en reste avec son travail de mineuse, qui ne demande ni casque ni syndicat pour remonter à la surface les minéraux et nourrir ses voisines.
Il ne faudrait pas oublier les plantes « nurses » telles que l’avoine et la vesce, celles qui travaillent dans l’ombre pour améliorer la fertilité et garder l’humidité du sol.
Les végétaux font tous, de près ou de loin, partie d’un même village. Ils ne se parlent pas, mais s’échangent clandestinement des nutriments sous terre. Avisés, ils ont choisi la coopération plutôt que la compétition.
Ce petit monde coopératif existe aussi dans mes jardins… pour ceux qui aiment regarder les plantes vivre ensemble
On devrait en prendre de la graine !