01/10/2026
đ§ Intelligence, violence, confiance et relations amoureusesâ€ïž
CE QUE LA RECHERCHE NOUS DIT (et ce quâelle ne dit pas)
On me consulte fréquemment pour des évaluations du haut potentiel intellectuel, notamment chez des adultes et des adolescents présentant des profils de neurodivergence. Une question revient souvent, parfois de façon implicite :
âLâintelligence protĂšge-t-elle des dynamiques relationnelles malsaines â
Une Ă©tude rĂ©cente rapportĂ©e par PsyPost suggĂšre que, chez les hommes, un niveau dâintelligence plus Ă©levĂ© est associĂ© Ă moins de comportements abusifs dans les relations intimes. Les auteurs avancent des mĂ©canismes plausibles : meilleure rĂ©gulation Ă©motionnelle, rĂ©solution de problĂšmes plus flexible, prise de perspective et anticipation des consĂ©quences Ă long terme.
â ïž Important: il sâagit dâune association statistique, non dâune relation causale. Lâintelligence nâimmunise pas contre la violence ou le contrĂŽle coercitif, qui restent multifactoriels (dĂ©veloppement, attachement, trauma, normes sociales, contextes relationnels).
â Mythe tenace : « les femmes prĂ©fĂšrent les bad boys »đđ§
La littérature ne soutient pas cette affirmation de maniÚre simpliste. Les données indiquent plutÎt que :
đč Les femmes rapportent prĂ©fĂ©rer des partenaires prĂ©sentant de lâassurance, de la stabilitĂ© Ă©motionnelle et une capacitĂ© dâinitiative.
đč Lâintelligence est frĂ©quemment associĂ©e Ă ces traits (communication, confiance en soi, compĂ©tence sociale).
đč Certains comportements abusifs peuvent ĂȘtre confondus Ă court terme avec de lâassurance (dominance, contrĂŽle, intensitĂ©). Cette confusion est renforcĂ©e lorsque ce qui ressemble Ă de la stabilitĂ© Ă©motionnelle correspond en rĂ©alitĂ© Ă une personne coupĂ©e de ses Ă©motions : elle rĂ©agit peu, ne parle pas de ce quâelle ressent ou a appris Ă tout garder Ă lâintĂ©rieur. De mĂȘme, ce qui est perçu comme une capacitĂ© dâinitiative peut parfois ĂȘtre de lâimpulsivitĂ© ou des rĂ©actions rapides sans rĂ©elle rĂ©flexion. Ces dynamiques deviennent toutefois rapidement des facteurs de dĂ©tresse et de rupture, et non dâattraction durable.
Autrement dit, ce nâest pas la toxicitĂ© qui est attirante, mais parfois une ILLUSION de sĂ©curitĂ© ou de force, particuliĂšrement lorsque les repĂšres relationnels ont Ă©tĂ© fragilisĂ©s par des expĂ©riences antĂ©rieures.
đ§© En pratique clinique
Dans mon travail en neuropsychologie, notamment auprĂšs de personnes Ă haut potentiel intellectuel ou neurodivergentes, je constate que :
đLâintelligence peut agir comme facteur protecteur, mais uniquement lorsquâelle sâaccompagne de conscience Ă©motionnelle et relationnelle.
đSans ce travail dâintĂ©gration, elle peut aussi ĂȘtre utilisĂ©e pour rationaliser, minimiser ou intellectualiser des dynamiques relationnelles dysfonctionnelles.
đ Lâintelligence nâest pas la clĂ©. La sĂ©curitĂ© relationnelle, oui.
đ Partagez, likez et commentez cette publication si ces nuances vous semblent importantes Ă diffuser.đ
New research indicates that men with higher general intelligence are less likely to engage in insults, sexual coercion, or manipulative tactics. The findings suggest cognitive ability may help buffer against aggressive relationship behaviors.