Ligue des droits et libertés (Section de Québec)

Ligue des droits et libertés (Section de Québec) Vous êtes sur la page de la section de Québec (ville de). Pour rejoindre la page de la Ligue provinciale: https://www.facebook.com/LigueDesDroitsEtLibertes

02/20/2026

CONSIDÉRANT QUE, le 9 octobre 2025, le gouvernement a dévoilé le projet de loi no 1, un projet de loi constitutionnelle, sans mandat électoral et sans consultation citoyenne préalable; 

02/20/2026

NOS ENFANTS NEURODIVERGENTS MÉRITENT MIEUX
Lettre ouverte au gouvernement du Québec
par Natacha Lavoie, mère et citoyenne du Québec

En 2026, au Québec, avoir un enfant autiste ressemble encore trop souvent à un parcours d’obstacles.

Je suis mère de trois enfants. Deux vivent avec un trouble du spectre de l’autisme. L’un est non verbal. L’autre présente également un syndrome de Gilles de la Tourette.

Je vous écris aujourd’hui non pas comme une mère en colère, mais comme une mère lucide. Lucide devant un système qui, malgré les promesses d’inclusion, peine encore à offrir des services concrets, constants et adaptés aux enfants neurodivergents.

La réalité varie d’un milieu à l’autre, mais une chose demeure : l’accès aux services spécialisés est inégal. En région, cette réalité peut être encore plus complexe en raison de la rareté des ressources, des distances et des délais prolongés.

Toutefois, le problème dépasse les frontières régionales : il touche l’ensemble du Québec.

L'INCLUSION SUR PAPIER... MAIS PAS TOUJOURS EN PRATIQUE
Mon deuxième enfant, diagnostiqué TSA non verbal, a commencé son parcours scolaire dans l’école de son milieu de vie. On parlait d’inclusion. On parlait d’adaptations.

Sur papier, un plan d’intervention existait. Mais l’inclusion ne peut pas être symbolique. Elle doit être fonctionnelle.

Lors d’un transfert scolaire, mon fils présentait certains comportements d’adaptation liés à l’anxiété et aux transitions. Comme plusieurs enfants autistes, il avait besoin d’un encadrement structurant pour retrouver sa stabilité.

Je comprends l’importance d’établir d’abord un cadre sécurisant avant d’intensifier les apprentissages.

Cependant, une fois la stabilité retrouvée et les comportements mieux encadrés, j’ai eu l’impression que les attentes académiques sont demeurées minimales.

On me dit parfois que « mon enfant ne veut pas ».

Comme parent, j’ai de la difficulté à accepter cette explication comme conclusion. Un enfant neurodivergent ne refuse pas sans raison. Il a besoin d’un cadre adapté, d’objectifs ajustés à ses capacités, d’interventions spécialisées et d’une motivation structurée.

Je crains que, lorsque le comportement devient gérable, on considère parfois que l’objectif principal est atteint. Or, la gestion du comportement ne devrait jamais remplacer le développement des apprentissages.

Nos enfants méritent plus que d’être simplement « gérables ». Ils méritent d’évoluer.

L'ATTENTE, LA STAGNATION... PUIS LA RÉGRESSION
Mon aîné a vécu près d’un an et demi de stagnation académique en attente de diagnostic. Peu d’adaptations concrètes. Peu d’avancement mesurable.

Après son diagnostic de TSA et de syndrome de Gilles de la Tourette, nous avons accepté un transfert vers une autre école dans l’espoir d’une amélioration.

Ce transfert s’est transformé en épreuve : augmentation de l’anxiété, perte d’estime de soi, interventions mal adaptées.

Un enfant ne devrait jamais régresser parce que le système n’est pas prêt.

Au fil de son parcours scolaire, mon fils a vécu plusieurs exclusions temporaires. Certaines se sont prolongées sur plusieurs semaines consécutives. Pendant plus de trois semaines, il n’a pas eu accès à son milieu scolaire régulier.

Ces situations m’ont obligée à m’absenter à répétition de mon travail, avec des impacts financiers et organisationnels importants.

Présentement, son horaire scolaire est réduit à une demi-journée par semaine. On m’explique qu’il ne serait pas en mesure de soutenir une présence à temps complet.

Je comprends que certains ajustements puissent être nécessaires lorsque les besoins sont importants. Toutefois, je me questionne profondément sur les mesures concrètes mises en place pour lui permettre de réintégrer progressivement un horaire complet.

Réduire la présence scolaire ne devrait jamais remplacer l’accompagnement spécialisé nécessaire pour développer les capacités d’un enfant.

À la suite de nos démarches auprès du centre de services scolaire, un accompagnement en ligne via Teams d’environ cinq à sept heures par cycle de neuf jours a été mis en place. Je reconnais cette volonté d’aide.

Cependant, ce soutien demeure partiel et ne remplace pas une scolarisation structurée, continue et adaptée.

À ce jour, je ne connais pas clairement le plan scolaire actuel de mon fils. Je ne sais pas vers quels objectifs précis il se dirige, ni quelle trajectoire éducative est envisagée pour lui.

Un enfant neurodivergent a besoin de stabilité, de cadre et d’objectifs définis. Un parent a besoin de transparence pour pouvoir collaborer efficacement.

LES VRAIES QUESTIONS POLITIQUES

Le problème est-il :

- Un manque de financement ciblé?
- Une pénurie de personnel spécialisé?
- Une formation insuffisante en autisme et troubles associés?
- Une absence de mécanismes de reddition de comptes sur l’application réelle des plans d’intervention?

Si le Québec affirme vouloir être un leader en inclusion, il doit aussi accepter de mesurer concrètement ses résultats.

Combien d’enfants stagnent en silence avant qu’on considère qu’il s’agit d’une urgence?

JE DEMANDE DES ENGAGEMENTS CLAIRS

Je demande :

- Des indicateurs publics mesurant l’application réelle des plans d’intervention.
- Une formation spécialisée obligatoire et continue pour le personnel scolaire.
- Un accès équitable aux services professionnels (orthophonistes, psychoéducateurs, spécialistes TSA), peu importe la région.
- Une collaboration formelle et structurée avec les parents.
- Une stratégie nationale cohérente pour les enfants neurodivergents, avec une attention particulière aux réalités régionales.

Nos enfants ne doivent pas être plafonnés par défaut.

Ils ont un potentiel. Mais le potentiel sans soutien devient frustration.

02/18/2026

“CONSTITUTION“ DU QC (PL1) | Tribune signée par Laurence Guénette, coordonnatrice, et Alexandre Petitclerc, président de la LDL. 📰 À lire dans Le Soleil est tous les quotidiens des coops de l'information.

Voilà maintenant cinq mois que le projet de loi 1 sur la Constitution du Québec a été déposé par le ministre de la Justice. Pour de nombreuses organisations comme la nôtre, ce sont cinq mois de lutte incessante pour révéler que ce projet de loi ressemble davantage à un Coup d’État législatif qu’à une avancée pour le peuple québécois. Le PL1, c’est la plus grande menace qui ait pesé sur le Québec depuis plusieurs décennies, mais déguisée en «constitution»!

Une Constitution du Québec, ce n’est pas une mauvaise idée en soi, on en convient. Mais, comme le soulignent des centaines d’organisations — littéralement des centaines —, il y a un problème majeur tant avec le processus qu’avec le contenu.

C’est à ce point grave que la Commission des droits de la personne, le Barreau du Québec, plusieurs centaines d’organisations communautaires, syndicales, féministes, citoyennes, des professeurs de droit, sonnent l’alarme. Plusieurs organes des Nations Unies ont été interpellés à ce sujet!

Une Constitution, c’est la «loi des lois» établissant les règles auxquelles tout le monde doit se conformer, y compris le gouvernement. Cette loi exceptionnelle doit être élaborée de concert avec les personnes qui composent la société; le gouvernement aurait dû consulter largement avant de l’écrire, pas après!

Entre décembre et maintenant, quelques journées de consultations ont eu lieu à l’Assemblée nationale. Plusieurs citoyen·nes et organismes ont dû se partager à peine huit minutes pour soulever leurs inquiétudes et leurs gros gros doutes quant au projet de Constitution.

Plus de 250 mémoires ont été déposés, l’opposition est manifeste, on est à des années-lumière d’un semblant de consensus. Et rien ne garantit que le gouvernement écoutera la population — d’autant plus que le ministre Jolin-Barrette, à la fin janvier, a déclaré: «je vais décider qu’est-ce qui va être ajusté dans le projet de loi ou non. Je demeure souverain dans le cadre du projet de loi sur la Constitution». Sans aucune gêne!

Ce projet de Constitution, élaboré sans vous, sans nous, dépouillerait le Québec de plusieurs remparts importants contre de potentiels abus des gouvernements. Premier rempart: la Charte québécoise des droits et libertés de la personne, votée à l’unanimité par l’Assemblée nationale il y a 50 ans, le plus beau cadeau qu’on pouvait se donner parce qu’il nous permettait d’avancer vers plus de dignité pour tout le monde.

Le projet de Constitution du ministre Jolin-Barrette promet d’affaiblir notre Charte au nom de la souveraineté parlementaire — c’est-à-dire la souveraineté du parti au pouvoir, peu importe sa popularité et sa légitimité.

Le projet de Constitution s’attaque aussi à un deuxième rempart: la possibilité pour le peuple de contester devant les tribunaux des lois abusives adoptées par le gouvernement, et la possibilité pour les tribunaux de se prononcer sur de telles lois.

Dans une démocratie, la séparation des pouvoirs et l’existence de contre-pouvoirs sont des garde-fous essentiels contre les dérives! On n’a qu’à regarder ce qui se passe aux États-Unis pour mesurer l’importance de ces protections.

Les consultations sur PL 1 sont presque terminées, mais l’étude détaillée doit avoir lieu dans les prochaines semaines. Il est encore temps pour le Québec de bloquer cette attaque à notre démocratie.

⚠️Le projet de constitution (PL1) : la plus grande menace qui pèse sur le Québec en matière de protection des droits, de...
02/11/2026

⚠️Le projet de constitution (PL1) : la plus grande menace qui pèse sur le Québec en matière de protection des droits, de démocratie et de séparation des pouvoirs ⚠️

02/10/2026

Ce matin, nous nous lançons!
Nous mettons en lumière les enjeux actuels liés aux amendes pour possession de matériel stérile de consommation, ainsi que ceux entourant les interpellations policières vécues par les personnes concernées.

En nous appuyant sur le vécu de personnes en situation de grande vulnérabilité que nous accompagnons au quotidien, nous appelons à plus de cohérence dans les pratiques.

Nous sommes conscient·e·s qu’il s’agit d’un sujet délicat et d’une réalité complexe, qui mérite réflexion, dialogue et nuance.

Ce reportage nous offre l’occasion d’ouvrir un dialogue nécessaire sur nos pratiques collectives.
Article complet en commentaire.

Le Comité pour le droit à la scolarisation recrute!
02/03/2026

Le Comité pour le droit à la scolarisation recrute!

Le Comité pour le droit à la scolarisation est à la recherche d'une personne responsable de la mobilisation et du soutien aux parents.

Poste à 20h/semaine, à Québec.

Date limite pour postuler: 15 février 2026.

Pour voir l'offre d'emploi: https://liguedesdroitsqc.org/offre-emploi-resp-mobilisation/

📣‼️La LDL-Qc sera en grève le 2 février afin de revendiquer un meilleur financement pour les organismes de défense colle...
01/29/2026

📣‼️La LDL-Qc sera en grève le 2 février afin de revendiquer un meilleur financement pour les organismes de défense collective des droits (DCD) ‼️📣
Plusieurs organismes manquent de ressources pour réaliser leurs importantes missions. Résultat : les droits de certains groupes de la population sont compromis, bafoués, ignorés.
✅Des droits pour toustes, ça passe par la défense collective des droits! ✊

RÉPAC 03-12

La Ligue des droits et libertés – Section de Québec participera à une journée de grève régionale le 2 février dans le cadre de la semaine de la défense collective des droits (DCD). Les organismes de défense collective des droits sont en campagne en vue du budget de mars 2026 afin de reven...

29 janvier, on se souvient🔥
01/29/2026

29 janvier, on se souvient🔥

Aujourd’hui marque le neuvième anniversaire de l’attentat perpétré contre la Grande mosquée de Québec, le 27 janvier 2017. Nous vous invitons à observer un moment de recueillement à la mémoire de
Ibrahima Barry
Mamdou Tanou Barry
Khaled Belkacemi
Abdelkrim Hassane
Azzeddine Soufiane
Aboubaker Thabti

Nous pensons à leurs familles et à leurs proches.
Nous pensons aux nombreux blessés et rescapés, à toutes celles et ceux qui vivent avec les blessures physiques et psychologiques causées par la terreur.
Nous pensons à toutes les personnes à qui cet attentat a fait sentir qu’elles n’avaient pas leur place au Québec.

En cette journée de commémoration, nous réaffirmons notre engagement collectif contre l’islamophobie, le racisme et toutes les formes de discrimination.
Ne nous laissons pas berner par la banalisation de politiques de division qui ciblent les minorités religieuses, les personnes racisées ou immigrantes.
Tendons plutôt la main à toutes les personnes à qui ces politiques font sentir qu’elles n’ont pas leur place au Québec.

En cette journée de mémoire, souvenons-nous que notre solidarité, les un·es envers les autres, demeure notre plus grande force pour résister à la montée des idéologies racistes, suprémacistes et d’extrême droite.

💛29 janvier, je me souviens

01/28/2026

Address

190-B, Rue Dorchester, Bureau 70
Quebec, QC

Telephone

+14185224506

Website

https://linktr.ee/liguedesdroits_qc

Alerts

Be the first to know and let us send you an email when Ligue des droits et libertés (Section de Québec) posts news and promotions. Your email address will not be used for any other purpose, and you can unsubscribe at any time.

Contact The Practice

Send a message to Ligue des droits et libertés (Section de Québec):

Share

Share on Facebook Share on Twitter Share on LinkedIn
Share on Pinterest Share on Reddit Share via Email
Share on WhatsApp Share on Instagram Share on Telegram