03/22/2026
« J’ai des allergies alimentaires depuis que je suis tout petit. À une certaine époque, j’en avais une trentaine.
Les défis liés aux allergies, je connais ça. On dit parfois que l’enfer, ce sont les autres. Et c’est vrai que j’ai dû faire face à l’incompréhension et aux jugements gratuits de plusieurs personnes.
Un exemple : à sept ans, j’ai été victime d’intimidation à l’école. Pourquoi? Parce que je portais mon auto-injecteur d’épinéphrine. Ça suffisait apparemment à faire de moi une cible.
Deux décennies plus t**d, je suis de retour à l’école : j’enseigne le français au secondaire. Je n’ai jamais cessé de porter mon auto-injecteur. Ce qui a changé, ce sont les commentaires.
En voyant l’auto-injecteur, une de mes élèves m’a aussitôt dit : « Bleu vers le ciel, orange pour l’injection! »
Une autre m’a fièrement montré son propre dispositif, qu’elle transporte en tout temps dans son étui à crayons.
Certains étaient horrifiés à l’idée qu’on puisse être allergique au poulet, mais plusieurs m’ont demandé mes meilleures recettes de tofu.
Un jeune m’a raconté le processus de désensibilisation de sa cousine, allergique aux produits laitiers. Ça a été long et parfois difficile mais, aujourd’hui, elle ne se lasse pas de manger de la crème glacée. Elle en demande même l’hiver!
L’évolution est frappante… et encourageante! Aujourd’hui, les allergies alimentaires sont mieux connues et mieux acceptées. Nos options sont plus vastes et plus intéressantes. Les nouvelles avancées dans le traitement laissent présager un avenir encore meilleur.
Bref, nos horizons s’élargissent.
Et ça va continuer.
À tous les membres de notre belle communauté : bonne Journée québécoise des allergies alimentaires. 🩵 »
Christophe
Fils de Marie-Josée Bettez
Fondatrice et directrice générale de Déjouer les allergies