Marie Thérèse Beaulieu, psycho médium

Marie Thérèse Beaulieu, psycho médium Technique du Vide MT- Massage Métamorphique-Reiki-Chirologie professionnelle

02/11/2026

Texte pertinent sur le présent et le vide qui est tout!

Qu'est-ce que le présent ?

Le présent dont je parle n’est pas le présent temporel de l’instant présent, mais le présent qui relie le ciel et la terre, verticalement et horizontalement, et qui relie à l’éternité.

C’est le présent qui englobe tout : passé, présent et futur.
Lorsque nous nous ouvrons au présent, l’éternité y réside.
Je crois qu’il est essentiel de vivre pleinement dans ce présent.

L'éternel présent habite mon être présent.

Le présent et l'éternité ne sont pas dissociables. Le présent englobe le passé et l'éternité englobe l'avenir. Vivre pleinement le présent, c'est donc donner vie au passé et à l'avenir. C'est donner vie aux vies passées et accomplir la vie éternelle.

Lorsque nous vivons chaque instant avec la plus grande sincérité, il devient Kū*, et au sein de ce Kū, la vie éternelle s'épanouit. La vibration de notre vie provient de Kū, et elle est la vibration émanant de la vie éternelle elle-même.

L'éternel présent n'est pas le présent d'une heure et d'une minute précises, ni un instant fugace. C'est le présent qui se connecte au Grand Flux de Vie, la Source de toutes les sources, embrassant l'Univers tout entier. C'est le présent qui ne fait qu'un avec le Divin. Ce n'est pas le présent qui requiert le temps et le lieu pour la manifestation des causes et des effets karmiques ; c'est le présent qui en constitue le fondement, voire le transcende.

Masahisa Goi

Note :
*Kū peut se traduire par « vide » ou « néant ». Goi Sensei explique que Kū n’est pas un état nihiliste ou négatif. Il ne contient rien, et pourtant tout. Il est la vie du Divin, telle qu’elle est, vibrante et vivante.

01/24/2026

Très intéressant…💚

🔥POURQUOI CERTAINES PERSONNES NE VEULENT PAS GUÉRIR🔥

Ou ce que le psychisme protège quand il refuse le changement 🤔

💬La résistance n’est pas toujours un refus

On parle souvent de résistance au changement comme d’un défaut.
Une rigidité.
Un manque de conscience.
Un ego mal placé.

Mais en psychologie clinique, la résistance n’est jamais absurde.

Elle est fonctionnelle 🙏

Le psychisme humain ne cherche pas la vérité.
Il cherche la cohérence interne et la survie psychique.

Alors quand une personne ne guérit pas, la question pertinente n’est pas :

« Pourquoi elle bloque ? »

mais plutôt :

👉 « Qu’est-ce que ce non-changement maintient en place ? »

Car très souvent, ne pas guérir n’est pas un échec.
C’est une stratégie inconsciente de préservation.

🔥QUAND LA BLESSURE DEVIENT UNE IDENTITÉ

Au départ, il y a une blessure réelle 🙏

Un événement objectivement douloureux.
Un trauma, au sens clinique du terme : quelque chose que le système nerveux n’a pas pu intégrer.
Puis, avec le temps, cette blessure cesse d’être un épisode de vie.
Elle devient un principe organisateur de l’identité.

La psychologie du trauma parle d’identité traumatique :

le moi se structure autour de ce qui a été vécu, non digéré, non symbolisé.
Je suis celui qui a survécu.
Je suis celle qui a été détruite.
Je suis celui à qui on a fait ça.

Cette identité apporte une chose essentielle :

👉 de la continuité.

Même si elle fait souffrir, elle donne une réponse claire à la question :

« Qui suis-je ? »

Guérir, ici, ne signifie pas aller mieux émotionnellement.
Guérir signifie accepter une phase de désidentification, un vide transitoire, une perte de repères internes.

Et ce vide est souvent plus angoissant que la douleur connue.

🔥LES BÉNÉFICES SECONDAIRES DU SYMPTÔME

C’est l’un des concepts pour moi les plus mal compris, et les plus censurés, de la psychologie.

Un bénéfice secondaire n’est pas un avantage conscient 🙏

Ce n’est pas une manipulation.

C’est un gain psychique implicite, souvent invisible pour la personne elle-même.

Le symptôme peut offrir :

une reconnaissance
une légitimité émotionnelle
une place relationnelle
une cohérence narrative
parfois même une protection contre l’échec ou le risque

Freud, puis les approches systémiques, ont montré que tant qu’un symptôme sert quelque chose, il ne disparaît pas 🤔

Guérir, dans ce cadre, implique une perte réelle :

perdre l’attention
perdre une identité relationnelle
perdre un statut implicite
perdre une histoire à raconter

🥺 Et cette perte est rarement reconnue socialement

On valorise la guérison,
mais on ne soutient pas le deuil qu’elle implique.

🔥LE CHAOS COMME ZONE DE CONFORT NEUROPSYCHOLOGIQUE

C’est ici, pour moi, que la notion de zone de confort est la plus mal comprise.

Le confort n’est pas ce qui fait du bien 🙏

Le confort, pour le système nerveux, c’est ce qui est prévisible 🥺

Les recherches sur l’attachement (Bowlby, Ainsworth) et la régulation autonome (Porges) montrent que le corps cherche la familiarité, pas la paix.

Ainsi :

un attachement insécurisé trouve le calme suspect
un système nerveux habitué à l’hypervigilance se sent en danger dans la stabilité
une personne élevée dans le chaos ressent le vide comme une menace

Le drame, le conflit, la crise deviennent alors des repères internes.

Guérir signifie apprendre une langue inconnue:

celle de la stabilité, du silence, de l’absence de drame.
Et pour certains systèmes nerveux, cette langue est vécue comme étrangère, voire hostile.

🔥LA POSTURE DE VICTIME COMME ORGANISATION DÉFENSIVE

Je vais le dire avec précision, sans brutalité mais sans détour :

La posture de victime n’est pas une faiblesse morale.
C’est une organisation défensive.

Elle protège de quoi ?
de la culpabilité
de la responsabilité présente
du risque de choix
de l’angoisse de liberté

Tant que tout est expliqué par le passé,
le présent reste suspendu 🤔

Cela ne nie ni la violence vécue, ni l’injustice subie.

Cela souligne simplement un point de bascule :

👉 À un moment donné, continuer à s’expliquer empêche de s’engager.

Guérir, ici, ce n’est pas pardonner.
Ce n’est pas minimiser.
C’est accepter de devenir acteur de ce qui vient, même avec ce qui a été détruit.

Et cette bascule est existentielle, pas thérapeutique.

🔥CE QUE LA GUÉRISON EXIGE RÉELLEMENT

La guérison n’est pas un état.
C’est une rupture.

Rupture avec :

certaines loyautés invisibles
certaines histoires fondatrices
certains rôles affectifs
certaines justifications internes

Elle exige une chose rarement dite :

👉 le courage de vivre sans l’alibi de la souffrance.

Cela ne rend pas la vie plus facile.
Cela la rend plus nue.

Plus de responsable extérieur permanent.
Plus d’identité toute faite.
Plus de récit protecteur.

Seulement soi, face à ses choix.

🔥Ma vérité:

Je ne crois pas que les gens ne veulent pas guérir.

Je crois qu’ils ne veulent pas payer le prix réel de la guérison.

Ce prix n’est pas la douleur.

Ce prix, c’est la perte de ce qui a structuré l’identité jusqu’ici.

Guérir, ce n’est pas aller mieux.

C’est accepter de ne plus être celui ou celle qu’on était devenu pour survivre.

C’est perdre une place connue
avant d’en avoir une nouvelle.

C’est traverser une zone sans statut, sans récit, sans certitude.

Et très honnêtement :

peu de gens veulent vraiment cette traversée.
Parce qu’elle ne flatte rien.
Elle n’offre ni médaille, ni posture, ni appartenance.

Elle offre une seule chose :

👉 la responsabilité pleine et entière de sa vie.

Et ça, pour moi, c’est peut-être la liberté la plus exigeante qui soit.

CÉDRIC JARDEL

✧Je mets également mes dons de médium au service de celles et ceux qui ressentent l’appel.
Je propose des séances de canalisation, dans un cadre respectueux, ancré et en conscience.
Si cela résonne pour toi, tu peux me contacter en message privé.✧

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12/30/2025

Un texte lucide et aidant pour ceux et celles qui vivent un éveil!

🧠 L’éveil trop rapide : quand la conscience avance plus vite que le corps

Par Stéphane Thomas Berbudeau

On parle beaucoup d’éveil.
De prises de conscience.
De compréhension soudaine.
De “tout devient clair”.

Mais on parle très peu de ce qui se passe dans le corps quand ça va trop vite.

Et pourtant, c’est là que tout se joue.



L’éveil n’est pas un événement mental

C’est une reconfiguration biologique

Quand une prise de conscience est profonde, ce n’est pas juste une idée nouvelle.
C’est une modification de la manière dont le système nerveux traite la réalité.

Le cerveau change de lecture.
Le champ perceptif s’élargit.
Les repères internes se déplacent.

Mais le corps, lui, n’a rien demandé.

Il a été construit sur :
• des routines
• des réflexes de survie
• des tensions anciennes
• des mécanismes d’adaptation parfois vieux de plusieurs décennies

Quand la conscience “saute un étage”, le corps doit rattraper.

Et parfois, il n’y arrive pas immédiatement.



Les signes d’un éveil trop rapide

Ils sont nombreux, et souvent mal interprétés :
• fatigue profonde sans cause médicale évidente
• douleurs diffuses ou localisées (dos, nuque, ventre, poitrine)
• troubles du sommeil
• hypersensibilité au bruit, aux émotions, aux lieux
• perte d’envie soudaine pour des choses “d’avant”
• sensation d’être étranger à sa propre vie
• alternance entre clarté extrême et épuisement total

Beaucoup pensent :
« Je régresse »
« Je fais quelque chose de mal »
« Je ne suis pas assez aligné »

En réalité, le corps freine pour éviter la rupture.



Le système nerveux n’aime pas les bascules brutales

Le système nerveux est là pour assurer la continuité, pas l’illumination.

Quand la conscience s’ouvre trop vite :
• il déclenche des alarmes
• il crée de la fatigue pour ralentir
• il somatise pour ramener à l’intérieur
• il force l’ancrage par le poids, la douleur, la densité

Ce n’est pas un sabotage.
C’est un mécanisme de protection.

Un corps qui n’a pas le temps d’intégrer peut littéralement se sentir menacé.



Pourquoi ça arrive surtout aux personnes sensibles

Les personnes intuitives, empathiques, lucides, connectées comprennent souvent vite.
Très vite.

Elles “voient” avant d’avoir incarné.

Elles montent en conscience sans avoir renforcé :
• la sécurité intérieure
• l’ancrage corporel
• la capacité à rester dans la matière

Résultat :
• la tête est ailleurs
• le corps reste en arrière
• et la tension se crée entre les deux

Ce tiraillement est l’une des causes majeures des crises post-éveil.



Ce que l’éveil n’est pas (et qu’on ne dit jamais)

L’éveil n’est pas :
• être toujours bien
• être toujours aligné
• ne plus avoir de symptômes
• flotter au-dessus de la réalité

L’éveil réel ramène dans le corps, pas hors de lui.

Quand le corps souffre, ce n’est pas que tu “échoues”.
C’est que l’intégration est en cours.



L’erreur la plus fréquente

Vouloir “continuer à monter”.

Lire encore plus.
Comprendre encore plus.
Déconstruire encore plus.

Alors que le corps dit :
« Stop. Pose-toi. Descends. Respire. »

On ne stabilise pas un éveil en ajoutant de la hauteur.
On le stabilise en descendant dedans.



Ce qui aide vraiment (sans spiritualité inutile)
• ralentir volontairement
• remettre du rythme simple
• marcher, toucher, ressentir
• manger plus consciemment
• dormir sans chercher à “optimiser”
• faire moins, mais être plus présent

Pas pour “aller mieux”.
Mais pour permettre au corps de suivre.



Une vérité essentielle

Un éveil qui ne s’incarne pas devient destructeur.
Un éveil qui s’intègre transforme tout.

Le corps n’est pas un obstacle à l’éveil.
Il est le lieu où l’éveil devient réel.

Et parfois, le plus grand acte de conscience…
c’est d’accepter de ralentir.










08/28/2025

Un texte magnifique d’une femme magnifique!

« Nous ne sommes pas là pour nous bercer les uns les autres, mais pour nous réveiller ensemble, pour réveiller en nous la Mémoire endormie de l’Alliance fondatrice de notre être, nous demander comment accéder de neuf à ce qui est.

L’amour décor, l’amour qui embellit les apparences, qui recouvre ce qui n’est pas présentable – le ravalement in extremis de la façade sociale – n’est pas de l’amour. L'"amour" ou ce que nous croyons être l’amour, avant que n’ait eu lieu l’empoignade, la friction, le corps à corps avec la création, la lutte avec l’ange, la confrontation avec l’ombre qui nous habite, cet amour-là n’est que le royaume de la mièvrerie.

Ce que j’appelle amour est entier dans cette phrase d’un rabbin rescapé d’un camp de la mort : "La souffrance a tout calciné, tout consumé en moi, sauf l’amour." Si cette phrase nous atteint de plein fouet, c’est que nous sentons bien combien nous sommes loin des représentations, du décorum de l’âme. L’amour est ce qui reste quand il ne reste plus rien. Nous avons tous cette mémoire au fond de nous quand, au-delà de nos échecs, de nos séparations, des mots auxquels nous survivons, monte du fond de la nuit comme un chant à peine audible, l’assurance qu’au-delà des désastres de nos biographies, qu’au-delà même de la joie, de la peine, de la naissance et de la mort, il existe un espace que rien ne menace, que rien jamais n’a menacé et qui n’encourt aucun risque de destruction, un espace intact, celui de l’amour qui a fondé notre être. »

Christiane Singer

Un Reiki premier degré se donnera les 30 et 31 août et nous aurions deux places à combler si votre coeur pétille à l'idé...
08/21/2025

Un Reiki premier degré se donnera les 30 et 31 août et nous aurions deux places à combler si votre coeur pétille à l'idée d'y participer!
Je joins un document avec des infos sommaires mais si vous voulez plus de détails, écrivez-moi à mon courriel ou texto.

Patrice Gros est notre mentor en Reiki depuis le tout début de notre pratique et enseignement. C’est une relation de coe...
08/15/2025

Patrice Gros est notre mentor en Reiki depuis le tout début de notre pratique et enseignement. C’est une relation de coeur. Il nous présente ici Mikao Usui sensei, celui qui a ravivé le Reiki il y a plus de cent ans! Je vous invite à mieux connaître les fondements du Reiki et l’expansion de vie que cet art de guérison amène dans le monde avec beaucoup de vigueur et plus que jamais nécessaire à être ce que nous sommes!

Le 15 août 1865 naissait sensei Mikao Usui, fondateur du Usui Reiki Ryoho.
"Puissent de nombreuses personnes comprendre quel grand service Usui Sensei a rendu au monde..."
https://www.reikido-france.com/page_historique-reiki.html bah

Un texte qui me parle beaucoup et que je partage avec vous!💜Être spirituel ne signifie pas être amour et lumière à chaqu...
06/16/2025

Un texte qui me parle beaucoup et que je partage avec vous!💜

Être spirituel ne signifie pas être amour et lumière à chaque instant.
Être spirituel, ce n’est pas se dissoudre dans la béatitude ni sourire béatement pendant qu’on nous piétine l’âme.

C’est avoir traversé l’ombre.
C’est savoir quand se taire,
et quand hurler pour se faire entendre.

C’est bénir…
mais aussi poser des limites claires comme des lames.
C’est dire « je t’aime » les mains ouvertes —
et dire « non » les racines bien ancrées dans le sol.

Parce que la lumière véritable ne naît jamais sans feu.
Et l’amour authentique n’est jamais complaisant.
Il est juste. Tranchant parfois.
Mais toujours sacré.

✨ Être spirituel, ce n’est pas être inoffensif.
C’est être conscient.
Conscient de ce qui sert l’amour —
et de ce qui le travestit.

Et parfois, ce que l’on appelle « colère »,
ce n’est pas de la rage destructrice.
C’est la flamme de la dignité qui refuse de s’éteindre.
C’est l’âme qui dit : « Assez. Je mérite mieux que ça. »

On a trop longtemps associé la spiritualité à la soumission.
À une neutralité fade, à une paix morte.
Mais la vraie paix… elle est vivante.
Elle se défend.
Elle protège.
Elle rugit quand il le faut.

La spiritualité, ce n’est pas fuir les conflits.
C’est apprendre à les traverser sans s’y perdre.
C’est alchimiser la blessure sans la nier.
C’est faire le choix du respect, de soi comme des autres.
Et parfois, cela signifie dire STOP.
Hauteur ne signifie pas silence.
Amour ne signifie pas avaler l’inacceptable.
Lumière ne signifie pas anesthésie.

Tu peux être lumière
et garder des griffes dans ton dos.
Tu peux être amour
et refuser d’ouvrir ta porte à ceux qui ne respectent rien.
Tu peux être paix
et garder la mémoire de ton feu.

Parce que ton feu, c’est ta vie.
Et la vraie spiritualité, c’est l’incarnation entière de ton humanité.
Pas une version édulcorée pour plaire aux yeux endormis.

« Je ne suis pas ici pour être sage selon vos définitions.
Je suis ici pour être vraie.
Et parfois, la vérité foudroie. »
– Corinne De Leenheer

Via Constellations Systémiques Et Ancestrales accompagnement psycho émotionnel

04/18/2025

Ce texte me rappèle le tremblement de mon corps vécu durant l’été 2024. Tous les filtres qui sont tombés à ce moment-là et la vérité qui en est ressortie! Ce texte est très beau et le livre de son auteur va sortir cette année!

𝗖𝗘 𝗤𝗨𝗘 𝗟𝗘 𝗧𝗥𝗘𝗠𝗕𝗟𝗘𝗠𝗘𝗡𝗧 𝗗𝗘 𝗧𝗔 𝗠𝗔𝗜𝗡 𝗗𝗜𝗧 𝗗𝗘 𝗧𝗢𝗜

Ce matin, je me lève t**d. Il est déjà 11h32.
J’ai passé la nuit à travailler sur mes projets — je ne sais plus vraiment si c’était l’écriture de mon livre, du montage vidéo, la mise en vente de mon puzzle, de la planification ou simplement à remettre de l’ordre dans mon esprit.

Le silence de Tokyo en journée me berce doucement. Je me prépare sans hâte, me fais un café, et décide de sortir.

Je n’ai pas de but précis. Je veux juste marcher un peu, respirer autre chose que l’air de mon appartement. J’enfile mes chaussures, glisse mon téléphone dans la poche, et me laisse porter par les rues de mon quartier.

C’est un matin doux, posé comme une plume sur l’épaule du jour. L’agitation habituelle semble avoir ralenti. Au coin d’un carrefour, je croise un jeune garçon en keikogi blanc — cette tenue traditionnelle portée pour les arts martiaux japonais. Il marche d’un pas décidé. Dans son dos, un immense kanji noir s’impose comme une signature. Il est parfaitement tracé. Fier. Fluide. Un de ces kanji qu’on ne lit pas seulement avec les yeux, mais avec le corps tout entier.

En le voyant, un souvenir ancien refait surface.
Un souvenir que j’avais presque oublié.
Il remonte à mon tout premier voyage au Japon.
Juin 2008.

À cette époque, je faisais du consulting informatique en région parisienne. Toujours en déplacement chez les clients, costume élégant exigé, et l’obligation de tout maîtriser, ou du moins d’en avoir l’air. À cette époque, je ne me le disais pas, mais j’étais un homme tendu. J’étais un jeune salarié d’une des plus importantes sociétés de conseil en informatique de Paris. Prisonnier du rôle. Le rôle de l’ingénieur compétent, du solide, du performant.
Je voulais être un roc. Inébranlable.
Mais en réalité, j’étais épuisé.

Je me souviens que ce mois-là — juin 2008, il y a presque 2 décennies — après quelques jours d’exploration à Tokyo, j’avais décidé de passer quelques jours à Kyoto.
Et là-bas… j’ai vécu une rencontre.
Une scène, brève mais essentielle.
Je vais vous la raconter…

Je suis à Kyoto depuis trois jours.
Ce matin, il pleut — une pluie fine, élégante, qui ne cherche pas à inonder, mais à caresser. Les pavés brillent, les gouttes ruissellent doucement sur les tuiles des toits. J’erre dans les ruelles étroites du quartier de Higashiyama, sans destination précise, guidé par cette envie confuse de me perdre.

C’est là, au détour d’un chemin bordé de vieux murs en torchis, que je tombe sur une petite enseigne à moitié effacée. Un simple caractère noir tracé sur du papier usé : 書. L’écriture.
Intrigué, je pousse la porte coulissante. Un petit carillon tinte.

L’intérieur sent le bois ancien, l’encre séchée et quelque chose de plus subtil, presque sacré. Des rouleaux calligraphiés tapissent les murs. Aucun client. Juste un vieil homme assis en tailleur, penché sur un papier blanc. Sa main droite tient un pinceau, sa gauche repose sur son genou. Il ne relève pas immédiatement les yeux.

Je m’apprête à ressortir sur la pointe des pieds, mais sa voix me retient :

— Tu es entré, autant rester.

Je me fige. Il lève la tête. Ses yeux sont petits, plissés par les années, mais ils brillent. Je m’incline légèrement.

— Excusez-moi, je regardais seulement…

— Regarder, c’est déjà tracer un chemin, dit-il en désignant un coussin face à lui. Assieds-toi.

Je m’exécute. L’atmosphère est calme, presque l’endroit idéal pour se vider l’esprit. Il me tend un pinceau.

— Essaye.

Je reste un instant interdit.

— Je… je ne sais pas faire.

— Tant mieux, dit-il. Ceux qui savent trop pensent mal.

Il étale devant moi une feuille blanche. Mon cœur se met à battre un peu plus vite. Il me montre un kanji : 心. Kokoro. Le cœur, l’âme. Il le trace d’un seul geste, fluide, silencieux.

— À ton tour.

Je prends le pinceau. Il est plus lourd que je ne l’imaginais. Mes doigts sont moites. Je le trempe dans l’encre noire, penche le poignet, m’approche de la feuille. Et puis je bloque. Ma main tremble. Le trait est hésitant, trop épais. Je n’ose pas recommencer.

— Tu veux que ce soit parfait ?

Je hoche la tête, presque honteux.

— Le trait ne doit pas être parfait, il doit être vrai, dit-il.

Je le regarde, surpris.

— Tu veux cacher la main qui tremble. Mais c’est elle qui dit la vérité.

Je repose le pinceau, lentement. Il me fixe, puis ajoute :

— Tu sais pourquoi ton cœur bat plus vite ? Ce n’est pas la peur d’échouer. C’est la peur d’être vu.

Ces mots me frappent.

— Vu ? Je ne comprends pas.

— Tu crois que tu veux apprendre la calligraphie, mais en réalité, tu veux apprendre à te montrer. Et ça, c’est plus difficile.

Il désigne la feuille tachée.

— La calligraphie, c’est une photographie de ton intérieur. Si tu veux tracer ce kanji, il faut accepter que ton âme tremble parfois. Tu veux écrire kokoro, mais ton cœur, tu le tiens à distance.

Je reste silencieux. Le bruit de la pluie devient plus fort, comme si elle insistait elle aussi.

— Reprends le pinceau, me dit-il.

Je le saisis à nouveau. Cette fois, je respire. Je ne cherche pas à réussir. Juste à laisser ma main parler. Le trait est maladroit, mais fluide. Il ondule, il vit.

Le vieil homme sourit.

— Voilà. C’est un bon début.

Je reste encore un moment dans son échoppe. Nous ne parlons plus. Il me sert un thé au goût fumé, le regard plongé dans le vide, ou peut-être dans le temps. Autour de nous, l’encre sèche lentement. Les minutes passent, mais je n’ai pas envie de rompre ce silence. C’est un silence qui parle, qui enveloppe, qui enseigne.

Puis, doucement, je sens qu’il est temps de partir.

Je m’incline profondément.

— ありがとうございました。
(Merci.)

Il hoche la tête, les mains posées sur ses genoux. Puis, il dit simplement :

— 心を隠さずに。
(Ne cache pas ton cœur.)

Je garde ces mots en moi comme on garde un feu secret sous la cendre.
Je franchis la porte en silence.

Quand je ressors enfin, la pluie a cessé. L’air est clair.
Et je me sens traversé par une révélation… Tout ce que je redoutais de montrer — la vulnérabilité, le doute, l’imperfection — était justement ce que je devais oser révéler.

𝗣𝗹𝘂𝘀 𝘁𝗮𝗿𝗱, 𝗷𝗲 𝗺𝗲 𝗿𝗲𝘁𝗿𝗼𝘂𝘃𝗲 𝘀𝗲𝘂𝗹 𝗱𝗮𝗻𝘀 𝗺𝗮 𝗰𝗵𝗮𝗺𝗯𝗿𝗲 𝗱’𝗮𝘂𝗯𝗲𝗿𝗴𝗲

La nuit est tombée sur Kyoto comme une encre noire versée lentement sur le ciel. J’ai ouvert les volets de papier, laissé le vent du soir traverser la chambre. Dans le silence, j’entends encore sa voix.

"Le trait ne doit pas être parfait, il doit être vrai."

Elle n’était pas forte. Mais elle a laissé des traces, comme ces traits qu’on devine encore sur la feuille longtemps après que l’encre a séché.

Le kanji que j’ai tracé est posé devant moi.

Tremblant.
Fragile.
Vivant.

Il vacille comme moi, parfois, quand je cherche mes mots, quand je doute, quand je veux bien faire mais que le cœur ne suit pas.
Il est trop large d’un côté, trop étroit de l’autre. Un trait est étouffé, l’autre trop appuyé.
On dirait un cœur qui cherche encore sa forme.

Je l’observe, ce cœur dessiné de travers, ce cœur maladroit.
Et soudain, je l’aime. Parce qu’il est honnête.
Parce qu’il ne ment pas.

Je m’interroge : pourquoi ai-je si peur de mal tracer ? Pourquoi ai-je besoin que tout soit droit, net, maîtrisé ?

La réponse m’apparaît avec une clarté presque dérangeante : parce que j’ai appris à confondre justesse et perfection. Et cette confusion m’a volé beaucoup de liberté.

Depuis l’enfance, on m’a enseigné à gommer, corriger, lisser, jusqu’à ce que le résultat soit conforme à une attente extérieure.

Je me rends compte que toute ma vie, j’ai essayé de tracer des lignes qui plaisent. Qui rassurent les autres. Des trajectoires attendues, des sourires dosés, des choix présentables. Je me suis appliqué à « réussir » ce que je faisais. Mais je n’ai jamais vraiment appris à être vrai.

On m’a tant appris à effacer les débords, à cacher les tremblements, à faire bonne figure.
Mais personne ne m’a jamais dit que le vrai courage, c’est de laisser une trace qui vacille.
Une trace qui montre qu’on était là, sans filtre, sans armure, sans masque.

Je repense aux mots du maître : « Le trait ne doit pas être parfait, il doit être vrai. »

C’est une phrase simple.
Mais elle contient un renversement entier de regard.

Je comprends, dans ce calme profond, que la vérité ne se trace pas avec des règles droites.
Elle se cherche dans les hésitations, les erreurs, les élans avortés.
Elle se dessine avec le corps tout entier. Avec la main qui tremble, avec le souffle qui retient, avec l’œil qui doute et le cœur qui espère.

Et si vivre, c’était cela ?
Apprendre à laisser une empreinte qui n’est pas parfaite… mais qui est pleine de soi ?

Que vivre pleinement, c’est trembler un peu… mais oser quand même ?

Et si l’authenticité ne se trouvait pas dans la maîtrise, mais dans l’acceptation de ce qui vacille en nous ?
Et si vivre pleinement ne consistait pas à corriger nos tremblements, mais à leur donner le droit d’exister ?

La main qui tremble dit quelque chose. Elle ne ment pas.
Elle expose le cœur au monde, sans protection.
Et ce geste-là — ce risque-là — est peut-être plus noble que toutes les lignes droites que j’ai tracées pour paraître.

Je range le kanji dans mon carnet. Je ferme les yeux.
Bien sûr ce kanji est malhabile. Mais il m’appartient. Il est né de mon hésitation, de mon envie de bien faire, de ma peur d’être vu.
Et c’est pour cela qu’il est précieux.

Alors je décide de le garder. Pas comme une œuvre. Mais comme un miroir.
Un rappel que la vérité se dessine souvent dans les failles, pas dans les contours parfaits.

Je me dis que je le relirai souvent, je crois.
Non pas comme un souvenir esthétique, mais comme une preuve que j’ai commencé, ce jour-là, à tracer ma vérité. Même si elle tremble.

Je quitte ce souvenir pour revenir au présent.
Quel précieux flashback dans le temps…

Je ne l’ai jamais revu, ce vieux maître.
Je ne suis même pas certain que son échoppe existe encore.
Mais ce qu’il m’a transmis, ce jour-là, continue de m’accompagner.

Aujourd’hui, je ne tremble plus de la même manière. J’ai toujours l’envie d’atteindre la perfection. Mais je sais qu’il est plus vrai de ne pas essayer de l’atteindre à tout prix.

Après ce premier voyage au Japon en Juin 2008, une fois en France, je n’ai plus cherché à donner l’image du consultant informatique impeccable tel que le monde du travail impitoyable me l’a demandé. Je sais que quand j’ai commencé à produire ma série documentaire « Japon, qui es-tu ? » sur YouTube, j’ai entamé une création artistique qui m’a permis d’expérimenter le fait d’être vrai plutôt que d’être parfait.

Il m’a fallu du temps pour peu à peu accepter mes imperfections.

Parfois, quand je doute, quand je m’interroge sur le chemin à tracer, je repense à ce vieil homme. Et je me demande :

est-ce que ce que je m’apprête à faire est vrai ?

Pas parfait.
Vrai.

𝘿𝙖𝙫𝙞𝙙-𝙈𝙞𝙣𝙝 𝙏𝙍𝘼

𝑃𝑆 : 𝑐𝑒 𝑡𝑒𝑥𝑡𝑒 𝑒𝑠𝑡 𝑢𝑛 𝑐ℎ𝑎𝑝𝑖𝑡𝑟𝑒 𝑒𝑛𝑡𝑖𝑒𝑟 𝑒𝑥𝑡𝑟𝑎𝑖𝑡 𝑑𝑒 𝑚𝑜𝑛 𝑝𝑟𝑒𝑚𝑖𝑒𝑟 𝑙𝑖𝑣𝑟𝑒 𝑞𝑢𝑖 𝑠’𝑎𝑝𝑝𝑒𝑙𝑙𝑒𝑟𝑎 « 𝐽𝑎𝑝𝑜𝑛,𝑞𝑢𝑖 𝑒𝑠-𝑡𝑢 ? ». 𝐸𝑛 𝑐𝑜𝑢𝑟𝑠 𝑑’𝑒́𝑐𝑟𝑖𝑡𝑢𝑟𝑒 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑢𝑛𝑒 𝑠𝑜𝑟𝑡𝑖𝑒 𝑒𝑛 2025.

03/29/2025

Les pensées 🙏

Qu’elles soient verbalisées ou écrites, nos pensées influencent le cours de notre vie de tous les jours.

La pensée crée ( loi d'attraction )

Ce que nous pensons aujourd’hui façonne notre devenir.

Lorsque Nikola Tesla et Albert Einstein ont émis l'hypothèse que tout ce qui existe dans notre univers étaient le résultat de nos pensées,

ils ont été ridiculisés par la communauté scientifique de l'époque.

Quand même étonnant qu’aujourd’hui les scientifiques du monde entier sont unanimes:

Tesla et Einstein avaient raison.

Les pensées sont vibrations, des ondes projetés dans l’univers tel des ondes radio, elles sont pures énergies.

Toutes nos pensées partagées sur le web sont transformées en lumière et voyagent à la vitesse de la lumière sur la toile au moyen de fibres optiques.

Chaque pensées que nous avons ne prennent qu’une nanoseconde pour faire le tour de la planète et vu que nous sommes tous interconnectés et que nous ne faisons qu’un, nos pensées affectent l’ensemble de tous les êtres humains de la Terre.

Alors ne serait-il pas plus bénéfique pour l’humanité si tous ensemble nous changions nos pensées négatives (qu’elles soient écrites, verbalisées ou non) par des pensées positives?

Tout ce qui arrive sur la planète présentement est le fruit de nos pensées dominantes.

Nous partageons et entretenons des pensées de peur et de maladie et la peur et la maladie s’installent de plus en plus dans les pensées.

Pour corriger le tout, pensons santé ✨

Au lieu de penser au pire scénario à venir,

Pensons et visualisons un lendemain meilleur pour tous ❤

Il faut arrêter de penser à ce que nous ne voulons pas car en pensant ainsi nous l’attirons davantage.

En tant qu'êtres humains, notre tâche consiste à nous en tenir aux pensées liées à ce que nous voulons,

A faire en sorte que cela soit absolument clair dans notre esprit.

Nous devenons le reflet de nos pensées dominante et si nous arrivons à projeter en pensée ce que nous désirons et à faire de cette pensée une pensée dominante, nous l’attirons dans notre vie.

Nos pensées deviennent alors réalité.

Soyons à l'écoute de nos pensées et prêtons l’oreille aux mots qu’elles murmurent.

Une épidémie fait rage présentement et c’est l'épidémie du < je ne veux pas >

Les gens alimentent cette épidémie lorsqu’ils permettent à leurs pensées, leurs paroles,

Leurs actes et leur concentration de converger vers ce qu’ils ne veulent pas.

La physique Quantique stipule que l’Univers tout entier a émergé de la pensée.

Nous façonnons notre vie et notre futur avec nos pensées.

Nous créons notre vie.

Nous récoltons ce que nous semons !

Nos pensées sont des graines et la récolte dépend de la qualité du semis.

Peu importe le lieu où nous nous trouvons présentement,

Peu importe ce qui se passe dans notre vie,

Nous pouvons commencer à choisir consciemment nos pensées, pouvant ainsi changer notre vie.

Vous avez le pouvoir de donner le coup d’envoi dont l'écho se répandra tout autour de vous et du monde entier.

Pensez-y positivement 🙏

💙 Transmis par Thierry Caillon 💙

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