12/31/2025
L’amour, tu sais, ce n’est pas quelque chose que tu décides avec la tête. Ce n’est pas une liste à cocher, ni un plan que tu organises. L’amour, c’est ce qui s’imprègne en toi sans te demander la permission. Tu peux avoir des critères, des exigences, des “je ne tomberai plus dans ce genre d’histoire”, tu peux croire que tu contrôles… et puis, soudain, quelqu’un arrive. Rien ne correspond vraiment à ce que tu avais imaginé, et malgré tout, ton cœur se met à battre plus fort que tes attentes.
L’amour ne te demande pas : “Es-tu prêt ? Est-ce raisonnable ? Est-ce conforme à ce que tu voulais ?” Il entre en toi comme une évidence douce ou violente, parfois maladroite, parfois lumineuse, mais toujours vraie. C’est ce frisson qui dépasse la logique, ce regard qui bouscule tes certitudes, cette présence qui s’installe sans prévenir. L’amour n’obéit pas à nos règles , il révèle ce que notre cœur savait déjà, bien avant nos critères.
Et à partir de là, quelque chose change . Tu continues ta vie comme avant, en apparence, mais plus rien n’a exactement la même couleur. Les gestes deviennent plus habités, les silences plus remplis, et un simple message suffit à te réchauffer toute la journée. Tu te surprends à attendre, à espérer, à craindre parfois comme si l’amour avait rallumé en toi des parties que tu croyais éteintes.
Tu te dis que tu devrais rester fort, garder le contrôle, ne pas trop t’attacher. Tu essaies d’écouter la raison, de mettre des limites, d’être prudent. Mais l’amour, lui, ne négocie pas avec tes stratégies. Il traverse tes défenses, il apprend le chemin de tes faiblesses, il s’installe dans tes habitudes . Il t’apprend la vulnérabilité, cette manière d’ouvrir les mains sans être sûr de ne pas les voir se vider.
Parfois, il te fait peur, parce qu’il te montre ce que tu as de plus vrai. Il te met face à tes blessures, à tes souvenirs, à tes manques. Mais il t’offre aussi cette chose rare : la sensation de te sentir profondément vivant. Il te rappelle que tu es capable d’émotion, d’élan, de tremblement, même après les chutes.
Alors tu comprends peu à peu que l’amour n’est pas ce que tu avais prévu, ni ce que tu aurais choisi en théorie. Il est ce qui te dépasse et te transforme. Il ne te demande pas d’être parfait ; il te demande simplement d’être sincère. Et ton cœur, malgré tes peurs et tes résistances, reconnaît ce mouvement-là , comme une évidence qui ne se prouve pas, mais qui se ressent.
Charlotte Cellier
En pleine conscience