02/14/2026
Mon cheminement vers la thérapie en relation d’aide.
Un parcours de transformation et d’apprentissage de soi
L’année 2014 a marqué le début d’une métamorphose. En m’engageant dans la formation de thérapeute en relation d’aide MD, je ne cherchais pas seulement une profession, mais aussi une rencontre avec moi-même. Ce parcours est devenu un voyage intérieur sacré, une invitation profonde à devenir ma propre meilleure amie. Au fil des années, j’ai appris l’art de l’écoute de soi, transformant chaque tumulte intérieur en un espace de compréhension et de paix.
Au cœur du tourbillon de la vie, je me suis longtemps perdue dans le rôle de sauveuse, oubliant parfois de prendre soin de moi-même. Derrière ce masque grondait un orage intérieur : ma colère se retournait contre moi, se manifestant par des gestes impulsifs, d’autopunition dont je ne suis pas fière aujourd’hui. Certains autour de moi me percevaient comme violente, ou intimidante, craignant de s’approcher, préférant me juger plutôt que de chercher à comprendre. Mais en vérité, je n’avais pas besoin qu’on me le dise : je savais me juger toute seule, me rabaisser sans pitié. J’ai été dure, exigeante avec moi-même.
Un pas à la fois, j’ai appris à avancer, à m’offrir de la douceur, à écouter ce qui se passe à l’intérieur de moi. J’ai découvert des émotions désagréables, mais essentielles, que j’ai appris à nommer et à apprivoiser. Pendant trois ans, j’ai travaillé ardemment sur ma personne, ma responsabilité, multipliant les thérapies pour m’aider à franchir chaque étape de mon cheminement. On ne peut pas se prétendre thérapeute sans avoir soi-même vécu les épreuves et sans avoir réellement travaillé sur soi.
Ouf ! Ce chemin n’a pas été facile, mais il en vaut tellement la peine. Même aujourd’hui, en tant que thérapeute, je poursuis chaque jour mon propre chemin thérapeutique avec les outils précieux qu’on m’a transmis. Être bien avec soi-même est un travail quotidien, et je sais désormais que seule, je n’aurais jamais pu atteindre cette transformation. On dit souvent qu’il faut un village pour élever un enfant ; pour devenir thérapeute, il faut un groupe, un(e) formateur-trice, un réseau de soutien.
Aujourd’hui, je poursuis mon propre chemin thérapeutique avec les outils que j’enseigne. Si je livre aujourd’hui ce petit bout de moi, c’est pour montrer que l’apprentissage de soi, avec ses hauts et ses bas, est au cœur du métier de thérapeute. Se relever, apprendre à s’aimer, à comprendre ses émotions et à s’accompagner soi-même, voilà ce qui permet d’accompagner les autres. Mon parcours prouve que, même si l’on pense être brisé, cela ne signifie pas la fin. Il est possible de se reconstruire, pas à pas, avec le soutien des autres et beaucoup de courage intérieur. Il est possible de transformer son chaos intérieur en une présence apaisante pour soi et les autres.
« Être bien avec soi n’est pas une destination, c’est un engagement quotidien »
Sylvie Siméon TRA, Thérapeute en relation d’aide MD
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