01/22/2026
Le corps humain est extraordinairement adaptable. Il peut compenser longtemps un manque de sommeil, une alimentation déficiente, un stress chronique, une charge mentale constante.
Tant que les mécanismes de compensation tiennent, on se sent fonctionnel.
- Fatigué, mais fonctionnel.
- Irritable, mais fonctionnel.
- Moins patient, moins clair, mais encore capable de “passer au travers”.
Le problème, c’est que cette compensation masque le déséquilibre réel. Le corps ajuste, redistribue, priorise. Il détourne des ressources, met certains systèmes en veille partielle, en surcharge d’autres. Et comme ces ajustements sont progressifs, on s’y habitue. On normalise l’état de fatigue. On banalise les inconforts. On ajuste nos attentes à la baisse.
Puis un jour, la capacité de compensation s’effondre. Ce moment est souvent perçu comme soudain : burn-out, dérèglement hormonal, troubles digestifs persistants, anxiété inexpliquée, perte d’énergie marquée. Pourtant, rien n’est arrivé “d’un coup”. Le corps n’a pas lâché sans prévenir. Il a simplement cessé de compenser.
Comprendre cela change complètement la lecture des symptômes. Ils ne sont pas des erreurs. Ils sont des signaux tardifs. Des indicateurs que la marge de manœuvre est épuisée.
La vraie question n’est donc pas “qu’est-ce qui a brisé”, mais plutôt “depuis combien de temps le corps compense-t-il quelque chose qui n’est plus soutenable”. C’est souvent là que commence le vrai travail.