02/12/2026
Les gars, faut qu’on se parle!
C’est long, MAIS on va imager ça un peu.
Ça va vous occuper pendant votre 💩 du matin.
Vous allez reconnaître la fille des îles ici (c’est subtil, soyez attentif! 😉)
Par une journée ensoleillée, vous naviguez tranquille sur une mer calme.
La route est tracée, le vent dans les voiles, le soleil, les dauphins… et plein d’autres clichés dignes de Disney.
Capitaine Jack Sparrow en plein contrôle de sa Perle Noire.
Mais, sans trop que vous y portiez attention, les nuages se font de plus en plus présents.
Plus lourds.
Plus menaçants.
« Boaf, c’est juste de la pluie, ça va passer. »
Puis les infortunes s’accumulent.
La pluie se transforme en torrent.
Le vent s’intensifie.
Les vagues doublent leur puissance.
Vous êtes en pleine mer, pris dans une tempête.
Une vraie.
Le genre qui donnerait le mal de mer au plus vieux et au plus aguerri des loups de mer que vous ayez croisé.
« Bof, c’est juste un petit mal de cœur, ça va passer. »
Heureusement, devant vous, se dresse un phare.
Une grosse flamme, bien entretenue, alimentée au gras de baleine.
(Oui, je fais un peu d’éducation historique. 😬)
La voilà, la route à suivre. Votre sécurité.
Mais misère… Calypso a juré votre perte.
Le vent vous fouette le visage et vous éloigne peu à peu de la rive.
Une vague vient se fracasser sur le navire, côté bâbord.
Une vague semblable à toutes celles d’avant.
Une qui ne ressort pas du lot.
Arrivée avec la même intensité que s’est prédécesseures.
Mais cette fois-ci, elle abîme violemment la coque.
Le bateau prend l’eau.
Vous vous surprenez à maudire le mât qui n’est plus assez droit.
À haïr les voiles qui ne sont plus assez solides.
Une colère qui semble appartenir à quelqu’un d’autre, tant elle est illogique et incontrôlable.
La flamme rapetisse, elle semble si lointaine, presqu’un souvenir sur le point de disparaître.
Le navire prend l’eau. Votre tête s’embrouille l’espace d’un instant.
Dernier espoir : le canot à la mer.
Vous ramez.
Contre vents et marées.
Comme vous l’avez déjà fait tellement de fois auparavant.
Mais après une rude bataille contre Dame Nature, vous vous effondrez de fatigue.
Votre tête vous crie :
« Non ! Un capitaine n’abandonne jamais ! »
Mais votre corps, à bout de force, refuse de répondre.
Vous vous affalez au fond de votre minuscule embarcation.
Seul. Épuisé. En colère contre la terre et les cieux.
En vous répétant :
« C’est juste une tempête. Ça va passer… »
Et la tempête finit par passer.
Mais elle vous a amené si loin que vous êtes seul, sans repère. Isolé. Affaibli par une lutte acharnée.
(Et encore là, vous êtes chanceux de ne pas avoir fini au fond de l’océan)
Et si je vous disais qu’un bon capitaine ne navigue jamais seul ?
Même les plus grands navires avaient un navigateur.
Pas pour tenir le gouvernail à votre place.
Pas pour décider du cap.
Mais pour lire les cartes quand la brume tombe.
Pour voir les récifs que la fatigue empêche d’apercevoir.
Pour calculer les marées quand l’émotion brouille l’horizon.
Un navigateur ne remplace pas le capitaine.
Il l’aide à rentrer a bon port.
Demander de l’aide, ce n’est pas être indigne du poste de capitaine..
C’est refuser de le laisser couler par orgueil!
Les tempêtes font partie de l’océan.
S’y noyer n’est pas une preuve de force.
Un capitaine courageux affronte l’océan.
Un capitaine intelligent le fera sous les conseils de son navigateur.
Et la mer…
Elle est beaucoup moins hostile quand on n’est pas seul à l’affronter!
Messieurs, chaque vaisseau a besoin de son capitaine! N’abandonnez pas le navire, entourer vous d’un équipage digne!