03/09/2026
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9 faits sur les hernies discales lombaires
1) Définition anatomique et clinique
Une hernie discale lombaire résulte du déplacement du noyau pulpeux à travers l’annulus fibrosus vers le canal vertébral ou les foramen intervertébraux, pouvant amener une compression nerveuse (Bogduk, 2012). Cette migration peut être partielle ou complète et se présenter comme protrusion, extrusion ou séquestration (Bogduk, 2012).
Ceci est une explication physiopathologique et biomécanique, mais n’est pas corrélée à la condition clinique d’un patient.
2) Hernies discales fréquentes sans douleur
De nombreuses études montrent qu’une proportion importante d’adultes asymptomatiques (sans douleur, sans symptômes) présentent des hernies discales à l’IRM, sans douleur lombaire. Par exemple, plus de 30 % des adultes sains de 20 ans et jusqu’à 60 % à 80 % après 60 ans ont des anomalies discales sans symptômes.�(Brinjikji W. et al., 2015)
Une grande population de gens ont des hernies dicales au bas du dos et n’ont pourtant pas mal ni d’impact fonctionnel. D’autres personnes sans hernie discale ont pourtant de grandes douleurs lombaires.
3) Les facteurs psychosociaux influencent la récupération
Les croyances négatives, le stress ou les facteurs professionnels peuvent prolonger les symptômes.�(Linton, 2000)
4) Hernie discale ≠ toujours douleur lombaire
De nombreuses études d’imagerie montrent que des hernies discales sont fréquemment présentes chez des personnes sans douleur lombaire ni symptômes radiculaires. La prévalence de protrusions et d’autres anomalies discales augmente avec l’âge, ce qui signifie que la présence d’une hernie à l’IRM ne prouve pas nécessairement qu’elle est la cause de la douleur. Cela souligne l’importance d’intégrer les résultats d’imagerie avec l’examen clinique et l’histoire du patient. Les tests d’imagerie sont rarement nécessaires surtout lorsqu’il ne change pas notre approche de traitement.�(Brinjikji et al., 2015)
5) Le test de Lasègue (ou SLR) est sensible mais peu spécifique
Le test du Straight Leg Raise (SLR) est largement utilisé pour détecter une irritation radiculaire lombaire. Il possède une bonne sensibilité mais une spécificité plus faible, car d’autres pathologies peuvent également provoquer un test positif.�(Deville et al., 2000)
6) La centralisation de la douleur est un bon signe clinique
Lorsque la douleur radiculaire se rapproche de la colonne lors de certains mouvements, cela est souvent associé à un meilleur pronostic.� (Werneke et al., 2012)
C’est un concept que j’explique dans la vidéo où la capture d’écran a été prise.
7)Le tabagisme accélère la dégénérescence discale
La ni****ne diminue la perfusion sanguine et l’apport nutritif au disque intervertébral. Cela peut accélérer les processus dégénératifs et augmenter le risque de douleur lombaire.�(Samartzis et al., 2011)
8) La peur du mouvement peut aggraver la chronicité
La kinésiophobie peut entraîner une diminution de l’activité physique et une aggravation du handicap fonctionnel.�(Vlaeyen & Linton, 2000)
9) Rôle central de la physiothérapie
La physiothérapie vise à améliorer la mécanique lombaire, réduire la douleur et restaurer la fonction, par des exercices de stabilisation, l’éducation posturale et des interventions manuelles (van Middelkoop et al., 2011).