08/13/2025
Ralentir pour se nourrir.
Dernièrement, un client m’a dit :
« Ça va trop vite.
Ces derniers temps, je sens que mon cœur s’essouffle.
J’ai l’impression d’un trop-plein de tout :
de bruits, d’attentes, du rythme imposé par le travail.
C’est comme si ma vie avançait sans moi.
Je cours, je produis, je réponds, je m’adapte, mais à quel prix ?
C’est fou, je ne peux même pas
penser à prendre du temps pour
m’arrêter… »
Actuellement, beaucoup de choses nous empêchent
de plonger en nous-même.
Il y a tellement de distractions et d’informations alarmantes
qu’on ne s’entend plus penser.
On est tenté d’accuser tout ce brouhaha
qui nous fait parfois perdre le fil et le sens de nos vies.
On en arrive à croire qu’on n’a pas le choix,
qu’on est prisonnier d’une condition de survie sans issue.
C’est possible que, par moment, elle le soit.
Tout coûte cher et c’est vrai.
Entretenir l’idée même qu’on est en mode survie
peut être un puissant moteur pour nous propulser
en avant afin de s’assurer d’avoir les revenus nécessaires.
Cette idée peut aussi être une illusion rigide
qu’on entretient et qui nous répète :
« Envoye ! T’as pas l’choix. »
Cette injonction nous garde un toit sur la tête et le ventre plein.
Par contre, elle peut nous affamer sur le plan affectif.
À la longue, on n’a plus que des relations de travail
et on n’a pas le temps de s’en créer d’autres.
S’arrêter pour répondre à nos besoins affectifs ?
Impensable !
On se sent pris au piège, fatigué, épuisé, seul.
On a soif de vraies relations.
On a perdu de vue ce qui nous nourrit.
On n’arrive plus à se relier.
Qu’est-ce qui peut nous aider ...quand on en arrive là ?
..Au fil de notre échange, mon client a pu identifier ce qui le sauve :
-son trajet à vélo pour se rendre au boulot,
-l’air frais, le vent, la nature,
-les petits animaux, le chant des oiseaux.
Et ce qui l’aide à se sentir en lien :
-ses cours de yoga où il peut avoir des échanges avec d’autres
et où il arrive même à méditer cinq minutes
parce ce que c’est la consigne et qu’il peut surfer sur l’énergie du groupe.
C’est en se donnant des rendez-vous réguliers avec soi-même,
en réévaluant nos priorités, en s’offrant du répit pour se rappeler notre propre rythme et en faisant une place au silence qu’on peut entrevoir d’autres options que la simple survie.
C’est dans le silence que les vraies réponses se font entendre.
La thérapie peut être un bon moyen
pour s’arrêter et porter attention à ce qui se passe en soi :
la nécessité de prendre du recul, de voir plus clair
et de redonner de l’importance à nos besoins affectifs.
N'hésiter pas à me contacter :
chantalelie17@gmail.com
Image : Pinterest