01/06/2023
Cette pensée rejoint la loi de la non résistance qui consiste à adopter 3 attitudes plus justes, d'abord envers soi, pour transformer ensuite notre rapport au monde et à autrui.
Tout d'abord, l'acceptation qui consiste à accepter les choses telles qu'elles se présentent à nous, sans chercher à vouloir les changer. Lorsqu'une personne ou une situation nous fâche, ce n'est pas la personne ou la situation qui en est responsable, mais le sentiment que la personne ou la situation fait émerger en nous. Ce sentiment n'est qu'une réaction de notre ego. Ainsi, tout dépend de la manière dont nous accueillons la situation ou ce que la personne a provoqué en nous en n'étant plus dans la réaction mais dans l'acceptation.
Si nous acceptons la situation telle qu'elle se présente à nous, nous devenons pleinement responsables de la situation qui nous affecte, sans blâmer quiconque, à commencer par nous-mêmes. Nous ne sommes ni dans une posture de victime (Voyez ce qui m'arrive!), ni dans une attitude de culpabilité (C'est de ma faute!). Cela fait une énorme différence, car cela nous apporte la capacité à choisir une réponse créative, car chaque difficulté contient le germe d'une opportunité. Il n'y a plus ni bourreau ni empêcheur de tourner en rond, mais des professeurs ou des maîtres, comme le dit la sagesse tibétaine. Le sens caché de ce qui nous arrive est là précisément pour nous aider à cheminer sur le sentier de notre propre évolution.
En nous abandonnant à ce qui nous arrive dans l'instant présent, nous relâchons nos défenses, nos résistances et entrons pleinement dans la danse de la vie. Le galet dans la rivière ne lutte pas dans le courant. Il accepte et trouve sa place naturellement dans le lit du torrent. En condamnant les autres, nous créons de la résistance qui va s'intensifier à la mesure de notre rébellion. Soyons plutôt comme le jonc, de nature flexible, plutôt que le chêne qui résiste et qui se fait déraciné par la tempête. En renonçant à défendre notre point de vue coûte que coûte, nous n'avons plus à nous défendre et nous empêcherons de créer du conflit.
« Ramener de l’ordre dans le réseau projectionnel, c’est ramener un peu de santé dans la vie d’un individu ». « Nous devrions prendre à notre propre compte une bonne part des reproches dont nous accablons autrui puisque les projections sur l’objet ne sont que contenus inconscients du sujet qui parle ».
Jung
« Tout progrès dans la compréhension mutuelle et dans la capacité de s’entendre avec son prochain dépend du retrait des projections » « Et si le vœu de paix ne passait plus par l’injonction souvent entendue : « si tu veux la paix prépare la guerre » qui a longtemps justifié toutes les pulsions agressives individuelles et collectives, mais incitait chacun à faire retour sur soi, combien de malheurs pourraient être évités ? C’est à l’évidence une solution offrant à chaque humain le choix d’exercer sa responsabilité sans incriminer l’extérieur. Ainsi chacun deviendrait acteur de sa vie et non plus jouet impuissant ou justicier vengeur»
Von Franz