09/01/2026
Ce soir, en ce 31 décembre, alors que l’année s’achève et que beaucoup s’apprêtaient à accueillir un nouveau départ, le temps s’est arrêté à Cran-Montana.
Des vies ont été brutalement fauchées. Des familles, des proches, des amis sont plongés dans une douleur que rien ne peut apaiser. Face à une telle tragédie, les mots semblent toujours insuffisants, mais le silence, partagé ensemble, peut devenir un signe de respect, de soutien et de solidarité.
Nous sommes réunis pour honorer la mémoire des victimes, pour reconnaître leur existence, leur présence, et pour dire qu’elles ne sont pas réduites à un événement ou à une date, mais qu’elles restent des êtres aimés, porteur d’histoires, de sourires et de liens.
En ce moment de recueillement, nos pensées vont à celles et ceux qui ont perdu la vie, ainsi qu’à leurs familles et à leurs proches, qui traversent l’épreuve la plus injuste qui soit.
Nous pensons également à celles et ceux qui sont intervenus sur les lieux, le primo intervenants, les ambulanciers, les pompiers, les policiers, les forces engagées, confrontés à l’inimaginable,et qui malgré le choc, ont agi avec courage, professionnalisme et humanité.
Eux aussi portent désormais les traces de cette nuit. Que notre reconnaissance leur soit adressée, et que notre soutien les accompagne dans le temps à venir.
Puissions-nous, par notre présence, témoigner que la communauté est là, unie, attentive, humaine. Puissions-nous porter ensemble cette peine, et rappeler que même dans la nuit la plus sombre, la solidarité et la dignité restent des lumières essentielles.
À celles et ceux qui sont présents ce jour, si cette tragédie vous touche, vous bouleverse ou vous attriste, sachez que cela est normal. Être affecté face à la perte, face à l’injustice, face à la souffrance humaine, c’est le signe de notre sensibilité et notre humanité.
Chacun vit ce moment à sa manière. Il n’y ni bonne ni mauvaise émotion, ni silence trop lourd, ni larmes déplacées. Être ici, ensemble, c’est déjà une façon de faire face, de se soutenir, et de ne pas rester seuls.
Observons maintenant un instant de silence en hommage aux victimes et en soutien à celles et ceux qui souffrent