28/01/2026
Œufs et cholestérol : une peur tenace… mais biologiquement fausse
Pendant des décennies, les œufs ont été accusés d’augmenter le cholestérol sanguin et de favoriser les maladies cardiovasculaires. Résultat : jaunes d’œufs diabolisés, omelettes culpabilisées, recommandations arbitraires (« pas plus de 2 œufs par semaine »).
Le problème ? Cette réputation ne tient pas face à la biologie humaine.
Le cholestérol alimentaire n’est PAS le cholestérol sanguin
Environ 70 à 80 % du cholestérol sanguin est fabriqué par le foie, pas par l’alimentation.
Lorsque l’on mange des aliments riches en cholestérol (comme les œufs), le foie réduit naturellement sa propre production. C’est un mécanisme de régulation fin et efficace, appelé rétro-contrôle hépatique.
Chez la majorité des individus, manger des œufs n’augmente pas le LDL-cholestérol de façon significative.
Les études modernes montrent que :
• La consommation d’œufs augmente surtout le HDL (le “bon” cholestérol)
• Le LDL peut légèrement augmenter chez certains individus, mais avec des particules plus grosses et moins athérogènes
• Il n’y a pas d’augmentation du risque cardiovasculaire chez les personnes en bonne santé
Autrement dit : le problème n’est pas le cholestérol total, mais le type de particules LDL et l’inflammation associée.
Le vrai coupable n’est pas l’œuf
Si le cholestérol sanguin augmente, les causes principales sont :
• Excès de sucres raffinés
• Résistance à l’insuline
• Inflammation chronique
• Sédentarité
• Stress et manque de sommeil
Accuser l’œuf revient à blâmer le thermomètre pour la fièvre.
L’œuf : un aliment métaboliquement intelligent
Un œuf, c’est :
• Des protéines complètes
• De la choline (essentielle pour le foie et le cerveau)
• Des vitamines A, D, E, B12
• Des acides gras bénéfiques
C’est l’un des rares aliments nutritionnellement cohérents avec notre physiologie.
Qui doit rester prudent ?
• Certaines personnes dites hyper-répondeurs (minorité)
• Patients avec dyslipidémies génétiques spécifiques
• Dans ces cas : individualisation, pas interdiction dogmatique.
Conclusion (un peu provocante)
• Les œufs n’augmentent pas dangereusement le cholestérol chez la majorité des gens.
• Le cholestérol alimentaire n’est pas l’ennemi qu’on a voulu faire croire.
• La peur des œufs est une relique nutritionnelle, pas une vérité biologique.
Réhabiliter l’œuf, c’est réconcilier nutrition et physiologie.
Et vous mangez vous des oeufs? Quelle est la meilleure façon de les consommer à votre avis?