11/02/2026
Quand la rigidité devient une compensation de l’hyperlaxité
L’hyperlaxité n’entraîne pas uniquement de la mobilité excessive.�Elle induit aussi, paradoxalement, des stratégies de rigidification mises en place par le système nerveux.
Face à une laxité tissulaire et à une instabilité perçue, l’organisme cherche à recréer de la sécurité. Il augmente le tonus musculaire, limite volontairement certaines amplitudes et privilégie des schémas moteurs plus stéréotypés. Cette rigidité est donc fonctionnelle et adaptative, et non contradictoire avec l’hypermobilité.
Sur le plan clinique, cette compensation peut masquer la laxité sous-jacente. Le patient apparaît raide, douloureux, parfois hypertonique, alors même que la structure tissulaire reste insuffisamment tendue pour assurer une stabilité passive efficace.
À long terme, ces stratégies de rigidification peuvent devenir coûteuses : douleurs persistantes, fatigue chronique, perte de variabilité motrice et diminution de la capacité d’adaptation. Les comprendre comme des réponses neuro-motrices à une instabilité de fond est essentiel pour ajuster l’évaluation et la prise en charge.