30/01/2026
APPLAUDIR NE SUFFIT PAS!
Pendant le Covid, on a applaudi.
Aux balcons. Aux fenêtres.
On a parlé d’héroïsme, d’engagement, de vocation.
Aujourd’hui, pour une partie des soignants, on ajuste.
On réduit. On corrige après coup.
Je tiens à le dire clairement :
👉 le Canton a certes engagé des efforts en faveur des professionnels de la santé (programmes, financements, volonté politique).
MAIS il y a un angle mort.
Un angle mort majeur.
👉 L’impact spécifique de l’arrêté du 3.12.2025 sur les infirmiers indépendants, en particulier en santé mentale (adultes et enfants), dont beaucoup exercent en pratique mixte (cabinet et terrain).
Il ne s’agit ni d’un malentendu, ni d’un simple ressenti.
👉 Il s’agit d’un changement structurel brutal, aux effets immédiats.
Concrètement, sur le terrain :
💵 des charges fixes lourdes liées aux cabinets (baux, assurances, investissements), qui limite grandement un ajustement réactif à la nouvelle tarification,
💵des déplacements à domicile déjà présents et accrus,
💵une fragilisation rapide de l’équilibre financier,
💵une impossibilité d’anticiper ou d’adapter une activité déjà sous tension,
💵une insécurité juridique profonde.
Pour certains professionnels, le risque dépasse l’ajustement budgétaire :
👉 défaut de paiement, voire faillite personnelle, dans des pratiques pourtant encouragées pour leur flexibilité et leur proximité.
En effet, les mesures globales (revalorisation CCT, financement des nuits, formation) concernent surtout des structures collectives (hôpitaux, EMS, EPSM...).
Elles ne compensent pas une baisse tarifaire directe et RETROACTIVE pour des indépendants qui assument seuls les coûts du terrain.
Or, les infirmiers indépendants — notamment en santé mentale et en pédopsychiatrie — sont un maillon essentiel du dispositif de soins, dans un contexte de pénurie aiguë et de demandes croissantes.
Avec une amputation de la part résiduelle, le risque est clair :
📉 réduction des soins de proximité (notamment en pédopsychiatrie),
📉risque de discontinuité des prises en charge,
📉affaiblissement de l’accès aux prestations pour les plus vulnérables,
Ce message n’est pas un rejet des efforts engagés.
C’est un appel à regarder la réalité en face.
Car sur le terrain, cela ne ressemble pas à une réforme.
Cela ressemble à un séisme silencieux.
Applaudir ne suffit pas.
Reconnaître, c’est aussi ne pas pénaliser celles et ceux qui tiennent LES SOINS DEBOUT, entre cabinet et terrain.
hashtag hashtag hashtag