02/03/2026
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𝐒𝐚𝐧𝐭𝐞́ 𝐩𝐮𝐛𝐥𝐢𝐪𝐮𝐞 : 𝐝𝐞𝐬 𝐞𝐱𝐩𝐞𝐫𝐭𝐬 𝐝𝐞 𝐥’𝐈𝐍𝐇𝐏 𝐩𝐚𝐫𝐭𝐢𝐜𝐢𝐩𝐞𝐧𝐭 𝐚̀ 𝐥’𝐚𝐭𝐞𝐥𝐢𝐞𝐫 𝐫𝐞́𝐠𝐢𝐨𝐧𝐚𝐥 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐂𝐄𝐃𝐄𝐀𝐎 𝐬𝐮𝐫 𝐥𝐚 𝐭𝐫𝐚𝐧𝐬𝐟𝐨𝐫𝐦𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐧𝐮𝐦𝐞́𝐫𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐬𝐮𝐫𝐯𝐞𝐢𝐥𝐥𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐞́𝐩𝐢𝐝𝐞́𝐦𝐢𝐨𝐥𝐨𝐠𝐢𝐪𝐮𝐞
Du lundi 23 au vendredi 27 février 2026, la ville de Cotonou a accueilli un atelier régional stratégique consacré à la transformation numérique de la surveillance épidémiologique dans l’espace Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO).
Placée sous l’approche « Une Seule Santé » (One Health), cette rencontre de haut niveau a mobilisé les décideurs sanitaires et experts techniques d’Afrique de l’Ouest, avec une participation remarquée des agents de l’INHP de Côte d’Ivoire, engagés dans la construction d’un bouclier sanitaire technologique, intégré et interopérable.
Organisé par l’Organisation Ouest Africaine de la Santé (OOAS), bras technique santé de la CEDEAO, l’atelier visait à moderniser et interconnecter les systèmes d’alerte précoce dans la région.
Durant cinq jours, les directeurs nationaux en charge de la santé humaine, animale et environnementale ont travaillé en synergie afin d’opérationnaliser l’approche « Une Seule Santé »
L’objectif est clair : toute maladie détectée chez l’animal ou toute anomalie environnementale doit immédiatement déclencher une alerte dans le secteur de la santé humaine.
« La surveillance n’est pas seulement une fonction technique, elle est un acte de souveraineté, un pacte de solidarité régionale », a souligné le Dr Françoise Sibylle Assavedo, Directrice adjointe de Cabinet du ministère béninois de la Santé, rappelant que les crises d’Ebola, de choléra ou de Mpox ignorent les frontières.
Si des outils comme la plateforme régionale DHIS2 ou l’application ECOAlert ont déjà démontré leur efficacité, la CEDEAO ambitionne désormais de franchir une nouvelle étape.
Le Dr Diarrassouba Mamadou, Directeur exécutif du Centre régional de surveillance et de contrôle des maladies (CRSCM-CEDEAO), a insisté sur l’urgence de bâtir un système véritablement interopérable, capable de garantir un partage fluide, rapide et harmonisé des données sanitaires.
Les principaux enjeux techniques abordés lors de l’atelier : sont l’harmonisation des données entre les États membres, l’intégration complète des indicateurs de santé animale et environnementale et l’automatisation accrue des flux d’informations afin de gagner de précieuses heures en cas d’émergence épidémique.
Pour des partenaires internationaux tels que l’Africa CDC, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) ou la GIZ, la numérisation constitue un levier stratégique majeur pour la résilience sanitaire régionale. Maryam Ibrahim Buba, représentante d’Africa CDC, a d’ailleurs souligné qu’une région numériquement connectée est une région capable de prendre des décisions « plus rapides et plus intelligentes ».
Faut-il le noter, la Côte d’Ivoire a activement contribué aux travaux à travers une délégation multisectorielle composée de Pr TRAORÉ Youssouf (INHP), Responsable RSI, Dr DIALLO Maky, en charge de la Surveillance Épidémiologique (INHP), Pr WOGNIN Affou Séraphin du Centre Ivoirien Antipollution (CIAPOL) et Dr OUATTARA Douyeri Thierry de la Direction des Services Vétérinaires.
La participation des agents de l’INHP témoigne de l’engagement constant de la Côte d’Ivoire en faveur du renforcement de la surveillance intégrée et de la sécurité sanitaire régionale.
À l’issue des travaux, l’atelier de Cotonou devrait déboucher sur une feuille de route opérationnelle assortie d’une liste actualisée des maladies prioritaires à surveiller.
Cette dynamique ambitionne de positionner l’Afrique de l’Ouest comme un espace précurseur en matière de sécurité sanitaire intégrée et de gouvernance numérique des risques épidémiques