19/03/2026
Encore beaucoup trop d’idées reçues circulent quand on parle de trauma complexe.
On imagine souvent qu’un traumatisme se reconnaît facilement avec un événement spectaculaire, un souvenir très clair, une personne qui en parle ouvertement. Et puis avec le temps, on pense que tout devrait finir par se tasser.
Dans la réalité clinique, les choses sont beaucoup moins visibles.
Le psychotraumatisme complexe est souvent lié à des expériences répétées ou prolongées, souvent dans des contextes où la personne n’avait pas réellement la possibilité de fuir ou de se protéger. Les effets ne se résument pas à un souvenir douloureux, ils touchent aussi la manière dont le cerveau perçoit le danger, régule les émotions, construit l’image de soi et entre en relation avec les autres et il touche surtout l’attachement.
Certaines personnes peuvent continuer à travailler, avoir une vie sociale, donner l’impression de gérer. Mais à l’intérieur, il peut y avoir une vigilance constante, une fatigue psychique importante, des reviviscences, de l’évitement, ou un sentiment profond d’être abîmé.e à jamais par ce qui a été vécu.
C’est aussi pour cela que le psychotraumatisme passe souvent inaperçu. Parce qu’une grande partie de ses effets reste invisible et qu’on en parle soit mal, soit pas assez. C’est une réalité psychique et neurobiologique complexe, aujourd’hui bien documentée en psychotraumatologie.
Si vous voulez que j’aborde d’autres aspects du psychotraumatisme dans de futurs posts, vous pouvez me le dire en commentaire 🩷