08/11/2025
🕐 17h38.
Mon téléphone sonne.
Un message reçu 30 minutes plus tôt :
“Julien, j’aurais besoin de toi.
Je n’arrive plus à me connecter à ma ligne de temps — passé, présent, futur.
Je me sens décalée, en dehors de moi-même.
Qu’est-ce que je peux faire pour me recentrer ?”
Je décroche.
C’est Sophie.
Elle parle vite, le souffle court.
Je perçois une demande… mais pas encore un objectif.
(Quand on va mal, on cherche de l’air, pas une méthode.)
Je lui demande :
👉 “Quel outil que tu connais déjà pourrait t’aider ?”
Elle réfléchit.
“Les Caplat.”
Parfait.
L’idée : interrompre le flux de pensées.
(Parce qu’à ce stade, le cerveau = hamster sous caféine 🐹☕️)
Je poursuis :
👉 “Qu’est-ce qui te dérange là, maintenant ?”
Une phrase.
Anodine.
Mais qui, pour elle, a tout déclenché.
Alors je l’invite à ressentir, pas à penser.
Où ça se loge.
Comment ça se manifeste.
Ce que le corps dit.
Et intérieurement, je me demande :
“Est-ce qu’elle a besoin d’un recadrage… ou d’un apprentissage ?”
Milton Erickson me souffle :
“Qu’est-ce que cette personne a besoin d’apprendre ?”
Sophie avait besoin d’apprendre à créer un ancrage.
Un ancrage, c’est simple :
👉 Lier une émotion à un geste.
(Autrement dit : apprendre à dire à son cerveau “ce moment, garde-le bien.”)
Je lui demande :
“C’est quand la dernière fois que tu t’es sentie vraiment bien ?”
Elle rit.
“Oh, plusieurs fois.”
“Alors choisis-en une,” je lui dis.
“Une situation où tu t’es sentie stable, vivante… et où ton corps s’en souvient encore.”
Elle ferme les yeux.
Serrant le poing, elle revisite ce moment.
Petit à petit, le souffle revient.
Le mental se calme.
Et soudain, elle dit :
“C’est dingue…
je me sens super bien.
Mon cerveau s’est arrêté.”
Et c’est souvent là…
que le vrai travail commence.
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Mon métier, c’est ça aussi.
📞 Décrocher un téléphone.
🎯 Poser les bonnes questions.
💡 Et rappeler à quelqu’un
qu’il a déjà tout en lui pour aller mieux.
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✨ Julien Raux
J’aide les dirigeants à retrouver ce souffle intérieur —
celui qui libère la clarté, la confiance et la lucidité.