12/02/2026
Attention ⚠️ tres important pour comprendre comment accompagner les tda/h
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Les transitions chez les enfants qui ont un TDAH : quand changer devient un effort invisible
Pour beaucoup d’adultes, une transition est anodine.
Arrêter de jouer. Ranger. Changer de pièce. Quitter un lieu. Passer à autre chose.
Pour un enfant qui a un TDAH, ces moments peuvent être parmi les plus coûteux de la journée.
Et pourtant, ce sont souvent ceux qu’on questionne le moins.
Ce que l’adulte voit… et ce que l’enfant vit
De l’extérieur, l’enfant semble refuser.
Il traîne.
Il s’énerve.
Il explose parfois pour « rien ».
Mais ce que l’enfant vit n’est pas un simple refus.
Une transition, pour un enfant qui a un TDAH, c’est interrompre un état interne.
C’est passer brutalement d’un engagement fort à une rupture imposée.
Quand l’enfant est plongé dans une activité, son attention est mobilisée, ses émotions aussi.
Stopper net, sans préparation, crée une forme de désorganisation intérieure.
Ce n’est pas un caprice.
C’est une surcharge.
Pourquoi arrêter est souvent plus difficile que commencer
Chez beaucoup d’enfants TDAH, le démarrage est compliqué… mais l’arrêt l’est parfois encore plus.
L’activité en cours apporte
– une stimulation
– un apaisement
– un sentiment de maîtrise
– parfois une forme de sécurité
Interrompre cela, c’est perdre un équilibre, même temporaire.
Et plus l’activité est investie émotionnellement, plus la transition est coûteuse.
Les transitions multiples : un facteur d’épuisement sous-estimé
Une journée d’enfant est remplie de transitions :
– quitter la maison
– entrer en classe
– changer d’activité
– passer à la récréation
– revenir au calme
– repartir ailleurs
Chez un enfant TDAH, chacune de ces transitions demande un effort d’adaptation.
À la fin de la journée, ce n’est pas la mauvaise volonté qui s’exprime.
C’est l’épuisement.
Quand la transition déclenche une crise
Beaucoup de crises surviennent précisément à ces moments-là.
Non pas parce que l’enfant refuse la règle, mais parce qu’il n’a plus assez de ressources pour s’adapter.
Dire « dépêche-toi », « ce n’est pas compliqué », « fais un effort » n’aide pas.
Cela ajoute de la pression à une situation déjà saturée.
Ce qui aide vraiment dans les moments de transition
Ce qui soutient l’enfant, ce n’est pas d’éliminer les transitions, mais de les rendre prévisibles et accompagnées.
Prévenir avant de stopper.
Nommer le temps restant.
Utiliser des repères clairs et constants.
Laisser à l’enfant un temps pour se désengager mentalement, pas seulement physiquement.
Mettre des mots simples sur ce qui va se passer.
Réduire l’imprévu quand c’est possible.
Accepter que certaines transitions demandent plus de temps que prévu.
Ce n’est pas céder.
C’est adapter.
En grandissant, les transitions ne disparaissent pas
À l’adolescence et à l’âge adulte, ces difficultés changent de forme.
Changer de tâche.
Passer du travail au repos.
Quitter un lieu, une relation, une activité investie.
Beaucoup d’adultes qui ont un TDAH décrivent encore une grande difficulté à « couper », à passer d’un état à un autre sans tension.
Comprendre cela tôt permet d’outiller l’enfant pour plus t**d, au lieu de lui apprendre à se forcer.
Comprendre pour éviter l’escalade
Un enfant qui a du mal avec les transitions n’est pas opposant.
Il est en difficulté d’ajustement.
Changer le regard permet souvent de désamorcer bien des conflits.
Ce n’est pas la transition en elle-même qui pose problème.
C’est la manière dont elle est imposée, vécue et accompagnée.
Conclusion !
Chez les enfants qui ont un TDAH, les transitions sont des moments sensibles, pas des détails.
Les sécuriser, c’est réduire les crises.
Les anticiper, c’est préserver l’énergie.
Les accompagner, c’est aider l’enfant à grandir sans s’épuiser.
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