02/02/2026
Et si on mettait à l’épreuve notre connerie ?
Le temps ne fait rien à l’affaire quand on est con on est con.
La connerie, la méconnaissance congénitales et universelles, la passion de l’ignorance foncièrement humaine - ce quelque soit l’âge, le sexe, la couleur, la nationalité ou les croyances des uns et des autres bien que relevées, chantées restent vraisemblablement l’affaire des autres.
Si le temps logique ne fait rien à l’affaire c’est qu’il existe un angle mort ignoré, inexploré dont il est possible de relever certains effets délétères mais dont on semble bien se garder.
L’analyse de ce qui motive nos actes et actions, ce qui soutient notre parole ou structure notre pensée réserve pourtant des surprises au sujet épris de vérité.
La boussole qui nous oriente nous appartient elle ?
La lecture que nous faisons du monde - incluant l’influence de l’autre - passe-t-elle par le tamis de l’esprit critique singulier et légitime que devrait être celui de tout homme libre ?
De quoi se nourrissent nos certitudes ?
Quid des commandes de notre existence ?
Au vu des dégâts inestimables occasionnés par la connerie - malgré son caractère inéluctable et potentiellement confortable - il serait possible d’envisager que sa prise en compte, sa mise en doute puissent amener à une certaine relativisation de cette dernière et une diminution salutaire de ses effets.
📸 Lucian Freud