20/11/2025
Cela devient un vrai sujet.
On me dit souvent — pour ne pas dire tout le temps — :
« Je suis bien seule »,
« J’ai besoin d’être seule »,
« J’ai besoin de me retrouver ».
On fait du divorce et du célibat une vérité absolue.
Et très souvent, malheureusement, on prend comme exemples des personnes dites “connues” sur les réseaux, qui, après un mariage médiatisé, se séparent et finissent par normaliser l’idée que la séparation est quelque chose de normal, presque banal.
Mais il n’en est rien…
Je pose ça là, faites-en ce que vous voulez.
Mais ne me dites pas que vous n’avez jamais ressenti le manque de quelqu’un…
Je ne vous croirais pas.
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On entend souvent dire que « se choisir soi-même » suffit, que la vraie force, c’est de n’avoir besoin de personne.
Mais tôt ou t**d, la solitude finit par résonner trop fort.
Pas parce qu’on est faible.
Parce qu’on est humain.
Beaucoup prennent aujourd’hui la voie de l’isolement en pensant que c’est une forme d’élévation personnelle.
Alors qu’en réalité, c’est parfois juste plus simple : choisir personne, c’est éviter le risque, l’effort, la vulnérabilité.
Mais choisir l’autre, prendre le temps de s’investir, de construire, d’aimer — ça aussi, c’est se choisir soi.
C’est être cohérent avec ce que nous sommes vraiment : des êtres de lien.
Ce n’est pas un besoin social, c’est la vie.
On a besoin d’être, et on a besoin d’appartenir.
On a besoin de regards qui nous reconnaissent, de voix qui nous répondent, de relations qui nous ancrent.
Sinon, même la paix intérieure devient un décor trop silencieux.
Selon Maslow, le besoin d’appartenance fait partie des besoins fondamentaux de tout être humain — au même titre que la sécurité ou l’estime de soi.
Ignorer cela, c’est croire qu’on peut exister complètement dans l’isolement.
C’est l’époque qui se déshumanise, qui confond autonomie avec isolement, liberté avec rupture, paix avec fuite.
La vraie force, ce n’est pas d’être seul.
La vraie force, c’est de savoir s’ouvrir, s’attacher, construire avec quelqu’un, et accepter que notre stabilité se nourrit aussi des liens que nous cultivons.
Parce que l’humain n’a jamais été fait pour exister en solitaire.
By Déborah Faure.