05/02/2026
Je suis toujours émerveillée par la maniÚre dont nous fonctionnons.
Et pourtant, jâobserve souvent, lors de mes accompagnements, combien de personnes se plaignent de ne rien recevoir, sans rĂ©aliser quâelles-mĂȘmes ne donnent pas rĂ©ellement, ou pas de maniĂšre adaptĂ©e.
TrĂšs souvent, cela sâaccompagne dâun dĂ©ni de soi, dâune mĂ©connaissance de ses propres besoins. On se focalise sur lâautre, au point dâoublier ce que nous mettons en place nous-mĂȘmes.
En écoutant leurs histoires, je remarque que le problÚme est ailleurs, plus subtil, plus profond.
Ces personnes reçoivent, mais pas ce quâelles demandent, donc elles ne reconnaissent pas ce quâelles reçoivent.
Câest un peu comme quelquâun qui demande un verre dâeau, mais Ă qui lâon offre dix kilos de pain.
Il ne se sent ni compris ni entendu. Et parce quâil demande de lâeau, il imagine que lâautre aussi en veut, alors il lui donne des litres dâeau⊠sauf que lâautre, lui, voulait un morceau de pain.
Nous entrons alors dans un problĂšme dâĂ©coute et dâattention, qui finit par Ă©puiser les deux cĂŽtĂ©s.
Mais Ă©couter lâautre et lui donner avec justesse peut parfois soulever dâautres difficultĂ©s : ĂȘtre confrontĂ© Ă son jugement ou Ă sa critique.
Lâautre ne comprend pas toujours nos besoins, parce quâils ne rentrent pas dans ses valeurs, dans sa vision du monde.
Cela peut le mettre en insĂ©curitĂ©, car cela rĂ©veille des peurs non rĂ©solues, des blessures anciennes ou ses propres projections de soi. Il peut aussi simplement se sentir incapable de donner ce quâil nâa jamais reçu.
Câest ainsi que naissent lâincomprĂ©hension et parfois le conflit : chacun tente dâamener lâautre Ă sa vision, pour plus de confort ou de sĂ©curitĂ©.
Dâautres, au contraire, se mettent en retrait et finissent par penser que lâautre est un Ă©ternel insatisfait.
Personne nâa tort ou raison : câest simplement diffĂ©rent, et tout aussi important des deux cĂŽtĂ©s.
Nous ne pouvons pas avoir les mĂȘmes envies, les mĂȘmes idĂ©es, les mĂȘmes besoins, et câest lĂ toute la richesse de la relation.
Une complĂ©mentaritĂ© devrait sâinstaller plutĂŽt quâun conflit dâintĂ©rĂȘts.
Nous ne sommes pas lĂ pour juger les besoins de lâautre, mais pour apprendre Ă nous comprendre mutuellement.Je suis toujours Ă©merveillĂ©e par la maniĂšre dont nous fonctionnons.
Et pourtant, jâobserve souvent, lors de mes accompagnements, combien de personnes se plaignent de ne rien recevoir, sans rĂ©aliser quâelles-mĂȘmes ne donnent pas rĂ©ellement, ou pas de maniĂšre adaptĂ©e.
TrĂšs souvent, cela sâaccompagne dâun dĂ©ni de soi, dâune mĂ©connaissance de ses propres besoins. On se focalise sur lâautre, au point dâoublier ce que nous mettons en place nous-mĂȘmes.
En écoutant leurs histoires, je remarque que le problÚme est ailleurs, plus subtil, plus profond.
Ces personnes reçoivent, mais pas ce quâelles demandent, donc elles ne reconnaissent pas ce quâelles reçoivent.
Câest un peu comme quelquâun qui demande un verre dâeau, mais Ă qui lâon offre dix kilos de pain.
Il ne se sent ni compris ni entendu. Et parce quâil demande de lâeau, il imagine que lâautre aussi en veut, alors il lui donne des litres dâeau⊠sauf que lâautre, lui, voulait un morceau de pain.
Nous entrons alors dans un problĂšme dâĂ©coute et dâattention, qui finit par Ă©puiser les deux cĂŽtĂ©s.
Mais Ă©couter lâautre et lui donner avec justesse peut parfois soulever dâautres difficultĂ©s : ĂȘtre confrontĂ© Ă son jugement ou Ă sa critique.
Lâautre ne comprend pas toujours nos besoins, parce quâils ne rentrent pas dans ses valeurs, dans sa vision du monde.
Cela peut le mettre en insĂ©curitĂ©, car cela rĂ©veille des peurs non rĂ©solues, des blessures anciennes ou ses propres projections de soi. Il peut aussi simplement se sentir incapable de donner ce quâil nâa jamais reçu.
Câest ainsi que naissent lâincomprĂ©hension et parfois le conflit : chacun tente dâamener lâautre Ă sa vision, pour plus de confort ou de sĂ©curitĂ©.
Dâautres, au contraire, se mettent en retrait et finissent par penser que lâautre est un Ă©ternel insatisfait.
Personne nâa tort ou raison : câest simplement diffĂ©rent, et tout aussi important des deux cĂŽtĂ©s.
Nous ne pouvons pas avoir les mĂȘmes envies, les mĂȘmes idĂ©es, les mĂȘmes besoins, et câest lĂ toute la richesse de la relation.
Une complĂ©mentaritĂ© devrait sâinstaller plutĂŽt quâun conflit dâintĂ©rĂȘts.
Nous ne sommes pas lĂ pour juger les besoins de lâautre, mais pour apprendre Ă nous comprendre mutuellement, sans convaincre, sans Ă©craser, sans imposer.
Pour cela, il faut revenir Ă soi, accepter que si un blocage ou un sentiment dâinsĂ©curitĂ© apparaĂźt, câest quâil y a quelque chose Ă comprendre en nous, et non chez lâautre.
Que ce soit avec nos enfants, nos collĂšgues, nos amis ou nos conjoints, nous avons le devoir de prendre le temps de nous comprendre, pour mieux comprendre lâautre.
Ne craignons pas la diffĂ©rence : lorsquâelle est saine et respectueuse, elle peut nous inspirer, nous nourrir et nous ouvrir.
Mais parfois, cette diffĂ©rence rĂ©veille chez nous un inconfort. Au lieu dây voir un signal de dĂ©sĂ©quilibre intĂ©rieur, nous croyons que câest lâautre qui est dĂ©calĂ©. Alors, quelque chose de trĂšs sain peut devenir souffrant, simplement parce que nous le percevons Ă travers nos filtres et nos blessures.
Dans ces moments-lĂ , ce nâest pas lâautre qui est problĂ©matique, câest notre propre difficultĂ© Ă accueillir la diffĂ©rence qui se rĂ©vĂšle. Et sans le vouloir, cette rĂ©sistance peut nous donner lâapparence dâĂȘtre toxiques, alors quâen rĂ©alitĂ© nous touchons un point de nous qui demande Ă ĂȘtre compris.
Car si, mĂȘme avec les meilleures intentions, nous cherchons Ă transformer lâautre pour quâil nous ressemble, nous cessons de lâaimer tel quâil est. Et câest lĂ , souvent, que commence la souffrance relationnelle.
Certaines personnes apprennent trĂšs tĂŽt Ă mentir ou Ă tromper comme un rĂ©flexe de survie. Câest un mĂ©canisme mis en place dĂšs lâenfance pour se protĂ©ger dâun danger, rĂ©el ou perçu, et il devient, avec le temps, une forme de normalitĂ©.
Lorsquâon essaie, avec bienveillance, de leur faire comprendre quâil est possible de parler, de se dĂ©poser, dâexprimer ce quâelles vivent sans avoir Ă se cacher, cela peut pourtant devenir extrĂȘmement souffrant pour elles.
Car, sans le vouloir, on les confronte Ă une part dâelles-mĂȘmes quâelles ont appris Ă enfouir pour survivre. Cette mise en lumiĂšre crĂ©e un inconfort profond : la personne se braque, se met en colĂšre ou inversement accuse lâautre, comme pour se dĂ©fendre dâune douleur trop vive.
Et pourtant, Ă la base, lâintention est belle et saine, celle dâoffrir un espace dâaccueil et dâauthenticitĂ©. Mais tant que lâautre nâa pas les ressources intĂ©rieures pour se regarder sans peur, cette lumiĂšre devient Ă©blouissante : elle blesse avant de libĂ©rer.
Câest pourquoi il est essentiel de se souvenir que nous ne sommes pas lĂ pour forcer la prise de conscience, ni pour endosser le rĂŽle du thĂ©rapeute.
Se protĂ©ger, câest aussi poser la limite entre le dĂ©sir dâaider et le devoir de se prĂ©server. Accepter lâautre tel quâil est, avec ses zones dâombre et son rythme, sans se faire mal, câest faire preuve dâun amour vĂ©ritable, celui qui respecte la libertĂ© de lâautre comme la nĂŽtre.
Les relations sont des terrains dâĂ©volution personnels, oĂč la lumiĂšre se pose sur nos zones dâombre.
Câest souvent difficile, parfois douloureux, alors nous fuyons, prĂ©fĂ©rant notre zone de confort Ă la remise en question.
Pourtant, câest justement lĂ que la croissance commence.
Grandir ensemble, câest apprendre Ă aimer la diffĂ©rence sans vouloir la transformer.
Julya Tisserand | Ashes Of Moon
Sophrologue ⹠Naturopathe ⹠Accompagnante Périnatale & Doula
Spécialisée endométriose, émotions & maternité consciente
đ En distanciel prĂ©sentiel
đ linktr.ee/ashesofmooon
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