26/01/2026
Coup de gu**le du jour.
Et coup de cœur pour ces femmes qui ont versé leurs larmes dans mon cabinet aujourd’hui.
J’ai reçu plusieurs jeunes mamans ayant accouché il y a moins d’un an, des femmes profondément marquées par la naissance de leur enfant… mais aussi par la manière dont elles ont été accompagnées à ce moment-là.
Je n’entrerai pas dans les détails de leurs histoires, mais les mêmes mots reviennent :
Manque d’écoute, manque de tact, manque d’empathie, paroles blessantes, justement etc .
Des femmes à qui l’on a adressé des remarques dévalorisantes au moment même où elles étaient en train de donner la vie, dans un état de vulnérabilité physique et émotionnelle.
Comment est-ce encore possible en 2026 ?
Alors que nous savons aujourd’hui que la grossesse et la naissance ne sont pas seulement des événements médicaux, ce sont des bouleversements profonds : physiques, hormonaux, psychiques, émotionnels….
Nous savons aussi que le bébé ressent tout, il enregistre, et s’imprègne des émotions de sa mère.
Que le stress, la peur, l’abandon, l’humiliation ou l’insécurité ne disparaissent pas par magie après l’accouchement.
Et pourtant…
On entend encore des femmes à qui l’on dit qu’elles sont « trop ceci », « pas assez cela », sans jamais tenir compte de leur histoire, de leur vécu, de leurs blessures, de leurs mémoires émotionnelles, ni de leur fragilité à cet instant.
Ces mots laissent des traces dans le corps, dans le cœur, dans le lien mère/enfant, dans le post-partum (et oui la chute des hormones a bon dos ça va bien 5 minutes avec ça), dans la manière dont une femme ose ou non se sentir mère.
Je ne donnerai volontairement aucun exemple précis de ce que j’ai entendu aujourd’hui, par respect pour mes consultantes et parce que je n’ai pas demandé leur autorisation pour partager leurs histoires.
Mais ce que j’ai entendu m’a profondément touchée et bouleversée.
La manière dont certaines femmes ont été accompagnées à ce moment si fondateur de leur vie, et les conséquences émotionnelles encore bien présentes aujourd’hui, ne peuvent pas être considérées comme anodines.
Il existe pourtant aujourd’hui des formations extraordinaires pour accompagner autrement: avec respect, avec conscience et humanité. Je pense notamment à l’approche des empreintes émotionnelles de la vie prénatale et de la naissance, transmise par Lucienne Bouttier.
Une approche qui devrait être intégrée partout où l’on accompagne des femmes qui donnent la vie.
J’en ai peut-être trop dit… ou pas assez. Je prends rarement la parole de cette manière. J’ai pourtant essayé, par le passé, sur certains de mes lieux d’exercice, de présenter cette approche des empreintes émotionnelles de la vie prénatale et de la naissance. D’expliquer à quel point ce qui se joue pendant la grossesse et l’accouchement marque durablement les femmes… et les enfants.
Mais ces tentatives sont restées, pour la plupart, sans réel écho, par manque de temps, d’intérêt, de sensibilisation peut-être, ou simplement parce que l’émotionnel n’a pas encore la place qu’il mérite dans certains cadres.
Alors aujourd’hui, je le dis ici.
Parce que ces femmes existent, parce que leurs blessures sont réelles et parce qu’elles méritent mieux.