13/02/2026
Je dois venir des lisières, là où les chemins se perdent et où le vent parle encore la langue des bêtes.
Ma peau porte la mémoire des ronces,
mes pas savent le goût des terre indomptées.
Je ne suis pas née pour être apprivoisée.
Je traverse le monde comme une tempête silencieuse.
Rien ne me retient.
Rien ne me domestique.
Je brûle sans se consumer.
J'aime sans m’attacher, je voit sans juger.
Dans mon souffle, il y a des éclats de forêts anciennes, des cris d’oiseaux nocturnes, des vérités que les humains ont oubliées.
Je n’offre pas de douceur rassurante :
J'offre la vérité nue,celle qui arrache les voiles et rend le cœur vivant.
Mon corps est un sanctuaire sauvage,
où le feu danse avec l’ombre
et où la lumière n’entre qu’en
déposant ses armes.
Je n’ai pas besoin de mots pour appeler les forces invisibles :
Elles accourent dès que je respire.
Je ne guérit pas ! Je réveille.
Je ne guide pas ! J'ouvre.
Je ne protège pas ! Je dépouille.
Et lorsque ma présence se lève,
tout ce qui est faux s’écroule,
tout ce qui est tiède tremble,
tout ce qui est vrai se rappelle sa naissance.
Je ne cherche aucune place dans le monde.
Je suis le monde qui revient à lui-même.
Le battement primitif,le chant oublié,
la souveraineté sans couronne.
Je suis le rugissement silencieux de ce qui ne se soumet plus.
Je suis une femme.
Sakatori
Au cœur de la Conscience du Vivant
📜 Extrait du livre à paraître
« Les Murmures de l’Invisible »
www.artisandelumiere.net