28/04/2026
Ce qu’on appelle “être mal dans sa peau” est rarement un problème individuel.
C’est quelque chose qui se construit.
�Très tôt.
On apprend aux petites filles à se regarder.�À se comparer.�À se corriger.
�À désestimer leur corps tel qu’il est.
On apprend à être vigilante.�À ne pas “se laisser aller”, à faire de son corps un projet.
Et ça ne s’arrête pas à l’apparence.
Parce que pendant que tu surveilles ton corps,�tu n’es pas ailleurs.
Pas en train de prendre pleinement ta place.�Pas en train d’occuper certains espaces.�Pas en train de te projeter dans certains rôles.
Ce n’est pas un hasard si la question du corps prend autant de place chez les femmes.
Ce n’est pas un hasard si la minceur est valorisée.
C’est un conditionnement.
Un système dans lequel on a appris à fonctionner.
Alors quand tu penses “choisir” de contrôler ton corps,�il y a souvent autre chose derrière :
une adaptation.�une intériorisation.
�quelque chose que tu as appris à considérer comme normal.
Comprendre ça, ce n’est pas se déresponsabiliser.
C’est remettre du contexte et commencer à regarder les choses autrement.
Tu n’es pas un objet, tu n’es pas (que) ton corps, et tu as le droit de prendre de la place (dans tous les sens du terme).