07/06/2024
ChatGPT
🎉🌟 Mon rêve d'enfance refait surface 🌟🎉
C'est décidé, je pars pour une année sabbatique dans la ville de mes rêves : Paris.
J'adore les départs, les déménagements, les voyages, et commencer à zéro dans une nouvelle ville, c'est ce qui me passionne le plus.
Dès que j'ai pris cette décision, ma vie a basculé en mode aventure. Je me sens inspirée, connectée aux signes de la vie, les antennes bien ouvertes.
Je me laisse guider en toute confiance, sans savoir exactement ce qui m'attend, mais avec la certitude que j'allais trouver ma voie.
J'aimais aller me balader dans les librairies, souvent, et choisir mes lectures par feeling. Ce jour-là, je voulais trouver ma lecture pour le voyage en train vers Paris et je me suis laissé captiver par un livre qui m'a fait tourner la tête : "La practica del zen" de Tisen Deshimaru. Je n'ai pas dormi dans le train, je ne pouvais pas m'arrêter de lire, je l'ai dévoré et à la fin du livre : l'adresse du dojo zen de... Paris !!! Les larmes ont débordé de joie !!!
Je suis arrivée au zen en amour, le cœur grand ouvert, j'ai plongé dans la pratique. Tout résonnait en moi, chaque mot, les crânes rasés et les kimonos des maîtres, l'odeur des encens, les fleurs... J'étais fascinée...
Dans le zen, il n'y a rien à atteindre, c'est l'assise sans objet, laisser passer les pensées, revenir sans cesse à la respiration, à la posture. C'est l'observation sans jugement (sans commentaires) des phénomènes.
Mushotoku, « sans but et sans recherche de profit », concept clé du zen soto. . C'est le début conscient d'un questionnement fondamental pour moi : Qu'est-ce que "le vouloir" ?
Vous vous souvenez : je ne savais pas ce que je voulais être mais seulement que je voulais ÊTRE... Je croyais ne rien vouloir, parce que je n'avais pas d'ambition matérielle, cela me compliquait l'existence parce que la vie se passe bel et bien dans la matière... mais en réalité je voulais tout avoir... Une énigme...
J'avais du mal à m'incarner... Je ne comprenais rien. Plus t**d, j'ai compris que la confusion était la matière première de ma création. Mon apprentissage était d'apprivoiser le chaos, le chérir même... Avec le temps, j'ai appris à me laisser porter vers l'œil du cyclone.
Kandinsky nous dit : "Plus le mouvement est immotivé, plus son effet sera pur, profond et intérieur."
Dès qu'il y a désir de réussir, la volonté de « bien faire » ou l'attente de quelque chose, nous quittons le moment présent.
Je cherchais encore sans le savoir l'état naturel de l'être. Dans mon art, je parlais du "rythme naturel dans l'action".
Il faut parfois du temps, beaucoup de temps (j'en suis encore) pour intégrer ces concepts dans sa vie, en réalité c'est ça la vraie pratique. Dans mon cas, il a fallu aller vers le mouvement (Feldenkrais) pour comprendre comment le vouloir de ce petit personnage avec qui on se confond, ne fait que créer des obstacles, et que la VIE, elle, a besoin de personne pour se faire, elle se fait d'elle-même.
Petit mot de reconnaissance à tous ces saches-femmes qui participent dans le rêve de tant de femmes (et couples) libres. J'ai accouché mon deuxième enfant à la maison, et notre sage-femme, qui ne m'a pas fait un seul examen manuel de toute la grossesse jusqu'au moment où elle est arrivée à la maison le jour J pour m'annoncer : "Bon travail, tu es à 9, je vais préparer les affaires et ça va commencer, profite pour prendre un souffle."
Elle avait l'habitude de dire : "moins on intervient et mieux cela se passe".
En fait, ce que je voulais, c'était ME LAISSER TRAVERSER PAR LA VIE , apprendre à ne pas lui faire obstacle.