Anima - Hypnose Angoulême

Anima - Hypnose Angoulême ANIMA - Hypnose Angoulême - est votre cabinet de thérapies brèves en Charente. Hypnose Ericksonnienne

Hypnose Ericksonnienne, PNL, DNR, coaching par Pierre Denier.

Retour au calme. Respiration. La maison rangée, un silence velouté plane dans les pièces. Les meubles retrouvent leur pl...
26/12/2025

Retour au calme. Respiration. La maison rangée, un silence velouté plane dans les pièces. Les meubles retrouvent leur place, les tables sont débarrassées des nappes festives, des décorations et vaisselles clinquantes. Les verres et flûtes retrouvent leurs cartons, les assiettes sont empilées dans leur placard.

Deux jours de fête, de repas, d'échanges, de cadeaux, de discussions, de préparatifs, de retrouvailles. Puis se poser et feuilleter le livre que l'on a reçu, lire les gentils mots, ouvrir les boîtes et découvrir un peu mieux les trésors offerts. Noël est passé, une douceur s'installe, la paix. Il est temps de reprendre son souffle, apaiser l'estomac et se remplir le cœur de souvenirs, parler moins fort, murmurer comme ce soir, c'est certain, on ne pourra rien avaler. "Pour moi, ce sera un bouillon, un yaourt et rien de plus ! Mais vous, faites comme vous voulez..."

On s'appelle, on se remercie. "Merci, merci. Promis, l'année prochaine ce sera chez toi. On s'organisera autrement, on prendra plus le temps". Le soir s'installe comme le plaid sur les épaules et la tasse chaude dans la paume de la main. Le sapin clignote, les lumières douces soulagent les yeux, retour au calme, à l'accalmie comme la pluie après la sécheresse, le frais du matin après la canicule, le silence après le tumulte.

Peut-être le moment le plus intense des fêtes : aimer passionnément l'ordinaire de l'instant, du retour au normal. Je les aime ces heures de quiétude, vous savez, comme prendre un bain chaud et entendre une petite goutte tomber dans l'eau. Une onde cristalline qui apaise immédiatement, une onde sonore qui harmonise tout le corps. C'est cela le retour au calme, recréer un espace après la densité, là, dans sa maison rangée. Et comme dans un bain de silence, se laisser traverser par l'onde réparatrice, celle qui régénère, harmonise et calme instantanément.

Je vous souhaite un bon après Noël les amis ! 

Chaque matin, une valse d'hésitations et d'essais avant d'écrire un texte. Je cherche un sujet, pense à mille et unes po...
23/12/2025

Chaque matin, une valse d'hésitations et d'essais avant d'écrire un texte. Je cherche un sujet, pense à mille et unes possibilités, ouvrant au hasard un livre, lisant une phrase, en quête d'une idée, je tourne en rond... Longtemps parfois. 

Les thèmes que j'affectionne tournent autour de la simplicité dans le chaos, de la beauté dans l'ordinaire, des détails qui changent tout et emplissent le monde de poésie. J'aime regarder les gestes, les attitudes qui illuminent une scène, des petites choses du quotidien, tout ce qui contient le merveilleux, là, à portée d'yeux.

Je cherche la poésie, la douceur un peu partout. J'aime bien les paradoxes aussi, vous savez, ces petits décalages qui en disent si long.

Ce matin, j'ai pensé à écrire sur l'odeur de l'orange que l'on épluche dans la cuisine, au jeton de caddie que l'on garde précieusement dans un porte monnaie ou dans la voiture, au monde qui se promenait dans les rues de la ville à la veille des fêtes, à la tartiflette enfilée sur un comptoir en bois au marché de Noël, aux familles qui se réuniront dans les jours à venir, à ma fille qui s'expatriera en 2026, aux bonnes résolutions que l'on recopie d'année en année. Tout cela me traverse l'esprit, teinté d'une indécrottable mélancolie, je ressens le besoin de retenir, de ralentir un peu et de poser mon regard pour voir comme les choses oubliées sont précieuses. A mes yeux en tout cas.

Dans mes dessins, j'explore l'alchimie, le passage du sombre au lumineux. L'harmonie dans le chaos. La délicate fragilité du solide et du puissant. En hypnose aussi, toujours le même sujet. L'exploration d'un "autrement", d'une perspective nouvelle, le présent dans l'absence, ouvrir les yeux sur le trésor caché. Un peu comme la persistance d'un subtil parfum d'orange ou le précieux d'une misérable pièce en plastique pour le caddie... J'apprécie ces possibilités, ces ouvertures sur des mondes plus vastes qu'une simple évidence.

Ce matin, l'évidence m'échappe. Je butte pour trouver un sujet, alors je me laisse porter par ce qui m'anime. On verra bien ce qu'il en sort…

Ce matin, je serais bien resté sous la couette. Hier aussi. Vous savez cette douce sensation, chaude, enveloppante, comm...
22/12/2025

Ce matin, je serais bien resté sous la couette. Hier aussi. Vous savez cette douce sensation, chaude, enveloppante, comme un écrin anesthésiant qui endort toute envie, tout devoir et qui, plus t**d, nourrit les regrets. Ce matin, je serais bien resté chez moi plutôt que de me lever, d'enfiler ma tenue de sport et de braver l'hiver. Je me serais rendormi, l'oreille distraite par l'agitation citadine. Par la vie qui s'anime, sans moi.

Ce midi, je me serais bien commandé un plat, un truc un peu gras. Un sandwich avec beaucoup de pain et de sauce, le soda qui va bien. Pas très envie de cuisiner, pas le temps, pas grand chose de sympa dans le frigo, et puis je suis fatigué, j'ai besoin de me faire du bien. De souffler un peu. Je pourrais sortir, marcher ou m'installer dans une salle de restaurant, mais j'ai la flemme, il pleut. Il vente. Et je suis bien au chaud. Comme hier. Comme tous les jours de la semaine.

Cet après-midi, je serais bien rentré plus tôt du travail. Mais j'ai du boulot en ret**d, j'arrive trop t**d le matin, du mal à me lever. Je serais bien rentré chez moi, une petite heure de sport, préparer un repas léger, passer un peu de temps avec mes enfants, mon conjoint. Tout ça. Mais non, je reste t**d, de toute façon, je travaille mieux le soir quand tout le monde est parti.

Ce soir, je serais bien resté plus longtemps sur mon téléphone, à regarder les informations, siroter les vidéos engourdissantes, m'étonner des prouesses technologiques de l'IA. Mais deux heures, c'est déjà pas mal non ? Je serais bien resté sous le plaid, à m'enfiler des chocolats, regarder une émission où tout le monde rit, tout le monde est beau. La flemme de sortir, d'aller chez des amis.

Demain, j'irais bien faire un tour en ville, il parait que les lumières de Noël sont superbes. Mais il y aura du monde, pas de place de parking. Un cauchemar. Chaque année le même cirque. A moins que je prenne le bus, ou mon vélo. Pfff. Tout ça pour quoi, pour voir quelques guirlandes pendouiller ? Autant rester à la maison, non ?

Qu’il est facile et tentant de se laisser submerger par la paresse. Celle qui englue et nourrit les regrets. Car pendant ce temps-là, la vie continue. Sans moi.

Dans la salle du fond, il y avait ce jeune couple. Le café était bondé, comme un jour de marché. Le serveur courait dans...
19/12/2025

Dans la salle du fond, il y avait ce jeune couple. Le café était bondé, comme un jour de marché. Le serveur courait dans tous les sens, pantalon et gilet noir, chemise impeccable, il passait entre les tables, glissait sur le sol gras, un plateau lourdement chargé en équilibre. On entendait le percolateur siffler, les tasses s'entrechoquer violemment, des voix, des conversations fondues dans une douce atmosphère.

Et ce couple, là-bas. À l'abri des regards. Sauf du mien. Elle se tortillait les cheveux, les entourant sans fin autour de l'index. Le buste en avant, la tête un peu penchée. Lui, ne la quittait pas des yeux, il souriait, parlait, agitait ses bras dans de grands gestes théâtraux. J'entendais l'éclat de leurs rires, perçant la salle d'une pointe joyeuse et cristalline. On aurait dit une note de trompette. Celle de Cupidon peut-être, annonçant la naissance d'une nouvelle idylle. Il avait déjà décoché ses flèches pour les cœurs. Je ne sais pas ce qu'ils se disaient, des histoires à dormir debout, un peu de romance. Des anecdotes, légèrement magnifiées, un peu plus brillantes pour éclairer les visages. Et toujours, le serveur, tel une hirondelle dans un ciel d'été, virevoltait entre les tourtereaux.

Je pouvais observer les jambes. Et les genoux du garçon dansaient sous la table. Ils battaient la mesure, vive, rapide. Sans doute celle de son cœur. Comme pressé, l'urgence de courir à toutes enjambées dans la vie à deux. Elle, elle balançait le bout de son pied gauche, le talon décollé de la chaussure. Elle frappait l'air comme un poing à la porte du destin. 

Quels chavirements se jouaient en eux ? Quels espoirs les nourrissaient ? Quels tourbillons les emportaient ? Ils formaient un couple et l'intensité des regards les unissait, comme une onde mystérieuse, une aura les entourait d'un voile lumineux. Et tout autour, l'agitation du monde, témoin discret de la naissance du prodige de la vie : l'amour.

Connaissez-vous cette citation : "quand tu auras désappris à espérer, je t'apprendrai à vouloir" ? Elle est attribuée à ...
18/12/2025

Connaissez-vous cette citation : "quand tu auras désappris à espérer, je t'apprendrai à vouloir" ? 

Elle est attribuée à Sénèque s'adressant à Lucilius, et concentre en elle une bonne partie de la philosophie stoïcienne : passer de l'espoir à l'espérance, passer de la passivité à l'action pour se concentrer sur ce qui dépend de soi. En d'autres termes, Sénèque nous invite à ne pas remettre notre sort entre les mains du hasard, se détacher du futur hypothétique et à fuir toute forme d'accomplissement par l'obtention ou non d'un résultat espéré. C'est le chemin qui compte ! Et emprunter ce dernier s'appuie sur la volonté, celle de désirer investir son énergie sur chacun des pas, ici et maintenant.

Ce principe, simple en apparence, est autrement plus difficile à incarner au quotidien. Cette célèbre citation contient l'essence de ce que beaucoup recherchent : se libérer de la pression du résultat pour se concentrer sur la qualité des actions, avec détermination et enthousiasme pour grimper sur les sentiers pentus des montagnes traversées. Ici, se distinguent clairement les notions d'objectifs et de but. L'objectif dépend à 100% de mon action (la volonté), le but dépend d'une multitude de paramètres qui m'échappent (l'espoir).

Désapprendre à espérer, est une posture, se libérer des illusions de contrôle du futur pour réinvestir sa capacité d'agir au présent.

Évidemment, tout espoir reste permis, nécessaire même. Car selon Kant, c'est l'action qui engendre l'espoir : "savoir pour agir avant de pouvoir espérer". C'est l'acte qui entretiendrait et maintiendrait une possibilité de "mieux", de "meilleur". Possibilité vaine et inutile dans la simple attente sans volonté.

Nous sommes ici bien loin de la pensée magique : Sénèque nous rappelle que devenir adulte, c’est assumer la part qui nous revient — nos choix, nos gestes, notre volonté. Non pas parce que tout devient facile, ni parce que “quand on veut, on peut”, mais parce que vouloir, c’est consentir à répondre au monde plutôt qu’à s’y abandonner. En thérapie, on parlerait de renouer avec sa dynamique de transformation, ce mouvement intime qui remet le présent entre nos mains.

Yallah ! Une vie nous attend !

Je regardais ce reportage sur l'art du Furoshiki et me disais que les japonais ont sublimé la notion d'intention. L'art ...
17/12/2025

Je regardais ce reportage sur l'art du Furoshiki et me disais que les japonais ont sublimé la notion d'intention. L'art du pliage pour emballer un cadeau et créer une merveille de raffinement et d'esthétisme... Ou comment faire du beau, du simple et prendre le temps de souligner son intention d'honorer, de faire plaisir, quelques soient les moyens.

En ces périodes de fêtes, les magasins regorgent de produits en tout genre. Des vêtements, de la décoration, des jouets, des articles culturels, des gadgets, de la maroquinerie, de la high tech et tant d'autres. Ils seront disposés autour du sapin, et certains déballeront en un claquement de doigts, la montagne de cadeaux qu'ils auront obtenu. Un acte parfois sauvage, violent, ecstatique même : déchirer avidement les papiers colorés, et assis au milieu d'une orgie de lambeaux, la bave aux lèvres et les yeux injectés de sang, regarder impassiblement la boîte et passer au cadeau suivant... Horreur.

D'autres, prendront leur temps, s'évertuant à décoller si méticuleusement le scotch de l'emballage qu'ils finiront par lasser l'assemblée et seront pressés de se dépêcher un peu pour passer à la suite : "tout le monde t'attend !". C'est une destinée de solitaire, continuer à ouvrir ses cadeaux tout seul, quand tout le monde a quitté la pièce depuis bien longtemps !

Parfois les cadeaux décevront, pas exactement ce que j'imaginais ou ce que je souhaitais, mais qu'importe, c'est l'intention qui compte ! Justement, cette intention, les japonais ont su l'incarner par le soin qu'ils accordent à l'emballage de l'offrande. Une technique ancestrale de pliage et de géométrie savamment codifiée et scrupuleusement respectée. "Par la sophistication de l'écrin, je te montre à quel point mon intention est pure, vois comme tu m'es précieux..." : L'écrin, ici, incarne l'intention. Et un cadeau sans intention, n'est qu'un objet dont on se débarrasse.

Au fond, ce n’est pas le contenu qui compte, jamais. C’est la manière de dire “tu comptes pour moi”. Et si je ne maîtrise pas l’art du Furoshiki, je peux au moins choisir de maîtriser celui-là : offrir avec cœur plutôt qu’avec frénésie. Le reste n'est que papier froissé.


On se construit sur une histoire de vie, des expériences qui s'accumulent au fil du temps, comme des perles sur un fil, ...
12/12/2025

On se construit sur une histoire de vie, des expériences qui s'accumulent au fil du temps, comme des perles sur un fil, rouge parfois, fragile aussi. On se raconte au travers d'anecdotes, de souvenirs, de pensées, claires ou confuses. On se définit, on se résume comme on peut. Et puis, dans l'amas d'apprentissages, d'enseignements profonds et oubliés, surgissent des éclats de lumière : les bonheurs de nos vies. Ces fulgurances, éclairs intenses, de révélation ou d'éblouissement. Je ne parle pas de ces petits plaisirs du quotidien, de ce qui nous met en joie, facilement, ce qui apaise et réconforte. Ici, j'évoque l'insondable, la puissance du bonheur sans limite, non pas dans sa durée mais dans sa profondeur. La découverte vertigineuse de ce que peut être l'illumination, le feu intérieur, dévorant de puissance et transformant à jamais notre représentation du monde. 

Des moments suspendus dans l'éternité, des marqueurs, aussi intenses que courts, qui nous rapprochent en cet instant précis du grand mystère. Cela tourne souvent autour de l'amour, il faut bien le reconnaître. Ou la découverte de l'amour. Ou bien une réalisation, un accomplissement dans lequel l'existence s'est entièrement fondue, comme une conclusion, un point d'orgue. Quelque chose d'infini, qui nous cueille, que l'on ne pouvait imaginer avant. Quelque chose d'impalpable que l'on touche de son âme et qui résonne, longtemps après, comme une détonation puissante dont l'écho nous accompagne toute la vie. La certitude d'une étape importante, l'une de celles qui indiquent le sens, un enchantement qui poursuit son œuvre, même dans les sombres heures. Alors on s'en souvient comme un trait lumineux dans l'existence, un phare que l'on continue d'observer dans la nuit obscure. Longtemps, très longtemps.

De quels bonheurs sommes-nous aussi construits ? Comment parlent-ils de nous, de ce que nous sommes devenus, de ce que nous ressentons être, ce qui vibre là, tout à l'intérieur ? Que nous murmurent-ils encore au creux de l'oreille, des années plus t**d ? Peut-être serait-il temps de les réhabiliter, au moins à égalité avec nos chagrins. Vous ne trouvez pas ?

L'attention et l'intention. Deux mots si proches qui ne peuvent aller l'un sans l'autre. Une danse cosmique qui élève et...
11/12/2025

L'attention et l'intention. Deux mots si proches qui ne peuvent aller l'un sans l'autre. Une danse cosmique qui élève et crée le tourbillon enchanteur de nos jours. Un peu comme les deux couleurs enlacées d'un morceau de guimauve. L'attention portera l'information, l'intention fournira quant à elle l'énergie d'aller chercher l'information. Henri Matisse affirmait qu'"il y a des fleurs partout pour qui veut bien les voir". Tellement d'informations tout autour que je ne peux toutes les accueillir. Aussi, mes sens filtreront ce qui m'importe, et ce sur quoi je décide de poser mon regard.

Lorsque Nathalie était enceinte, nous croisions dans la rue, une multitude de femmes au ventre arrondi, elles étaient si nombreuses, c'est dingue, on avait l'impression qu'elles s'étaient concertées pour être toutes dans le même jour à la même heure. Où sont-elles passées aujourd'hui ? Nous ne les voyons plus !

Ce sur quoi je porte mon attention s'amplifie, ce que j'oublie disparaît... C'est cela l'attention, la capacité à déceler dans la complexité ambiante ce sur quoi je décide de me focaliser. Et là intervient sa flamme jumelle, l'intention, qui œuvrera davantage sur la décision d'aller chercher telle ou telle information. Par exemple, en reprenant la célèbre citation de Matisse, sur ma décision de chercher des fleurs autour de moi, ou à m'intéresser de façon totale aux fleurs de mon jardin, sur ma capacité à m'ouvrir à toutes les informations possibles sur les fleurs que la vision filtrera. Je ne sais pas ce que donne l'attention sans intention, en revanche, l'alliance de ces deux sœurs crée la magie (ou le cauchemar) du monde tel que nous le vivons. La réalité de ce qui m'entoure dépend farouchement de ce sur quoi je décide de porter mon attention... Et quoi qu'il arrive, j'aurai raison, le monde sera tel que je le perçois. Ma réalité sera indiscutable et mon regard me confortera systématiquement dans mon intention. En voilà un pouvoir !
Evidemment, la réalité devient relative, la vérité encore plus. Peut-être que tout commence là : choisir ce que nous voulons voir, pour laisser le monde nous répondre autrement. Cela pourrait faire du bien je crois.

Un goût de "reviens-y", délicate sensation qui appelle à l'irrésistible gourmandise. Personnellement, j'adore ce goût un...
09/12/2025

Un goût de "reviens-y", délicate sensation qui appelle à l'irrésistible gourmandise. Personnellement, j'adore ce goût unique et constate qu'il me surprend de tant de façons différentes. Sucré, salé, piquant, acide... il habille certains de mes plats préférés. Un dessert, un pain frais, un fruit juteux en été. Il appelle au retour, celui qui suit la surprise, comme une confirmation du plaisir ressenti. Difficile de croire du premier coup à la magie d'une saveur révélée, frustration d'avoir englouti rapidement un parfum remarquable. Le goinfre se mue en esthète, prenant son temps, débusquant avec finesse les secrets révélés. Oui, le goût de "reviens-y" relève de la transformation, de l'explosion brutale à la naissance d'un éther subtile. Cacherait-il en lui les mystères de la pierre philosophale, celle qui joue sur la matière pour explorer la quintessence de ce qui est ?

Un goût de "reviens-y" opère un changement de mentalité, d'attitude. L'éblouissement l'avait emporté, place à la maîtrise, à la conscience. Les sens en éveil, on se pose. On se repose de la frénésie, pour découvrir le moins dans le plus. Sans surprise on accueille le plaisir pour qu'il dure, pour le retenir. Oui, dans ce "reviens-y" la retenue prend ses aises, une politesse de l'esprit, un luxe à part entière, aussi précieux que l'or. Transcendant l'expérience, il s'applique aussi bien à la matière qu'au souffle. Celui d'un acte ou d'un sentiment, comme l'amour par exemple, haletant, peau contre peau, parfois déchirant, douloureux et toujours désiré. L'ombre ténébreuse ne dissout jamais le goût de "reviens-y". Il contient probablement une force puissante, transformatrice de toute évidence, l'alliance du subtile et de la patience. Alchimie magique qu'il nous est donné d'expérimenter, le goût de "reviens-y" fait de nous des apprentis du grand mystère, pourvu que l'expérience soit maîtrisée. Une envie d'entrer dans la matière pour en libérer les secrets et créer de l'espace là où régnait le plein.

Je crois que ce goût s'applique à tout ce qui est, et goûter le "reviens-y" pourrait cacher une expérience bien plus profonde qu'il n'y paraît ! Tout n'est qu'apparence, souvenez-vous !

Le soir, lorsque la nuit tombe, les fenêtres éclairées des maisons laissent apercevoir les lumières des sapins. Elles cl...
08/12/2025

Le soir, lorsque la nuit tombe, les fenêtres éclairées des maisons laissent apercevoir les lumières des sapins. Elles clignotent plus ou moins vigoureusement, rageusement parfois. Des couleurs vives, brillantes. Rarement discrètes, il faut bien l'admettre. Sur les portes, des couronnes de branches, des feuilles de houx entrelacées et finement agencées pour annoncer qu'ici, Noël est le bienvenu. En levant la tête, des personnages habillés tout en rouge s'accrochent aux balcons. On devine à leurs bottes noires, à leur ceinture blanche qu'ils accomplissent une mission bien précise. Je ne connais que leur dos, je n'ai jamais vu leur visage malheureusement. 

Dans les villes et villages, de grandes guirlandes traversent les rues. Elles flottent au gré du vent, timides ou fières, étincelantes de mille feux ou plus sobres. D'immenses flocons de neige en plastique brillant, de grosses boules de conifères, un triste "Joyeuses Fêtes" couronné d'étoiles et de paillettes fanées. Le "J" pendouille, faudra penser à le réparer. La ville s'illumine quand les vitrines des magasins fermés éclairent la chaussée. Quand il pleut, on se croirait à Las Vegas et sa débauche de néons tombant en cascade sur le pavé. Des passants marchent à toute allure dans les rues piétonnes, engoncés dans leurs pensées, ils hâtent le pas et  préfèrent regarder le sol. Quel dommage, le spectacle tout là-haut venait de commencer. 

Des hauts-parleurs crachent la voix d'un animateur, on dirait une radio FM, un type qui parle tout seul, personne ne l'écoute, personne ne le comprend. Dans toutes les villes, la même bande son. On dit qu'à force d'écouter "all I want for Christmas is You", l'ADN s'est transformé et que Mariah Carey danse en nous avec son sourire ravi. Sur les places, les chalets des marchés de Noël poussent comme des champignons. Les employés municipaux, dans leur parka orange fluo, se démènent sous les hallebardes de pluie, concentrés et trempés, ils préparent nos festivités, les Fenwick s'excitent à coups de bip bip. 

La fin d'année est une affaire sérieuse qu'il s'agit de bien préparer et maintenant, que décembre clignote de partout !

Parfois, j'ai envie d'écouter la musique très fort. Qu'elle devienne épaisse, poisseuse même, et que je puisse me rouler...
05/12/2025

Parfois, j'ai envie d'écouter la musique très fort. Qu'elle devienne épaisse, poisseuse même, et que je puisse me rouler dedans. J'attends d'être seul, en voiture, au cabinet ou à la maison et je déchaîne les watts, libérant les sons, prenant bien soin de fermer les fenêtres pour ne pas en perdre une miette. Alors les basses m'attrapent,  tout tremble et je me vautre dans le son lourd comme on s'allongerait sur un vieux sofa. Une sensation qui prend au bas des reins, et qui emporte immédiatement les épaules dans un roulement nonchalant. Les percussions cognent l'arrière de la tête, de petits coups qui l'inclinent en rythme, on appelle ça le swing. Et fatalement, le bout du pied, ou le talon, c'est selon, se soulève par à-coups, c'est irrépressible, inutile de le retenir, c'est l'effet voulu, évidemment. 

Dans la voiture, ça chante, à tue-tête, ça décharge les tensions, les doigts s'agitent follement sur le volant et les yeux se perdent quelque part au loin jusqu'à l'instant où ils croisent le voisin incrédule. Qu'importe, la musique est plus forte que tout... Et puis ça redémarre, le feu est vert, pas le temps de rougir. 

Au cabinet, entre deux séances, parfois, selon les poids levés, musique à tue-tête, petits pas chaloupés, boîte de trombones ou de tic-tac à la main, un joli bruit qui bat la mesure, c'est ma façon de libérer la pesanteur des fracas de la vie, ceux que l'on me confie et ceux que je devine. Le psychiatre à l'étage au-dessus tape du talon, trois fois. Je baisse un peu, pas trop, et tout de suite après, "je remonte le son". Gnarf gnarf. Plus fort. Encore plus fort. Et je ne l'entends plus, rien d'autre que les notes. Juste besoin de quelques minutes, le temps d'une chanson comme la géniale reprise de Girls & Boys par Marcus Miller par exemple, des trucs bien funky, qui collent à la peau. 

Et puis quand j'ai fait le plein de sons, de sensations, quand j'ai libéré de bonnes doses d'ocytocine, alors je reprends mes activités, gonflé à bloc, moral d'acier, gorge délicate, sensible et souffle court. Je pourrais taper dans un sac, mais je préfère le vider en chantant... Chacun son truc, non ?

Lorsque je découvre mon nouvel agenda, celui qui me suivra toute l'année à venir, lorsque je feuillette ses pages égrena...
04/12/2025

Lorsque je découvre mon nouvel agenda, celui qui me suivra toute l'année à venir, lorsque je feuillette ses pages égrenant des jours qui ne sont pas encore, lorsque je le remplis de promesses, d'instants et de rendez-vous, alors s'ouvre en moi la jubilation de voguer sur la crête du temps. Un entre-deux subtile, en mouvement, m'approchant concrètement de l'avenir, quittant le passé en restant accroché au présent. J'ai toujours aimé les agendas, embrasser d'un regard des mois entiers, tourner les journées comme l'on écrit de nouveaux chapitres, un enchaînement d'heures et d'évènements qui rythmeront mes humeurs, mes espoirs, mon quotidien. L'agenda tout neuf contient la somme de toutes les résolutions pas encore formulées, des vœux reportés, des folies rêvées, de confessions intimes et de projection pour plus t**d. Ses pages vierges, contenant un Saint, une date, ses chapelets d'heures n'attendent que l'action, la décision, le passage à l'acte, concret, souvent repoussé.

J'aime poser des intentions, définir des journées de mises en action, de lenteur, des rendez-vous avec l'artiste, comme ça, un peu au hasard, là où mon doigt ouvre le cahier. Aux dates que je sais importantes, je m'écris quelques notes, des choses à penser, des encouragements. Elles restent encore éloignées, évasives, mais qu'importe elles sauront trouver leur place. On peut écrire dans un agenda comme l'on marque d'une croix blanche ou rouge certaines pages du calendrier. Celles qui, sûrement, créeront un changement, un avant, un après. Parce qu'un changement est fermement attendu, il est gravé, quelque part dans la naissance d'une intention. Quelques anniversaires, des gens à fêter, des souvenirs à honorer. L'agenda se charge de mémoires, celles qui resteront quels que soient les aléas.

Témoins de nos engagements, désirs et projections, il marque l'évolution, la transition et l'abandon, parfois, d'enjeux devenus obsolètes encombrants ou nécessaires. La vie dans ce qu'elle contient de mouvant, d'incertain et de changeant. Agenda, du latin "agere", faire, recueil de mises en mouvements, partitions des gestes et chorégraphies de nos quotidiens. Les notes sont posées, à nous de les jouer !

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24 Bis, Rempart De L'Est
Angoulême
16000

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Lundi 07:00 - 22:00
Mardi 07:00 - 22:00
Mercredi 07:00 - 22:00
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