09/03/2026
Bien Naître Stories ✨
« Début des contractions dans la nuit de lundi : ça a été tout de suite assez intense et régulier, donc je n’avais pas de doute. C’était pour autant supportable ! Je bougeais, j’ai passé du temps sur mon tapis de yoga… en portant beaucoup d’attention à ma respiration.
Vers 15h, nous sommes allés à la maternité. J’étais à 3,5 cm. J’ai pris un bain… tout allait bien ! Mais le bain et l’arrivée à l’hôpital ont probablement stressé mon cerveau, car le travail s’est ralenti. J'avais des contractions de plus en plus fortes, mais le col travaillait peu. J’ai commencé à prendre du MEOPA et cela m’a vraiment aidée à continuer sans péridurale.
Vers 2h, le col avait bougé, mais toujours assez peu. J’ai eu une perfusion d’un antalgique dont j’ai oublié le nom, pour que mon conjoint et moi puissions nous reposer.
Vers 4h, je suis retournée seule en salle de naissance. J’ai essayé de me refaire une séance d’autohypnose et j’ai vécu une heure incroyable. J’avais mes écouteurs avec des musiques réconfortantes, le MEOPA, l’obscurité… Je suis partie visiter mentalement des lieux de mon enfance ; j’étais vraiment dans un état second, c’était incroyable.
Valentin m’a rejointe vers 5h. Je commençais à vomir (les contractions peuvent provoquer ça). Elles étaient intenses, mais j’avais du répit entre chacune. Vers 6h, j’en étais à 5 cm. La sage-femme m’a proposé de percer la poche des eaux. J’ai hésité à demander la péridurale à ce moment-là, car la douleur était intense et j’avais peur de ne pas tenir sur la durée, mais la sage-femme m’a reboostée 🙏.
La poche des eaux a été percée vers 7h et, à partir de là, c’est comme si le temps s’était écoulé en cinq minutes. Un tourbillon de contractions intenses avec peu de répit. Je me suis installée à quatre pattes, je faisais des va-et-vient d’avant en arrière, le visage dans le masque de MEOPA. Je ne pouvais plus parler et je n’entendais presque plus rien autour de moi, mais je me sentais bien, sans aucune inquiétude.
J’ai fini par sentir que c’était le moment de pousser. J’ai eu un peu de mal à le faire « correctement » au début, car je ne bloquais pas ma respiration, donc bébé entrait et sortait. J’ai fini par comprendre en touchant sa petite tête et en écoutant ce que me disait la sage-femme. Je pense qu'il était là à la contraction suivante.
Il est rapidement parti à côté, car elles ont pensé qu’il fallait l’aspirer, mais finalement, il allait bien. Je n’étais toujours pas inquiète du tout, alors que je suis plutôt d’un tempérament anxieux. C’était le grand bonheur et, clairement, je n’ai jamais été aussi « shootée » de ma vie. J’étais sur un nuage, je n’avais aucune douleur et j’ai profité pleinement de ce petit bébé sur moi.
Merci à Clarisse et Maïdé qui resteront dans nos souvenirs 🥹. »