21/01/2026
J’arrive à 50 ans et je constate que le silence autour de moi est devenu plus intelligent que beaucoup de conversations. Pour moi, ce silence n’est pas un manque, mais un signal.
J’ai longtemps cru que la réussite se mesurait au nombre de messages reçus, d’invitations acceptées et de contacts accumulés. Quand mon cercle c’est resserré, le doute c’est installé, je me demandais ce que j’avais fait de travers.
Ce que j’ai vécu comme un “manque d’amis” correspondait en réalité à une transformation intérieure. Je ne perdais pas des amis, je perdais surtout l’envie de participer à des échanges que je sentais creux, à des relations automatiques, à des conversations sans présence réelle de ma part.
Ce n’est ni de l’arrogance ni un rejet des autres, c’est pour moi une question de cohérence. J’ai appris à distinguer être seul et se sentir seul. Être seul peut relever d’un choix conscient ; se sentir seul, c’est attendre que l’extérieur vienne combler ce qui relève de ma propre responsabilité.
Alors j’ai commencé à cessé de demander aux autres de réparer mes vides. La solitude agit pour moi comme un filtre naturel : elle ne punit pas, elle trie. Elle laisse partir ce qui appartenait à une ancienne version de moi pour faire place à des liens plus rares, mais plus justes, plus profonds.
Aujourd’hui, je sais que ma paix intérieure ne dépend pas du regard des autres, mais de ma capacité à rester stable quand le bruit disparaît. La qualité de mes relations reflète toujours la qualité du lien que j’entretiens avec moi-même.