29/03/2026
Ce Dimanche des Rameaux rappelle l’entrée de Jésus à Jérusalem. La foule acclame Jésus-Christ comme un roi et un sauveur. Elle agite des rameaux et crie « Hosanna ». Et pourtant….quelques jours plus t**d, elle demandera sa mise à mort.
Ce moment révèle les contradictions du cœur humain puisqu’à l’enthousiasme va rapidement succéder la peur, le rejet, la trahison, la cruauté la plus abjecte et la haine.
La trahison de Judas pour de l’argent, le reniement de Pierre par peur, le choix de la foule qui finira par sacrifier Jésus et le jugement de Ponce Pilate qui s’en lave les mains montreront combien la fragilité humaine peut conduire à l’injustice lorsque la peur et la haine prennent le pouvoir.
Pourtant, au milieu de cette violence, un détail souvent négligé apparaît : la présence fidèle des femmes. Alors que la plupart des apôtres ont fui, Marie, mère de Jésus, Marie de Magdala, compagne fidèle de ce dernier, et d’autres femmes restent proches, jusqu’au pied de la croix.
Dans une société où leur voix comptait peu, elles deviennent les témoins les plus constants de la souffrance et de l’espérance, et seront fidèles jusqu’au bout.
Et après la mort de Jésus, ce seront encore des femmes qui se rendent au tombeau et qui deviendront les premières témoins de la résurrection.
Pour de nombreux historiens, ce détail est très significatif, car si ces récits avaient été inventés, les auteurs auraient probablement mis en avant des hommes.
Le fait que les femmes soient présentées comme les premières fidèles et témoins suggère que les auteurs ont simplement transmis ce qu’ils considéraient comme la réalité des événements.
Ainsi, dans le récit de la Passion qui commence symboliquement avec l’entrée à Jérusalem célébrée en ce Dimanche des Rameaux, apparaît une image contrastée de l’humanité.
D’un côté la peur, la violence et l’instabilité des foules, des apôtres, des dirigeants politiques. De l’autre la fidélité silencieuse de celles qui restent présentes dans la souffrance, rappelant que LA COMPASSION et LE COURAGE LE PLUS ABSOLU peuvent se manifester précisément là où la société attend le moins de force.
Et nous, à qui ressemblons nous? À ceux qui trahissent leur conscience? À ceux qui renient pour sauver leur peau? À ceux qui méprisent et sont cruels inutilement? À ceux qui acclament puis méprisent? À ceux qui changent de face constamment? À ceux qui conspirent?
Sommes-nous de ceux qui acclament seulement quand tout va bien, ou de ceux qui restent fidèles même dans les moments difficiles et qui suivent jusqu’à la mort?
Sommes-nous de ceux qui aident les autres à porter leur croix, ou avons-nous plutôt tendance à mépriser, à décourager ou à fuir?
Sommes-nous conscients que ceux (et celles…) qui sont décrits comme les plus faibles d’entre nous peuvent, en vérité, se révéler être les plus forts et les plus fidèles dans les épreuves?
Voilà les questionnements auxquels nous amènent ce dimanche des Rameaux.
Que ces femmes extraordinaires guident nos pas.
Bon dimanche à vous tous 🌿,
Diana Becker